Apiculture
Elevagede reines et de colonies d'abeilles
Derniére mise à jour le : 09/12/2003
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de reines et de colonies d'abeilles
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d d d d d d d d d d d f d d d d d d d d d d d d d d d D En 2003, les reines sont
marquées d'un point de couleur rouge.
D d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d f d En septembre, les apiculteurs
contrôlent la ponte de leur reine
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Peu d'apiculteurs en Isère font de la récolte de miel un métier. Basés à Nantoin, Marie-France et Marc Roux sont engagés dans cette voie depuis plus de vingt ans. Ils expliquent les effets de la canicule sur les abeilles et la baisse générale de la production depuis quelques années. Apiculteurs professionnels, Marie-France et Marc Roux produisent toute une gamme de miels de cru et de montagne. Chaque année, ils guettent les floraisons des merisiers, colzas, acacias, lavandes et autres pour déplacer leurs ruches. " Il faut être au bon moment au bon endroit ", explique le couple qui déplace les ruches dans un rayon de 200 km autour de Nantoin. Avec la canicule, les apiculteurs ont dû être très réactifs cette année. Il a fallu faire vite pour le miel de lavande puisque les producteurs ont coupé très tôt pour sauver leur récolte. Les acacias ayant gelés, ils sont descendus poser leurs ruches en Ardèche... " Les miellées ont été très courtes cette saison, explique Marie-France Roux. La période de floraison du châtaignier n'a pas dépassé huit jours... Seul le miel de montagne a bénéficié de conditions favorables où nous avons obtenus les meilleurs rendements cette année. " Equipé de la tête aux pieds, Marc Roux brûle quelques pailles de lavandes dans son enfumoir pour approcher les ruches qu'il prépare pour l'hiver. " Nous venons de terminer le renouvellement des reines, nous les changeons tous les deux ans ", explique-t-il. Sur les cadres, un point rouge distingue les reines des ouvrières. Chaque année, le couple élève environs 300 reines pour le renouvellement, des italiennes croisées avec des mâles caucasiens. " Aujourd'hui, nous sommes obligés d'être pointus dans le domaine de l'élevage, indique Marc Roux. Nous sélectionnons les reines d'après la qualité de leur pontes, leurs capacités de réactions, leurs productivité, leur douceur... " Le résultat de ce travail sera évalué à la visite de printemps pour la saison suivante. Avec 500 ruches, le couple a obtenu 15 tonnes de miel cette année. " Ces chiffres reflètent une année moyenne, nous aurions dû faire plus. Mais ce sera peut-être des rendements auxquels il faudra s'habituer ".
Depuis quelques années, les apiculteurs sont confrontés à un affaiblissement de leur cheptel et une diminution de leur production. " C'est une production aléatoire, explique Marie-France Roux. Elle dépend du temps, de l'endroit où nous entreposons les ruches et des problèmes avec les produits phytosanitaires qui peuvent faire basculer une saison ". Connaissant les liste des produits utilisés sur le bout des doigts, ils cherchent à protéger leurs colonies en évitant les zones de traitement. " Il ne s'agit pas de voler dans les plumes des agriculteurs, insiste Marie-France Roux, mais de ceux qui donnent les autorisations d'utilisation de ces produits. La toxicité d'un certain nombre de produits phytosanitaires est mal évaluée. Le gaucho par exemple a été présenté avec 90 jours de rémanence, or on retrouve des résidus dans les sols des années après... Certains produits sont immédiatement fatals aux abeilles, d'autres agissent sur le système nerveux créant des comportements aberrants. Ces troubles du comportement sont aussi importants pour nous qu'une perte immédiate ", explique-t-elle. Depuis les années 80, ils ont appris à connaître les produits tout en se mobilisant pour demander la révision des procédures d'homologation. Les apiculteurs font aussi des recherches pour limiter les effets du varroa. Aujourd'hui, ils utilisent un mélange d'huiles essentielles de thym pour lutter contre ce parasite.
Plus difficile à obtenir, le miel se vend aussi plus cher. " La vente ne pose plus de problème, les prix montent à cause de la pénurie de miel en France ", explique le couple qui conditionne 10 tonnes de miel par an, vendant le reste en vrac. Avec plus de vingt ans d'expérience derrière eux, ils encouragent les jeunes à s'engager dans la profession, évoquant tout de même une moyenne de 10 ans pour être " assis ". " Le métier est de plus en plus exigent et technique concernant le développement et le suivi du cheptel ", insistent-ils. Des efforts indispensables pour récolter le miel à la belle saison. Catherine Pellotier |
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