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Conseil d'élevage

Les risques sanitaires mobilisent !

Derniére mise à jour le : 05/02/2005

Maîtrise des risques sanitaires en élevage : les éleveurs et les vétérinaires se mobilisent
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La Fédération Nationale des Groupements de Défense Sanitaire, le Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral et la Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires se sont accordés pour mettre en oeuvre une politique de maîtrise volontaire des risques sanitaires en élevage. Elle sera proposée dés cette année aux éleveurs et aux vétérinaires praticiens dans l'ensemble des départements français.

Les différentes crises sanitaires que l'Europe et la France ont connu et maîtrisé ces dernières années, l'évo-lution très favorable de la situation épidémiologique du cheptel bovin au regard des maladies réputées contagieuses, mais aussi les demandes et les attentes des consommateurs et des opérateurs commerciaux, suscitent de nouveaux enjeux pour l'action sanitaire et principalement, celui de la maîtrise des risques sani-taires par la gestion raisonnée du médicament vétérinaire et la prévention des pathologies en élevage.

Alors que la lutte contre les principales maladies réglementées est placée sous l'autorité de l'Etat et présente un caractère d'obligation, la prévention des risques sanitaires ressort prioritairement de l'action conduite dans chaque élevage de bovins par l'éleveur appuyé et conseillé par son vétérinaire.

C'est dans ce cadre, en adéquation avec les propositions du Congrès de la F.N.G.D.S. en 2004, que les or-ganisations sanitaires et vétérinaires françaises ont décidé d'élaborer les outils d'une politique répondant à trois objectifs :

- Renforcer la sécurité sanitaire des animaux et des produits d'origine animale,

- Améliorer le revenu des éleveurs en diminuant l'impact et le coûts des maladies, par la mise en place de mesures sanitaires et médicales adaptées à chaque élevage, et en optimisant la rentabilité du re-cours aux médicaments curatifs et préventifs,

- Elargir le cadre d'intervention du vétérinaire dans l'élevage, outre son rôle de pathologiste, vers un rôle de conseiller privilégié de l'éleveur.

Les deux volets de cette politique, dont les G.D.S (Groupements de Défense Sanitaire). et les G.T.V (Groupements Techniques Vétérinaires) . assureront la promotion auprès des éleveurs et des vétérinaires, sont :

- D'une part, un programme de formation des éleveurs intitulé « l'éleveur, infirmier de son éle-vage », et comportant actuellement deux modules :
- L'examen d'un bovin malade,
- La bonne utilisation du médicament vétérinaire ;

- D'autre part, un bilan sanitaire volontaire destiné :
- A appuyer et valoriser le carnet sanitaire de l'élevage,
- A concourir à l'utilisation raisonnée des médicaments,
- A définir et à suivre les mesures de prévention contre les pathologies identifiées comme prioritaires dans l'élevage.

L'ensemble de ces outils (formation et bilan) ont fait l'objet d'un consensus national entre les différents partenaires et il appartient désormais aux G.D.S. d'organiser localement la mise en oeuvre de ce dispositif en lien avec les G.T.V.

A cet effet, une convention sera signée localement qui :

- rappellera les objectifs et les modalités de cette politique,

- complètera éventuellement le bilan sanitaire par des modules retenus en fonction de priorités collectives locales

- fixera les modalités de rémunération des vétérinaires qui ont fait l'objet d'un accord national sur les bases suivantes :
- 3 Actes Médicaux Ordinaux (A.M.O.) par demi-heure pour la réalisation du bilan sanitaire volontaire
- 6 A.M.O. par heure de formation.

La démarche retenue par les organisations sanitaires et vétérinaires françaises est celle du volontariat, comme il en a toujours été en matière d'actions sanitaires collectives. La modification de l'article L.224-1 du code rural par le Parlement ouvre la porte à une possible généralisation du bilan sanitaire volontaire, dés lors que plus de 60% des éleveurs d'un département l'auront mis en oeuvre et que les partenaires locaux se seront accordés sur cette généralisation. L'année 2005 sera largement consacrée à la sensibilisation et à la mobilisation des éleveurs et des vétérinaires, mais la réalisation des premières formations et des premiers bilans sanitaires volontaires est déjà engagée dans plusieurs départements.

La F.N.G.D.S., le S.N.V.E.L. et la S.N.G.T.V. sont particulièrement satisfaits d'avoir, par cet accord, engagé une nouvelle étape dans l'amélioration de la sécurité sanitaire du cheptel français. Ils considèrent que ce dispositif sera conforté par la mise en oeuvre des dispositions prévues dans le projet de décret relatif à la prescription et la délivrance du médicament vétérinaire.
Source : FNGDS

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