Conseil d'élevage
Préparer la mise à l'herbe: tableau !!
Derniére mise à jour le : 03/10/2006
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| Préparer
la mise à l'herbe...
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| Voir
également :
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| Le
pâturage est une source importante de réduction des coûts de l'alimentation
dans un élevage. Mais, mal préparée, la mise à l'herbe peut également être
à l'origine d'accidents ! Elle nécessite donc le respect de certaines règles
et beaucoup de vigilance...
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| Faire
une transition alimentaire sur 3 à 5 semaines
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| La
transition entre la ration hivernale et la ration estivale doit être progressive.
Il faut que la flore du rumen (panse) de vos animaux puisse s'adapter au
nouveau régime alimentaire. En ration hivernale à dominante de maïs ensilage,
les micro-organismes qui sont présents dans le rumen sont à dominante "amylolytique"
(ration hivernale à base d'amidon). Inversement, avec les rations estivales,
c'est de micro-organismes à dominante cellulolytique dont les ruminants
ont besoin. Le pâturage apporte une ration riche en cellulose, sucres et
azote. Une période d'adaptation à chaque changement de régime alimentaire
est donc à prévoir afin que la nouvelle flore digestive s'installe dans
le rumen.
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. Quelles sont les grandes règles à respecter pour assurer une bonne transition alimentaire ? . . . . . . | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Tétanie
d'herbage : attention danger !
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| L'herbe
jeune et humide est riche en eau, en azote soluble et en potassium. Par
contre, elle est généralement pauvre en cellulose, en sodium et... en magnésium.
Les bovins mis au paturage sur une pature riche en jeunes graminés au printemps
ou à l'automne peuvent donc avoir du mal à absorber les quantités de magnésium
nécessaires à leur organisme. Cette absorption est d'autant plus difficile
que les premiers jours de paturage peuvent être une source de stress favorisant
l'accélération du transit alimentaire. Ce stress peut être accru par des
conditions climatiques défavorables (vent, pluie, froid etc.).
. Dès lors, le risque est que les animaux manifestent des signes de tétanie d'herbage : agitation, tremblements musculaires, hypersensibilité aux stimulus extérieurs, démarche hésitante ou encore convulsions. La tétanie d'herbage peut être mortelle si elle n'est pas traitée à temps. .
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| Prévenir
l'entérotoxémie:
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| L'entérotoxémie
est une maladie due à des germes anaérobies : les clostridies et leurs
toxines. Elle se manifeste par une mort subite des animaux atteints après
une très courte période de fièvre, de diarrhée, de ballonement et de symptômes
nerveux. La maladie tue généralement en moins de 24 heures et le traitement
est souvent trop tardif pour pouvoir sauver les animaux. L'entérotoxémie
a été responsable au printemps 2005 en Isère de la mort d'environ 180 broutards
!
. La maladie se développe à la faveur d'une modification de l'équilibre digestif du bovin. Une mauvaise transition alimentaire au moment de la mise à l'herbe est le risque le plus important de survenue de la maladie. Les jeunes bovins sont particulièrement exposés à l'enterotoxémie. . Lorsque les mesures préventives adaptées (transition alimentaire douce, apport de foin) ne peuvent pas être respectées, la vaccination contre l'entérotoxémie s'impose. Elle est peu couteuse (de l'ordre de 0,8 à 1,5 ? pour une injection) et facile à mettre en oeuvre. Les vaccins existent dans des présentations adaptées à toutes les tailles de troupeaux (flacons de 1, 8, 20, 25 et même 125 doses !). La primo-vaccination (première vaccination dans la vie d'un animal) se fait en deux injections espacées de 4 à 6 semaines d'intervalle. Elle est réalisée dès l'âge de 2 mois pour un veau issu de mère vaccinée. Si la mère n'a pas été vaccinée, il est possible de vacciner le veau dès l'âge de 15 jours. Les rappels annuels se font en une seule injection. . ![]() . . | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Gérer
le parasitisme...
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| La
gestion du parasitisme reste un problème récurrent à chaque mise à l'herbe.
Les animaux infestés même de façon "subclinique" ont une croissance
ralentie. Les strongles altèrent le fonctionnement de la caillette, la
douve détruit le foie, les paramphistomes provoquent des hémorragies dans
le rumen. Les retards de croissance qui en découlent ont des conséquences
par la suite : broutards qui ont un développement trop lent ou génisses
avec un gabari insuffisant à la mise à la reproduction.
L'objectif de la prévention du parasitisme sera de développer au cours des deux premières années de pâturage une immunité forte tout en préservant la croissance des animaux et une valorisation maximale de l'herbe. Pour les animaux plus âgés, cette immunité doit permettre de simplifier au maximum la prévention du parasitisme en limitant les traitements à des interventions ponctuelles et très ciblées contre la douve et/ou le paramphistome. Malheureusement, ces dernières années, on a vu réapparaitre des cas cliniques d'ostértagiose mortelle dans des élevages ayant abandonné toute forme de prévention ! Un laisser-aller qui coûte finalement très cher. Il faut avoir pour objectif d'éviter les problèmes cliniques liés à l'infestation parasitaire et d'optimiser la croissance des animaux. Cependant il faut également favoriser le développement d'une immunité en permettant le contact avec les parasites. Ce sont les animaux qui pâturent pour la première ou la deuxième fois qui sont les plus fragiles. Les animaux surprotégés par des traitements antiparasitaires au cours des saisons de pâturage précédents sont aussi particulièrement sensibles. Gérer le parasitisme, c'est d'abord gérer un équilibre. . Pour les animaux dont c'est la première saison d'herbage, il faut privilégier l'utilisation de pâtures qui n'ont pas été encore utilisées par des adultes ou animaux de deuxième saison. Les traitements ne s'imposent qu'en cours de saison et/ou si les animaux utilisent les mêmes patures que les vaches (élevages allaitants) ou des bovins plus âgés. Dans ces contextes, les bolus à libération séquentielle peuvent être très interessant afin de réduire le nombre d'intervention sur les animaux tout en favorisant de petits contacts avec les parasites afin qu'une immunité se mette en place. Une bonne gestion du parasitisme la première année, permettra de limiter les traitements les années suivantes. En deuxième saison de pâturage, il n'est pas trop tard au printemps pour vérifier le niveau d'infestation des animaux que l'on va faire pâturer. Un dosage du pepsinogène sanguin (5 prises de sang à faire sur des génisses de deuxième année) permettra de classer les animaux en trois catégories en fonction des résultats :
Quoiqu'il en soit, ce sont les conditions d'élevage de l'année précédente qui déterminent si oui ou non un traitement est opportun au moment de la mise à l'herbe. Plusieurs types de traitement existent sur le marché avec pour chacun des objectifs et des fréquences d'administration différents : .
. Le type de vermifuge doit également être utilisé en fonction de son type d'action. A titre d'exemple, les vermifuges actifs contre les parasites adultes nécessitent une deuxième administration pour tuer les larves transformées en adultes après le premier traitement. Les vermifuges actifs contre les larves inhibées seront quant à eux préférentiellement utilisés à l'automne. Enfin, différentes techniques de diagnostic permettent de savoir si les animaux sont infectés lorsque les signes cliniques ne sont pas apparents (dosage du pepsinogène pour les strongles digestifs, recherche d'anticorps dans le sang ou le lait pour la grande douve du foie ou encore coproscopie pour les paramphistomes par exemple). Il sera alors possible de cibler précisément le traitement. Une bonne gestion des traitements antiparasitaires permet de réduire les quantités de produits administrées et donc de réduire les résistances parasitaires et les dépenses inutiles! . . | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Prévoir
et gérer sa mise à l'herbe...un exercice difficile!
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| Avant
la mise à l'herbe, il faut prévoir prévoir les surfaces devant être paturées
et celles devant être fauchées afin de constituer des stocks hivernaux
suffisants. Un premier bilan
fourrager doit être réalisé dès la
fin du printemps après la récolte des ensilages, enrubannages et foins.
Ce bilan initial sera corrigée et complété en juillet puis avant la fin
de l'été pour tenir compte des conditions climatiques.
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