Image de Banniere

Conseil d'élevage

Bilan sanitaire annuel en bovin

Un bilan sanitaire annuel dans les élevages bovins

Pris à la hâte et sans concertation préalable, le projet de bilan sanitaire annuel dévoilé par le Ministre de l'Agriculture ne fait pas l'hunanimité. Tandis que les organisations professionnelles vétérinaires se satisfont de l'effet d'annonce sans en mesurer les réelles retombées sur le terrain, la véritable question d'une organisation pérenne de la surveillance sanitaire des élevages n'a toujours pas trouvé réponse. Dans un communiqué de presse, la FNGDS (Fédération Nationale des Groupements de Défense Sanitaire) exprime son souhait que cela soit un dispositif cohérent justifié techniquement et économiquement qui soit avant tout mis en place.

Réuni à Paris le 17 mai 2004, le conseil d'administration de la F.N.G.D.S. se félicite de la décision récente du Ministre de l'Agriculture de relancer la politique de surveillance sanitaire du territoire. Il donne ainsi raison aux demandes répétées des G.D.S. depuis trois ans.

La mise en place d'un dispositif cohérent de veille sanitaire suppose qu'au préalable aient été fixés ses objectifs et ses modalités, notamment au regard de la situation épidémiologique de l'élevage français et de la nature des risques pesant sur celui-ci. A cet égard il est clair qu'un renforcement de la surveillance dans les échanges est une orientation plus essentielle que la surveillance sanitaire des élevages bovins.

La F.N.G.D.S. note avec intérêt la proposition d'une convention tripartite entre l'Etat, les éleveurs et les vétérinaires, dont il convient désormais de préciser le contenu. Elle devra clarifier les objectifs de cette surveillance, afin de préserver le haut niveau de qualité et de sécurité sanitaire de l'élevage bovin français ; elle devra également clarifier le rôle de chacun des intervenants et notamment celui des G.D.S. comme délégataires de missions du service public sanitaire. Elle devra enfin fixer dans un cadre pluriannuel les engagements financiers de l'Etat, qui ne saurait transférer ses responsabilités en la matière sur les éleveurs.

Pour les G.D.S., la première priorité en matière de sécurité sanitaire porte sur le médicament vétérinaire ; ils rappellent que les organisations agricoles et vétérinaires se sont accordées sur le principe d'un bilan sanitaire annuel, dont l'objet est précisément la sécurisation de la prescription et de l'utilisation du médicament vétérinaire.

C'est à l'occasion de ce bilan que peuvent être collectées, sous l'autorité de l'Etat, des données dans le cadre de la veille sanitaire, pour laquelle le Ministre de l'Agriculture a annoncé l'affectation de 10 millions d'euros.

En tout état de cause, les G.D.S. attirent l'attention du Ministre de l'Agriculture sur les coûts inacceptables au regard de la situation économique des producteurs de bovins que feraient peser une multiplication de visites vétérinaires sans finalité pratique dans les élevages. Dans cet esprit, les G.D.S. resteront extrêmement vigilants à ce que tout nouveau dispositif de veille sanitaire ne se traduise pas par une charge financière supplémentaire pour les éleveurs.
. source : FNGDSB


 le communiqué du Ministre de l'Agriculture
 le communiqué du SNVEL


cpveto050504.pdf






















FRGDS Auvergne Rhône-Alpes

Adresse postale : 23 rue Jean Baldassini - 69364 Lyon Cedex 07

Tel: - Mail : frgds.aura@reseaugds.com