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De la loi et du dialogue
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| De
la loi et du dialogue
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| Derrière
ses lunettes rouges, Catherine Gadaud, nouvelle responsable de la santé
et de la protection animale à la DDSV, affiche un sourire amical teinté
de rigueur. Chargée de faire appliquer la loi au niveau du département,
elle affiche une volonté de dialogue qu’elle tient de son passé de vétérinaire
en zone rurale. En poste depuis le 5 septembre à Grenoble (à la suite de
Sylvie De Conto), elle prend ses nouveaux repères qui ne ressemblent pas
à ceux du Calvados, où elle avait les mêmes responsabilités depuis 9 ans.
. “ J’ai pris beaucoup de plaisir à l’exercice en zone rurale. J’aime le contact avec les éleveurs et les animaux d’élevage que je préfère à la clientèle canine ”, souligne Catherine Gadaud. Avec la hasard des petites annonces, elle a eu de nombreuses occasions de travailler dans les Hautes-Alpes et dans la Drôme. Vétérinaire inspectrice depuis 1993 avec un premier poste à la DSV de Caen, “ c’est quasi un autre métier ”, commente-t-elle. “ Quand je suis arrivée, il y avait des abattages totaux pour la brucellose et la tuberculose. Ca n’a pas été simple ”, se souvient-elle. Et dans le Calvados, le cheptel bovin est de taille : le département compte 450000 bovins pour 7800 élevages. . “ Une grande importance au dialogue ” En Isère, la donne est différente et Catherine Gadaud compare : “ Ici, la filière volaille est beaucoup plus importante que dans le Calvados, ce qui implique une surveillance au niveau de la salmonelle. La filière porcine, de même, est plus étendue. Pour les bovins, il y a des problèmes de transhumances qu’il n’y avait pas dans le Calvados ”. Le profil du département change mais les maladies restent identiques. En 2001/2002, 11 cas d’ESB ont été détectés dans le Calvados. Comme vétérinaire inspectrice, Catherine Gadaud est chargée de faire appliquer la loi, ce qu’elle tempère par un effort de communication : “ En cas d’ESB, il y a d’abord un éleveur touché par le problème. J’accorde une grande importance au dialogue. Nous avons passé du temps à parler, trouver des solutions au coup par coup pour aider les gens à franchir ce mauvais cap. C’est une perte à tout point de vue ”. Côté avenir et abattage sélectif, elle reste prudente et pèse ses mots : “ je pense qu’à l’heure actuelle, les consommateurs, les acteurs de la filière bovine sont aptes à accueillir ces mesures. Il faut attendre le texte suite à l’avis de l’Afssa. ” . Un travail d’équipe Avec des souvenirs parfois difficiles de vétérinaire libérale, Catherine Gadaud prend plaisir à travailler en équipe. Equipe au sein de la DDSV qui l’a accueilli sur ce nouveau territoire, et travail d’équipe à l’extérieur, aussi, avec la collaboration avec les organismes d’élevage du département. Un de ses premiers réflexes, en arrivant, a été de prendre contact avec le GDS, l’EDE, le laboratoire… .“ Le point central du travail auprès de l’élevage, c’est une très bonne coopération avec ces organismes”, affirme-t-elle. Une concertation qui permet des évolutions, comme pour la prophylaxie bovine par exemple : “ La surveillance annuelle du cheptel bascule vers la surveillance de l’identification et des mouvements d’animaux pour la traçabilité. L’accent est mis sur la façon dont on contrôle les bovins. Au plan informatique, un outil national est actuellement à l’étude qui permettra de mieux voir comment circulent les animaux ”. . Santé animale et santé publique Depuis mars 2002, le titre des vétérinaires inspecteurs a changé. Ils s’appellent désormais “ inspecteur vétérinaire de la santé publique ”, répondant à une volonté politique de réorienter l’image de l’action des services vétérinaires. “ Il est désormais clairement affiché que les services vétérinaires s’occupent de santé publique : maladies animales transmissibles à l’homme ou très grave pour la filière concernée, sécurité sanitaire de la filière alimentaire, humaine ou animale et gestion des déchets issus de toute cette activité ”, constate-t-elle. Santé animale et santé publique, la DDSV s’organise pour assumer ces responsabilités. Catherine Gadaud remplace Sylvie De Conto qui s’occupe désormais des installations classées. Nous lui souhaitons la bienvenue en Isère. . Catherine Pellotier |
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