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110 hectares pour l'élevage

mise en ligne :
le 23 avril 2003
110 hectares pour l'élevage
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Lire l'interview d'Alain Volland, président cantonal du GDS à Saint-Etienne de Sain-Geoirs


Alain Volland gère seul un troupeau d'une cinquantaine de mères charolaises
   
   

Alain Volland et ses deux Border Collie, dressés pour aller chercher les animaux dispersés



Autour de la ferme du Château de La Frette, Alain Volland ne manque pas d'espace pour élever ses charolaises et ses quelques chevaux de trait. Menant seul son exploitation, ses journées sont longues mais, en fin de carrière, l'éleveur ne se plaint pas de son revenu.

" Toute l'exploitation tourne autour de l'élevage. Nous ne vendons que des produits d'élevage ", insiste Alain Volland, fier d'exercer ce métier de père en fils depuis des générations. A la ferme du château de La Frette, il gère un troupeau d'une cinquantaine de mères charolaises et leur suite, 170 bêtes au total, élevées - autant que possible - en plein air. " Notre bétail est à l'attache l'hiver, seule une partie est en stabulation libre. Les bâtiments ne sont plus adaptés, ce sera le gros investissement à faire pour ma succession ", explique cet éleveur installé depuis 1973. En plus du troupeau bovin, il possède une douzaine de poulinières de race comtoise qui sont, elles, en plein air intégral. Leurs poulains sont engraissés et vendus à 15 mois pour la viande à l'exportation. Un élevage extensif, en somme, sur 110 hectares de terrain répartis dans six communes. Tous les jours, Alain Volland fait la tournée des parcs avec quelques seaux de céréales aplaties et ses deux Border Collie, qui galopent rechercher les animaux dispersés.

Une viande de tradition bouchère
" En élevage allaitant, le veau est le produit de l'année " rappelle Alain Volland, qui ne relâche pas sa vigilance. " Du mois de juin au mois de mars, on se lève la nuit pour le vêlage. Puis il faut aller voir les bêtes tous les jours, ne serait-ce que pour la surveillance, une diarrhée de veau par exemple… " Les mâles sont vendus avant 12 mois pour l'exportation en Italie, tandis que les femelles partent entre 30 et 36 mois pour la viande de tradition bouchère (BTB). La stratégie d'Alain Volland : avoir des génisses à vendre toute l'année, est incontournable. " Avant, nous avions des créneaux, des repères professionnels. Aujourd'hui, nous n'avons pas de période ciblée pour la vente. La vente, c'est toujours à un prix peut-être ", témoigne-t-il. A lui de négocier ses prix avec les chevillards et les négociants, même si la cotation Ofival reste la référence. " Il y a 15 jours, j'ai vendu des génisses correctement. Cette semaine les prix ont reculé ", explique-t-il non sans critiquer la politique nationale et européenne.

Vente directe : " comment faire des heures en plus ? "
Alain Volland ne se plaint pourtant pas de ses revenus, en fin de carrière, ses prêts sont remboursés. Mais son emploi du temps reste très serré, avoisinant des 12 heures par jour. Il s'interroge sur la vente directe qu'il pratique peu : " comment faire des heures en plus ? Après, on déborde… ". Outre l'élevage stricto sensu, il y a tous les à côtés : l'entretien des clôtures, le nivellement des terrains après le premier passage du bétail, la culture de quelques céréales pour la consommation des animaux… La comptabilité, aussi, que sa femme Geneviève, une institutrice à le retraite, prend en charge. Si le temps lui manque parfois, Alain Volland ne manque par contre pas d'espace. Cet espace, il ne l'aurait pas trouvé à Bourgoin-Jallieu, où il a commencé à travailler avec son père et se souvient avoir fauché sur l'actuel emplacement du Mac-Donald…

Catherine Pellotier
































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