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Journée sanitaire du GDS: maîtriser les diarrhées de veau

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Journée sanitaire du GDS : maîtriser les diarrhées des veaux
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Le plan mortalité des veaux du GDS
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Le GDS de l’Isère proposera
l’année prochaine un plan de mortalité des veaux pour aider les éleveurs à mettre en place des mesures préventives quand la situation tend à devenir épidémique.
Il s’adressera aux éleveurs confrontés à une mortalité supérieure à 5% des veaux de moins d’un mois et désireux de maîtriser la situation.
Le GDS pourra aussi proposer l'entrée dans un plan si les notifications indiquent qu’un épisode de mortalité des veaux prend de l’importance dans un élevage.
Ce plan se déroulera en deux étapes :
- Une rencontre chez l’éleveur avec le vétérinaire traitant et le technicien du GDS pour élaborer des hypothèses de diagnostic. Des prélèvements pourront être nécessaires dont le GDS prendra en charge une partie des frais d’analyse.
- Une semaine plus tard, un deuxième point sera réalisé autour des résultats d’analyse. Une série d’actions correctives ou d’améliorations seront proposées en fonction des problèmes identifiés. Le GDS apportera une aide à leur réalisation.























 
La deuxième journée sanitaire du GDS a rassemblé 200 éleveurs et vétérinaires autour du thème de la diarrhée des veaux, jeudi 11 décembre à La Buisse. Cinq intervenants se sont succédés à la tribune pour analyser les causes de cette infection et les mesures préventives pour limiter les pertes.



« Sur les 60 000 veaux qui naissent chaque année dans le département, 8000 meurent dans le mois suivant leur naissance, dont 5000 de diarrhée de veaux », a expliqué Michel Boursier, président du GDS de l’Isère. Ces mortalités représentent un million d’euros de pertes économiques, sans compter le coût des traitement et le temps de travail. « La contamination est souvent exponentielle. L’épidémie peut se maîtriser un moment mais elle entraîne rapidement des mortalités », a démontré Séverine Gerfaux, technicienne du GDS de la Haute-Savoie. Selon Hervé Navetat, vétérinaire praticien dans l’Allier, « plusieurs agents infectieux peuvent coexister : il n’est pas rare d’isoler un rotavirus en début de saison, puis de voir la situation se compliquer avec des colibacilles ou des cryptosporidies. »

 Traitement : « ne galvaudez pas les antibiotiques »
Dans une situation de crise, la réhydratation orale ou veineuse permet dans la majorité des cas de corriger la déshydratation et l’acidose. L’isolement du veau malade, la tenue d’une litière propre et la limitation du personnel sont préconisés pour limiter la contamination des autres animaux. Si les traitements antibiotiques sont efficaces contre certaines bactéries, ils sont totalement inutiles contre toutes les infections virales et même contre les cryptosporidies. « Ne galvaudez pas les antibiotiques », a insisté le docteur Hervé Navetat, évoquant le problème des résistances qu’ils peuvent induire. Des analyses en laboratoire permettent d’identifier ces agents infectieux pour délivrer un traitement adapté. Le docteur Gaël Reynaud du Laboratoire vétérinaire départemental a décliné tous les tests réalisés pour ces recherches. Les résultats sont disponibles de 48 heures à une semaine après la réception de l’échantillon.

 Prise colostrale : l’importance des premières buvées
Les intervenants ont insisté sur la prévention tout en expliquant l’intérêt de la vaccination. Robert Chevalier, représentant du laboratoire Schering-Plough Vétérinaire est revenu sur l’importance d’une bonne prise colostrale. « Pendant les 12 premières heures après la naissance, l’intestin du veau est perméable aux anticorps, d’où l’importance des premières buvées ». Pour garantir cette immunité, le veau doit ingurgiter 3 à 4 litres de colostrum dans les 6 premières heures. Une prise forcée permet de contrôler cette quantité sans perdre trop de temps. Pour les élevages où les agents infectieux agissent à répétition, une vaccination des vaches gravides est conseillée. La vaccination multiplie de 3 à 10 la quantité d’anticorps spécifiques du colostrum, un résultat encourageant. « Il faut être très prudent, a précisé toutefois le docteur Hervé Navetat, les vaccins ne protègent pas contre toutes les infections néonatales ». D’où l’importance des mesures d’hygiène et de l’ambiance générale des bâtiments pour prévenir l’apparition des diarrhées. Le technicien du GDS du Rhône Eric Vial a conclu la conférence en insistant sur le logement des veaux (voir encadré) pour « concevoir un environnement limitant le développement des maladies ». A chaque éleveur ensuite de gérer son élevage pour maîtriser au mieux l’apparition des diarrhées. Le GDS propose un plan « mortalité des veaux » pour aider les éleveurs désireux de mettre en place une prévention efficace.

C. P.

















































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