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Une journée sur la BVD ou maladie des muqueuses

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La BVD en élevage bovin
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Le GDS de l’Isère organise une journée sanitaire sur la BVD ou maladie des muqueuses jeudi 12 décembre à La Buisse. Le virus de la BVD peut faire de gros dégâts dans les élevages bovins. Ce sont les veaux contaminés pendant la gestation, appelés IPI, qui sont les premiers visés par le plan BVD. L’objectif : les éliminer pour éviter les effets en chaîne de la maladie.
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Journée organisée grâce au parternariat de :
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Un virus à plusieurs effets
“ C’est une maladie qui touche à un moment ou à un autre plus de la moitié des éleveurs ”, commente Michel Duprés, directeur adjoint du GDS de l’Isère. “ Quand un bovin rencontre le virus, il développe la maladie (diarrhées, petite grippe) et produit des anticorps. Il est alors immunisé. Mais si une vache ou une génisse en gestation rencontre le virus, il y a deux possibilités. Entre 6 et 8 mois de gestation, le virus provoque un avortement. Entre 2 et 5 mois de gestation, l’infection par le virus donnera naissance à un animal IPI (infecté permanent immunotolérant) qui va être porteur permanent du virus sans jamais produire d’anticorps. Ce veau est une bombe qui exècre du virus en permanence. Il peut contaminer tous les animaux du cheptel dans lequel il se trouve entraînant des problèmes de reproduction, des diarrhées sur les jeunes, des maladies respiratoires etc. D’où des pertes économiques importantes. ” Les IPI représentent 0.5% de la population bovine en Isère et touchent environ un élevage sur 10 en moyenne. Une quarantaine de ces animaux a été détecté et éliminé en 2001. Deux tests successifs permettent de les repérer dans un élevage.
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Pour en savoir plus, voir également :
La traque aux IPI
“ Pour le diagnostic de la BVD, nous avons deux kits différents ”, explique Gaël Reynaud, directeur adjoint du LVD (Laboratoire vétérinaire départemental) de l’Isère, qui interviendra le 12 décembre sur le dépistage de la maladie. “ Le premier kit recherche des anticorps, c’est à dire les témoins du passage du virus. Le deuxième, plus coûteux, trouve directement le virus (antigénémie). Dans un élevage où il y a un IPI, la majorité des bovins a fabriqué des anticorps et se révèle positive au premier test. Les IPI, par contre, restent négatifs. Pour la recherche d’IPI dans ce type d’élevage, on utilise d’abord la sérologie moins chère, puis l’antigénémie seulement sur les animaux qui n’ont pas réagi. Au vu des résultats obtenus en Isère il est possible de donner un exemple sur 200 bovins. 50 animaux ne vont pas réagir à la recherche d’anticorps. On procède alors à une recherche d’antigènes viraux sur ces animaux et un ou deux seront positifs. Ce sont les IPI à éliminer.” Plus le passage du virus est détecté tôt, moins il fait de dégâts dans un cheptel. Pour le GDS, la journée du 12 décembre sera l’occasion de mieux comprendre ce virus pour prévenir l’apparition de la BVD dans les élevages.
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Catherine Pellotier
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