Archives
Dauphidrom: une progression des ventes d'animaux
Derniére mise à jour le : 04/02/2004
| 02/04/04 | Assemblée
générale de Dauphidrom :
Une progression des ventes d’animaux v | |
Le président Alain Dumoulin
(à gauche) et le directeur Jean-Yves Besse ont présenté les résultats positifs
de la Dauphidrom.
hs sq q
Le groupement de producteurs de Dauphidrom rassemble 394 éleveurs avec 189 en niveau 1 et 165 en niveau 2. x x x
Après l’assemblée générale, la traditionnelle vente du bœuf de pâques dans les locaux de Dauphidrom. |
| Excédentaire
pour la troisième année consécutive, Dauphidrom renforce et développe ses
activités. Les 354 éleveurs adhérents au groupement de producteurs sont
engagés dans diverses démarches de qualité. Un bilan constructif présenté
lors de l’assemblée générale samedi 27 mars Marcilloles .
« En 2003, les crises bovines semblent bien derrière nous », admet le président de Dauphidrom Alain Dumoulin. La consommation de viande a retrouvé son niveau de 1999, même si elle reste sur une pente descendante. Dans ce contexte, Dauphidrom affiche un excédent d’exercice de 107 672 euros. « Nous avons encore renforcé notre activité dans les filières qualité. Notre activité nous permet de satisfaire nos principaux clients sur les volumes pour lesquels nous nous étions engagés », précise-t-il. La vente de toutes les catégories d’animaux a progressé à l’exception des reproducteurs. En 2003, 20 450 animaux provenant de l’Isère, de la Drôme, de l’Ardèche et le la Haute-Savoie ont été commercialisés avec la plus forte croissance de 17,5% chez les veaux de huit jours. Selon le technicien Julien Morel, « les jeunes bovins, où nous avions enregistré une perte de volume ces dernières années, ont retrouvé leur niveau d’activité antérieure ». Des aides et actions ont parallèlement été proposées aux éleveurs pour un montant de 76 300 euros. La qualification Charte des bonnes pratiques d’élevage est mise en place dans 200 élevages allaitants adhérents au groupement de producteurs. Dans ces objectifs de qualité, la démarche non OGM de Dauphidrom pour les animaux maigres a suscité quelques réactions. Le directeur Jean-Yves Besse a justifié ce choix : « Pourquoi cette démarche aujourd’hui ? Le plus grand distributeur italien a dit qu’il ne mettrait en vente que des produits issus d’une agriculture non OGM. Or ils font abattre et distribuent une grande partie des bovins à partir de broutards français ». Jean-Paul Vessilier, responsable du pôle élevage pour le groupe Dauphinoise, a précisé les risques pour l’alimentation. « La seule matière première qui arrive sur le marché français est étant OGM est le soja, mais nous le trions. En provenance du Brésil, nous avons des voies identifiées : une non OGM et l’autre soja tout-venant. Pour cette campagne 2004, nous sommes assurés d’avoir des aliments non OGM ». Beaucoup de coopératives en France et notamment en Rhône-Alpes s’orientent vers le non OGM. Les éleveurs s’inquiètent d’un éventuel manque d’aliments non OGM pour répondre à ces critères de qualité, réclamant à juste titre « une réglementation nationale et européenne claire » sur le sujet. « Ce n’est pas du ressort de notre coopérative, il faut être vigilant », a conclu Alain Dumoulin. Pour perfectionner ses services aux éleveurs, Dauphidrom a ensuite présenté la norme « Agri confiance » aux éleveurs. La coopérative agricole* devrait la proposer après un audit de certification en septembre prochain. « Cette norme va concerner les éleveurs, Dauphidrom et les clients en aval, explique Aline Béguet, responsable qualité. Nous sommes déjà exigeants au niveau de la qualité du produit pour les éleveurs. De notre côté, nous nous engageons pour garantir une qualité de service. » Selon un système de contrat d’engagement, les éleveurs seraient prévenus du ramassage de leurs bovins la veille et à l’heure près. En contre partie, ils devront s’engager à présenter les animaux sur une aire facilitant le chargement, tout en ayant préparé les documents d’accompagnement. Le groupement donnera la priorité aux animaux Agri Confiance tandis que les éleveurs seront engagés à planifier leur production. « Nous proposons une valorisation du système de service aux adhérents. Nous réfléchissons actuellement à une plus-value pour les animaux planifiés dans ce cadre là », explique Jean-Yves Besse. En dernière partie, Roger Palazon, chef du réseau bovin viande à l’Institut de l’élevage, est revenu sur les accords du Luxembourg. « En viande bovine, le découplage va apparemment apporter plus de souplesse aux éleveurs. Il devrait donner du poids à la gestion et à la technique. Malheureusement ou heureusement, la course à l’agrandissement va continuer car les droits à paiement vont être raccrochés à des hectares ». D’après ses prévisions, la production de viande de l’Europe des 15 devrait tomber en dessous de la consommation à l’horizon 2007/2008. « Il ne faut pas espérer que les prix de la viande flambent dans les années à venir, anticipe-t-il. Je connais la situation en Rhône-Alpes où il y a beaucoup de petites exploitations. Un des leviers va être un certain niveau d’intensification ». Prudent sur ces pronostics, il a toutefois incité les éleveurs à continuer de se battre « pour que les consommateurs achètent de la viande nationale », redoutant plus la concurrence du Brésil que l’entrée de nouveaux pays dans l’Union européenne. Le président de la chambre d’agriculture Gérard Seigle-Vatte a rebondi sur ces propos, exhortant les éleveurs à toujours plus de qualité et de traçabilité. « Avec toutes les inquiétudes autour de la Pac, soulignons que nous avons obtenu un budget jusqu’en 2013. Pour les droits à produire marchands, il faut désormais que l’on fasse en sorte qu’ils soient les moins élevés possibles ». Christian Nucci, vice-président du Conseil général, a conclu cette assemblée en soulignant sa volonté d’intervenir en amont sur les investissements. C. P. * Suite au vote d’approbation en assemblée générale, Dauphidrom devient une coopérative agricole en remplacement de la Sica civile. Ce changement de statut prendra effet au premier janvier 2005. |
À lire aussi
> Assemblée Générale de GDS France
> Assemblée Générale de GDS France
> Assemblée Générale de GDS France
> Assemblée Générale de GDS France
> Cinq organisations claquent la porte du Conseil Supérieur de l'apiculture
> Cinq organisations claquent la porte du Conseil Supérieur de l'apiculture
FRGDS Auvergne Rhône-Alpes
Adresse postale : 23 rue Jean Baldassini - 69364 Lyon Cedex 07
Tel: - Mail : frgds.aura@reseaugds.com