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Un gain de qualité des produits
Derniére mise à jour le : 04/02/2004
| 02/04/04 | Assemblée
générale de l’APFI :
Un gain de qualité des produits g | |
« Nous souhaitons maintenir
ce système EMAS* », a insisté le président Frédéric Blanchard, désireux
d’étendre le système aux producteurs de viande.
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L’association compte une
centaine d’adhérents dont une majorité de fromagers et quelques transformateurs
de viande.
| L’assemblée
générale de l’association des producteurs fermiers de l’Isère (APFI)
s’est tenue lundi 22 mars au CFP de Moirans. Les fromagers ont tiré un
bilan positif du système d’entraide mis en place il y a quatre ans pour
inciter à réaliser plus d’analyses sur les produits. Le président Frédéric
Blanchard souhaite mettre en place le même système pour les producteurs
de viande encore peu nombreux au sein de l’association.
« Nous réalisons le minimum d’analyses complètes réglementaires et le maximum d’analyses individuelles, explique Céline Brenna, technicienne du laboratoire départemental. Les éleveurs obtiennent un contrôle plus fin sur leur atelier au cours de l’année ». Pour le lait matière première (bovin/caprin), 390 recherches individuelles ont été effectuées en 2003 avec 11% de résultats non conformes. « C’est un très bon résultat qui s’explique par l’amélioration de travail », explique le laboratoire qui enregistre à la fois plus d’analyses et des améliorations au niveau des résultats. Depuis quatre ans, l’APFI incite les fromagers à réaliser des analyses en cas de doute sur la présence de germes. Un système d’entraide mutuelle en cas d’alerte sanitaire (EMAS*) a été mis en place pour faciliter la collecte des échantillons et le financement de cette recherche. « Nous anticipons vraiment les problèmes par rapport aux premières années où c’était plus le Samu ! Nous utilisons les autocontrôles comme une mesure de surveillance », explique la technicienne caprine Marie-Annick Dye. Les staphylocoques sont toujours responsables de la majorité des résultats non conformes en élevage caprin. « Au-dessus de 10 000 staphylocoques par gramme (M), la recherche de toxines est obligatoire de même que la déclaration à la DDSV », rappelle Françoise Hugon, responsable des producteurs fermiers filière lait à la DDSV. Les mesures correctives et les analyses de retour à la normale doivent ensuite être présentées, c’est à cela que sert EMAS. Pour l’élevage bovin, la présence de cellules est la première cause de résultats non conformes avant les staphylocoques. « Nous souhaitons maintenir ce système EMAS », a insisté le président Frédéric Blanchard, désireux d’étendre le système aux producteurs de viande. Une étude de la filière de transformation carnée a été menée en 2003 par une stagiaire de l’Institut national d’agronomie de Paris pour mieux cibler les attentes des éleveurs. « Les producteurs souhaitent mieux connaître la réglementation sur leurs produits. Ils s’interrogent également sur les autocontrôles qu’ils peuvent réaliser. Ils sont en demande de conseil et de formation sur la maîtrise sanitaire et technologique. Un recueil réglementaire non officiel a été rédigé. C’est le début d’une action viande », a précisé Frédéric Blanchard. Dix-sept producteurs ont assisté à une première formation de deux jours et huit d’entre eux ont participé à une journée pratique à l’ENILV (Ecole nationale des industries du lait et de la viande) d’Aurillac, axée sur la charcuterie. « Même si nous avons observé leur technique de séchage, nous avons surtout échangé et rapporté un contact pour un éventuel problème technique », explique les producteurs. Aucun technicien spécialisé en transformation carné n’est encore disponible pour soutenir les éleveurs dans le département, mais Frédéric Blanchard leur propose déjà de se regrouper pour agir avec plus de force et régler les problèmes concrets auxquels ils sont confrontés. « Essayez d’être en réseau avec des producteurs de départements voisins », a incité le président de la fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) Kacem Boussouar, désireux de faire reconnaître la « spécificité » du métier de producteur fermier. Catherine Pellotier * EMAS est un service fourni par l’APFI qui comprend un appui technique et financier pour identifier et résoudre les problèmes sanitaires constatés par les analyses bactériologiques non conformes. Ces résultats d’analyses peuvent provenir d’un contrôle officiel ou d’un autocontrôle. Contact Frédéric Blanchard à l’APFI : 04.74.90.32.76 |
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