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Varron : une zone régionale assainie
| 29/04/2002 | Varron
:
une zone régionale assainie . | |
| “
Moins il y a de varron, plus il est difficile d’aller déranger les éleveurs
dans leur travail. Il y a un raz le bol parce que les techniciens vont
constater qu’il n’y a rien. Pourtant, il faut éviter de passer à côté
”, explique Béatrice Cocheril du GDS de l'Isère aux huit techniciens chargés
du comptage visuel du varron.
Depuis trois ans, la mouche (appelée Hypoderma) a disparu des pâturages
isérois. Cinq cas ont été signalé l’année dernière en Savoie mais la région
entière est assainie depuis l’automne dernier. Sur l’ensemble du territoire
national, il ne reste que quelques départements (Vendée, Creuse, Puy-de-Dôme,
Cantal, Pyrénées-Atlantiques et Alpes-Maritimes) en voie de certification.
. | ||
| Le varron quasi absent en Isère depuis trois ans fait toujours l’objet d’un contrôle de terrain sur le dos des bovins pour valider l'assainissement de la zone. La visite annuelle des techniciens du GDS (du 15 avril au 15 juillet) est cette année complétée par l’expérimentation d’une nouvelle méthode de dépistage. |
. Pour valider la mention “ varron : zone assainie ” sur les cartes vertes, la FRGDS (Fédération régionale des GDS) organise un tirage au sort de 3% des cheptels de la région. Ces comptages “ aléatoires ” représentent 128 cheptels sur 4082 en Isère. Parallèlement, des comptages dits “ orientés ”, c’est à dire obligatoires, touchent 385 élevages du département. “ L’introduction de bovins sans traitement alors qu’ils proviennent d’une zone non assainie ou la mise en pâturage dans une zone en présence de varron comme toutes les pratiques d’élevage susceptibles de réintroduire du varron sont systématiquement vérifiés ”, précise Béatrice Cocheril. . Une visite progressivement remplacée par une sérologie ? . “ La visite peut durer d’un quart d’heure à une matinée, tout dépend combien de temps on met pour faire le tour des prés ”, explique Chrystelle, technicienne. La tournée des cheptels prend du temps et n’est pas toujours bien acceptée par les éleveurs. Toutes les suspicions de varron relevées font l’objet d’un examen par un vétérinaire sous les huit jours (consultation remboursée par le GDS). Comme le varron se fait très rare dans l’ensemble de la zone régionale, la FRGDS expérimente cette année une méthode de contrôle par analyse de lait et de sang moins contraignante. “L’année dernière, des premiers tests de sérologie ont déjà été réalisés. Cette année, la méthode est généralisée à l’ensemble de la région dans les conditions du cahier des charges de la commission nationale du varron. Les 141 cheptels concernés en Isère font aussi l’objet d’une visite de comptage visuel”, informe le GDS. Si les résultats sont fiables, le nombre de comptages visuels dans la région Rhône-Alpes pour la certification pourrait diminuer de moitié. En attendant, l’œil du technicien continue d’être le seul moyen de vérifier l’absence de varron. . | |
| C.P. |
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