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Journée technique allaitants en Isère : deux éleveurs témoignent
| Journées
techniques éleveurs allaitants:
deux éleveurs témoignent . | ||
| A
trois semaines de la 2ème rencontre proposée aux éleveurs allaitants, deux
jeunes éleveurs ont accepté de revenir sur les journées « Broutards
: Optimiser la conduite pour une meilleure valorisation en maigre ou en
gras » qui ont eu lieu cet été.
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| Retour
sur la journée « broutards »
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| Pour
plus d’information ou pour obtenir le diaporama complet de la journée
:
. Chambre d’Agriculture 06.81.44.95.48 . DAUPHIDROM 06.07.28.32.04 . Coopérative La Dauphinoise 06.03.85.73.72 . ELIACOOP 06.83.13.33.97 | La
première « journée technique éleveurs allaitants » (le 27 juin à Meyrieu
les Etangs et le 12 juillet aux Adrets) était organisée à l’initiative
de quatre OPA intervenant dans la filière bovins viande (Dauphidrom, La
Dauphinoise, Eliacoop et la Chambre d’Agriculture). Ouverte à tous les
éleveurs, elle a regroupé une cinquantaine de participants.
. Lors de cette rencontre, une présentation en salle a permis d’aborder les différents points de conduite permettant d'obtenir des broutards bien valorisables : - la reproduction : sélection sur les parents et choix de la période de vêlage - l'alimentation : les différents types de complément, leurs intérêts techniques et économiques - commercialisation : tour d'horizon des marchés d'exportation et présentation du Contrat Nouvel Investisseur mis en place en Isère par Dauphidrom et La Dauphinoise. . A l’issue d’une heure et demie de présentation et d’échanges, une visite d’exploitation s’est déroulée chez Frédéric BADIN (Meyrieu les Etangs) et chez Yves CARTIER-MILLON (Les Adrets). . | |
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| Deux
jeunes éleveurs témoignent
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| Jean-François
VILLON et Eric BRESSOT sont jeunes éleveurs allaitants, installés à ROYBON.
. Jean-François, installé fin 2001, détient 40 mères charolaises. Sa SAU de 65 ha est à 95 % consacrée à l’herbe. Le reste est ensemencé en triticale, entièrement autoconsommé. L’exploitation produit des vaches de réforme, des génisses grasses , des broutards et quelques veaux de lait. La reproduction est réalisée aux ¾ par IA. Les vêlages se déroulent de décembre à début avril. Les génisses sont hivernées en stabulation entravée, les vaches en stabulation libre. . Eric, installé en 2002, détient 40 mères charolaises. Sa SAU de 50 ha se répartit entre 5 ha de méteil (ensilé) et 45 ha d’herbe. L’élevage commercialise des vaches de réforme, des laitonnes, des broutards et quelques génisses grasses. La reproduction est réalisée aux ¾ par IA. Les vêlages se déroulent de septembre à mars (les ¾ à l’automne). Tous les animaux sont logés en stabulation libre. . | ||
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| Quelles
sont vos pratiques vis-à-vis de l’élevage des broutards ? Et en premier
lieu, quelle sélection faites-vous au niveau des pères ?
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| JFV
: En ce qui concerne les taureaux d’IA, je choisis des mâles typés élevage,
dans l’objectif d’améliorer les aptitudes laitières et maternelles. Ils
doivent également permettre une bonne croissance des futures reproductrices.
L’IA permet de sélectionner des taureaux sur lesquels on a des informations
et de sécuriser la reproduction. Quant à l’achat de taureaux de monte
naturelle, c’est parfois un peu la loterie. Je choisis des mâles de type
élevage, pas trop viandés et surtout très calmes. Pour des questions de
prix essentiellement, je n’investis pas aujourd’hui dans des taureaux
inscrits ou indexés, les index n’étant de plus pas évidents à appréhender.
. EB : En IA, j’insiste particulièrement sur la facilité de naissance et le potentiel de croissance. Il faut des taureaux qui « sortent petits et font gros ». Au niveau de la monte naturelle, je choisis un taureau qui me plaît et qui ne soit pas trop cher. . | ||
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| Et
en terme de conduite ?
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| JFV
: Je complémente tous les veaux dès la naissance avec des granulés 1er
âge dans les boxes à veaux. Au moment de la mise à l’herbe et pendant
environ un mois, je ne leur apporte plus de complément ; ils n’en mangent
de toute manière pas. Vers le 15 mai, je leur apporte de nouveau du complément
à volonté au nourrisseur et ce jusqu’au sevrage qui à lieu à l’automne,
quel que soit l’âge des veaux. J’essaye de séparer au parc les mâles
et les femelles, mais cela reste difficile pour des raisons structurelles.
. EB : De mon côté, l’apport de complément dès la naissance n’est qu’occasionnel, compte-tenu de la configuration de mon bâtiment. Tous les veaux sont complémentés dès la mise à l’herbe, au nourrisseur et à volonté jusqu’au sevrage. Ceci étant, pendant environ un mois, ils n’y touchent pas. Le sevrage intervient à 9 mois ; je ne les sèvre donc pas tous en même temps. Les vaches suitées de mâles et de femelles sont mélangées au champ, dans la mesure où je n’ai qu’un taureau pour faire remplir les vaches fouillées vides avant la mise à l’herbe. . | ||
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| Comment
avez-vous eu l’information concernant la journée "broutards"
?
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| JFV
: Par Terre Dauphinoise, et par courrier de la Chambre. De plus, nous en
avons discuté entre éleveurs.
. EB : Par le technicien d’ELIACOOP, le commercial de DAUPHIDROM et Terre Dauphinoise. J’étais sûr de ne pas passer à côté ! . | ||
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| Qu’en
attendiez-vous ?
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| Tout
d’abord de voir si nos pratiques sont bonnes, si on va dans le bon sens
pour produire des animaux corrects, et surtout savoir ce qu’il ne faut
pas faire. Et aussi obtenir des infos, sur le marché des exportations par
exemple, pour faire des produits qui collent au marché.
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| Qu’en
avez-vous retiré ?
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| JFV
: Je n’ai pas perdu mon temps, cela m’a permis de voir ce que je devais
améliorer. Je pense notamment à revoir le système pour alimenter les veaux
à l’écurie , celui que j’utilise actuellement étant peu performant et
ayant atteint ses limites. Et peut-être que je tenterais de mettre le nourrisseur
au parc dès la mise à l’herbe (et non un mois après) pour qu’il n’y
ait pas de coupure, même si les veaux consomment moins d’aliment à cette
période.
. EB : Cela m’a confirmé que mes pratiques étaient bonnes, notamment mon choix de faire vêler à l’automne, même s’il y a toujours des choses à améliorer. Je ne changerai a priori pas ma conduite à l’avenir en raison de contraintes structurelles : la complémentation dès la naissance est actuellement difficile, que ce soit en terme de stockage ou de distribution. . | ||
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| Quels
ont été les points forts et les points faibles de cette journée ?
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| Les
intervenants ont rappelé toutes les bases, ce qui permettait de mettre
en avant les pratiques à encourager. Ils ne sont pas rentrés dans des détails
hyper-techniques, dans lesquels en tant qu’éleveur on se perd un peu …
Il est toutefois dommage que la conduite alimentaire des mères ait très peu été abordée, notamment vis-à-vis de l’allaitement : un rappel dans les grandes lignes sur la gestion du pâturage et la complémentation des mères pour essayer de pallier la baisse de lait aurait permis de compléter les apports techniques. Mais c’était vraiment une journée technique, et même si chaque technicien est intervenu dans son domaine de compétence, la mise en avant était technique et non commerciale, ce qui était très appréciable. . | ||
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| Quels
intérêts voyez-vous à ce type de journée ?
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| Cela
permet de mettre en avant les petits points d’amélioration à adopter pour
faire encore mieux. On revient toujours en ayant appris quelque chose.
La formule intervention en salle – visite en élevage est un bon choix.
Une heure et demie en salle, ce n’est pas trop long et on a le temps de
dire beaucoup de choses. La visite en exploitation, permet d’illustrer
ce qui vient d’être dit et rend ces journées seraient plus intéressantes.
Cela permet de voir comment cela se passe chez les autres, c'est aussi
un lieu d’échange et de rencontre, qui permet de nouer des relations.
C'est le moment où on peut discuter avec les autres éleveurs.
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| Viendrez-vous
à la journée « repro » ?
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| Bien
sûr !
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| Propos recueillis par Clotilde GENEVE |
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