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Les troupeaux ovins face à la sécheresse

Derniére mise à jour le : 06/06/2011

Comme pour les autres espèces, en production ovine les recommandations qui concernent les récoltes et  la fertilisation sont valables. Malgré tout quelques recommandations et rappels s'imposent, parmi ceux-ci : limiter le gaspillage et les frais.

Comment ?

En gérant  au plus fin les pâtures. Selon le type de surfaces faire tourner les lots rapidement,  adapter le chargement pour ne pas perdre de l'herbe et ne pas générer des refus.

En alimentant des animaux productifs. Pour cela, et plus que jamais :
 faites des lots de luttes bien identifiés – des luttes courtes (4 à 6 semaines) – pensez à disposer de suffisamment de béliers pour optimiser la fertilité de vos brebis.
 faites des échographies pour trier les animaux. Vous pourrez faire des lots en fonctions des besoins et ajuster au mieux la gestion des  pâtures, des fourrages et de la complémentation. Les échographies peuvent se faire à partir de 35 jours après la fin de la lutte, leur prix peut varier de 0,7 à 1,3 € par brebis (en moyenne).

En évitant de nourrir les bouches inutiles,  des animaux  peu rentables.  Le prix des réformes ne va pas augmenter, leur état risque de ne pas s'améliorer non plus. Par contre une brebis improductive représente un manque à gagner qui peut atteindre 75 – 80 € par an (source CIIRPO / IE 2011). Alors :
 plus que jamais il est important de trier et faire partir les brebis improductives,
 celles qui ont des problèmes de pis, de mammites,
 pensez également à regarder les dents, et pas seulement sur les animaux les plus âgés.  Une brebis « chiqueuse », à qui il manque des dents se défendra moins bien une année où les ressources fourragères sont limitées.
 mais aussi celles qui boitent. Une brebis qui boite en année sèche fait certainement partie des animaux les plus sensibles. Elles ont du mal à se déplacer, et souffriront encore plus du manque de fourrages.
 les souffleuses (pasteurellose – visna maedi …).

Attention, ne décapitalisez par pour autant. Gardez suffisamment d'agnelles (ne passez pas en dessous de 18 % de renouvellement en ovins viandes  -22 à 25 % en lait). En année difficile on a tendance à les vendre pour faire de la trésorerie, mais c'est un mauvais calcul. Il faut conserver une pyramide des âges équilibrée, ne pas hypothéquer l'avenir du troupeau. Garder moins d'agnelles, c'est avoir moins d'agneaux par la suite, et les conséquences économiques se feront ressentir sur plusieurs campagnes.

Dans bien des cas il faudra même investir :
       
 pour limiter le parasitisme. Faites de coproscopies (par séries de 2 – à 10/ 15 jours d'intervalle pour plus d'efficacité), des autopsies pour suivre les niveaux d'infestation chez les adultes mais aussi chez  les jeunes. Les animaux vont pâturer plus bas que d'habitude les risques d'infestation seront plus forts.
 Traiter en fonction des résultats d'analyses pour limiter les strongles, petites douves, oestres ... Et si vous utilisez des zones humides, n'oubliez pas la grande douve.
 un logiciel de gestion de troupeau peu vous faciliter le travail de tris (définition et choix des réformes, choix des stratégies pour l'engraissement des agneaux selon leur destination…)

Anne REEB
Isère Elevage
pour la cellule sécheresse inter-OPA



























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