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Etienne Fauvet, nouveau président du GDS Rhône-Alpes

Etienne Fauvet, 51 ans, éleveur laitier à Lent dans l’Ain vient d’accéder à la présidence du groupement de défense sanitaire (GDS) Rhône-Alpes. Rencontre et interview...
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  Depuis le 2 avril 2013, vous remplacez Michel Boursier à la tête du GDS Rhône-Alpes. Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?
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Je suis agriculteur sur la commune de Lent dans l’Ain en société civile laitière (SCL) avec deux associés. Nous exploitons 80 hectares dont 60 ha en céréales et 20 ha en surfaces fourragères. Nous produisons du lait avec un troupeau de race montbéliarde. Concernant mes responsabilités professionnelles, je suis président du GDS de l’Ain, secrétaire général adjoint de la FDSEA et membre associé de la chambre d’agriculture.

Etienne Fauvet, le nouveau président de GDS Rhône-Alpes

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 Pouvez-vous faire un point sur la situation sanitaire de la région Rhône-Alpes ?
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Ce que je peux dire, c’est que la situation générale sur le plan sanitaire de la région Rhône-Alpes est plutôt bonne, grâce aux actions menées par les groupements de défense sanitaire. Sans être exhaustif et si l’on ne regarde que les grandes maladies, nous rencontrons toujours les mêmes soucis. Sur la tuberculose, nous n’avons pas de souches en Rhône-Alpes mais nous subissons des contaminations via des animaux qui arrivent de l’extérieur. Nous craignons également une contamination de la faune sauvage, mais fort heureusement cela n’est pas le cas comme en Côte d’Or et en Bretagne. En revanche, pour la brucellose, nous savons que la contamination provient de la faune sauvage et notamment des bouquetins et chamois qui propagent la maladie aux bovins lors de la montée en alpage.
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Nous avons travaillé sur ce problème au niveau national avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Je tiens, à ce sujet, à saluer le travail réalisé avec Jean Hars, docteur vétérinaire à l’ONCF, qui va permettre de minimiser les risques. En gros, pour éviter ou tout du moins minimiser les risques de contaminations des bovins, la montée en alpage se fera de façon décalée par rapport à la progression des chamois et bouquetins.
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Concernant l’IBR, la maladie est en voie d’éradication même si nous déplorons encore quelques cas résiduels. Pour la BVD, la maladie vient juste d’être classée en catégorie 2. Cette classification va nous permettre de lancer une réflexion en région mais aussi sur le plan national pour essayer d’enrayer cette maladie qui peut être économiquement très pénalisante  pour les élevages concernés. Enfin, nous sommes aussi confrontés aux circulations virales de la FCO ou Schmallenberg. Là encore, les conséquences économiques peuvent être très lourdes pour les élevages si le virus se manifeste lors des périodes de gestation. Et puis, ces maladies sont pernicieuses dans le sens où elles peuvent justifier des embargos commerciaux de certains pays importateurs d’animaux.
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 Quels sont les chantiers qui vous attendent à la présidence du GDS Rhône-Alpes ?
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Le plus gros chantier que nous avons actuellement sur la table est l’adaptation de nos structures à la révision générale des politiques publiques (RGPP). Les Etats Généraux du sanitaire qui se sont déroulés en 2010 ont posé les bases d’une nouvelle organisation sanitaire, visant en particulier à optimiser la gouvernance et le financement de la politique sanitaire française avec une implication forte des professionnels.
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Pour faire clair et simple, on peut dire que L’Etat souhaite déléguer, par voie de convention, des missions de surveillance et de prévention sanitaire à des organismes à vocation sanitaire (OVS). Les organismes à vocation sanitaire sont des personnes morales reconnues par l'autorité administrative. Il y aura deux OVS, un pour les animaux et un pour les végétaux. Compte tenu de notre antériorité dans la gestion du sanitaire, de notre expérience et fort de notre réseau, nous travaillons à la mise en place et à notre reconnaissance en OVS. Ce qui en Rhône-Alpes n’est pas simple étant donné le nombre d’espèces animales à gérer. C’est un vrai défi intellectuel car nous devons inventer des choses qui n’existent pas encore. Mais je suis confiant. Et si toute la profession nous fait confiance et nous suit, le syndicalisme, les chambres d’agriculture et bien sur l’Etat, nous espérons obtenir cette reconnaissance d’ici à la fin de l’année.
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Propos recueillis par Christine Dézert, pour l'APASEC



















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