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Filière ovine : FCO, équarrissage, boucles, les sujets ne manquent pas
Derniére mise à jour le : 07/11/2009
Les éleveurs ovins de la section ovine de la
FDSEA de l’Isère élargie aux deux syndicats ovins se sont réunis lundi
6 juillet en soirée pour aborder un certain nombre de thèmes d'actualité.
En effet, en ce moment entre la FCO, l'identification électronique, les
nouvelles modalités de paiement d'équarrissage, les aides accordées à la
filière, l’organisation de l’Aïd-el-kébir, l'actualité est chargée...
Michel Duprès, directeur du GDS de l'Isère était présent et a abordé les sujets sanitaires avec beaucoup d'explications.
Depuis le 1er juillet, il n'y a plus l'aide de l'Etat, cependant la vaccination reste obligatoire. Rappelons que jusqu'à cette date, l'Etat et l'Europe aidaient dans l'achat des doses et un tiers payant était en place pour 50 % du montant HT des actes de vaccination (hors vaccin) plafonné à 2 euros par bovin et 0,75 euros par ovin. Tous les ovins qui avaient plus de 3 mois à la date du passage du vétérinaire devaient être vaccinées. Les éleveurs qui font vacciner leurs animaux après le 1er juillet 2009 devront donc payer intégralement les frais correspondant.
Certains éleveurs ont imputé à la vaccination des problèmes de reproduction ou de mortalité des jeunes. Le directeur du GDS a rappelé sur ce sujet qu'il était absolument nécessaire de les signaler aux vétérinaires les effets secondaires de la vaccination afin qu’il puisse y avoir établissement de dossiers de pharmacovigilance. Ceci est indispensable pour que les conditions d’utilisation des vaccins FCO, encore sous ATU soient mieux cernées. Il a toutefois regretté que les problèmes soient signalés trop longtemps après l’observation des symptômes indésirables où que fréquemment les effets rapportés soient sans relation directe avec la vaccination. Dans les cas les plus graves que le GDS a exploré d’autres maladies infectieuses ont été identifiées. De leur côté, les éleveurs affirment, en tout cas, pour certains d'entre eux en avoir parlé à leur vétérinaire qui n'a pas semblé noter l'importance de ses effets et qui même parfois mettaient en cause les pratiques des éleveurs. Pour certains, face aux problèmes rencontrés, la complémentation minérale semble résoudre les problèmes de fertilité. En conclusion, tous s’accordent sur le fait que la vaccination s'est fait l'an passée dans des conditions loin d’être optimale alors que la fièvre catarrhale était certainement déjà bien présente dans le département. Dans ce cas le vaccin ne peut pas jouer pas son rôle préventif. Malheureusement les doses n'ont pas été disponibles plus tôt.
Il est convenu qu'un questionnaire sera envoyé aux éleveurs afin de détailler les causes des mortalités et mesurer les conséquences de la vaccination en élevage ovin.
Interpellé sur le problème de la facturation, Michel Dupres a détaillé le contenu de l’accord bipartite fixant les tarifs de prophylaxie. Un modèle de facture type pour l’Isère peut être téléchargé sur le site www.gds38.asso.fr.
Enfin, pour la prochaine campagne de prophylaxie, la FNGDS et la FNO souhaitent que le caractère obligatoire de la vaccination FCO soit maintenue mais dans des conditions différentes : vaccination par le vétérinaire des animaux destinés à l’exportation, vaccination par l’éleveur de ses propres animaux sur prescription du vétérinaire (comme pour les autres vaccins).
Officiellement depuis le 1er avril de cette année, toutes les entrées et sorties doivent être notifiées (sauf les sorties équarrissage). Le dispositif défini et rendu obligatoire en mars 2009 se met en place progressivement. En Isère, la solution privilégiée est la notification par Internet. Aussi, les éleveurs recevront dans un premier temps des documents d’explications sur cette « réforme 2009 », puis courant août leurs codes d’accès à OraniWeb. Le traitement des notifications transmises par papier ou télécopie sera en revanche facturé.
Pour les nouvelles boucles électroniques, seules 1500 ont été accordées au département de l’Isère, destinées en priorité aux élevages en contrôle de performance et pour les agnelles de renouvellement. Trois éleveurs se sont manifestés pour être volontaire et les tester. Pour les gros troupeaux, les boucles électroniques doivent représenter un gain de temps important à condition de s’équiper du matériel de lecture et de tri adapté. Autre souci : le coût réel n'est annoncé par personne.
Pour rappel, la référence prise en compte correspond à la meilleure année 2006, 2007 ou 2008 avec obligation d'avoir touché une prime en 2008 et d'avoir déposé un dossier en 2009.
En ce qui concerne les aides FAC et MSA : il y a eu un rallongement des délais de dépôt des dossiers, mais cela n'a pas empêché beaucoup d'éleveurs ne pas pouvoir y accéder à cause du plafond des aides dites de minimis.
De même, les modalités de l'aide de 25 millions d'euros sur les DPU ovins sont acquises.
Cette mesure, comme la précédente, découle de la conférence sur les revenus des exploitations agricoles qui s'est tenue en novembre dernier et fait partie des 50 M€ annoncés par le Ministre pour venir en aide au secteur ovin en 2009. Cette mesure repose sur une revalorisation des DPU des éleveurs ovins allaitants à hauteur du nombre de brebis viande primées sur l'exploitation. La référence prise sera celle de la meilleure année entre 2006, 2007, 2008 OU 2009. Ainsi, comme la FNO l’avait demandé, l'année 2009 a été prise en compte. Le montant à la brebis n'est pas connu à l'heure d'aujourd'hui puisqu'il dépendra du nombre total de brebis prises en compte au niveau national (il devrait se situer entre 5 et 6 €/brebis). La dotation par exploitation se fera par la création de nouveaux DPU et/ou une revalorisation des DPU existants. Cette mesure s'inscrit dans les aides de la PAC et sera donc pérenne au moins jusqu'à la prochaine réforme. Le paiement interviendra en décembre 2009 lors du paiement des DPU.
Cette réunion a permis de faire le point sur un certain nombre de sujets, mais les éleveurs restent inquiets quant à la conjoncture quelle soit sanitaire ou financière. Nous ne tarderons pas à refaire passer des informations.
Sylvie Fanjat
FDSEA 38
Michel Duprès, directeur du GDS de l'Isère était présent et a abordé les sujets sanitaires avec beaucoup d'explications.
- La vaccination contre la FCO toujours obligatoire...
Depuis le 1er juillet, il n'y a plus l'aide de l'Etat, cependant la vaccination reste obligatoire. Rappelons que jusqu'à cette date, l'Etat et l'Europe aidaient dans l'achat des doses et un tiers payant était en place pour 50 % du montant HT des actes de vaccination (hors vaccin) plafonné à 2 euros par bovin et 0,75 euros par ovin. Tous les ovins qui avaient plus de 3 mois à la date du passage du vétérinaire devaient être vaccinées. Les éleveurs qui font vacciner leurs animaux après le 1er juillet 2009 devront donc payer intégralement les frais correspondant.
Certains éleveurs ont imputé à la vaccination des problèmes de reproduction ou de mortalité des jeunes. Le directeur du GDS a rappelé sur ce sujet qu'il était absolument nécessaire de les signaler aux vétérinaires les effets secondaires de la vaccination afin qu’il puisse y avoir établissement de dossiers de pharmacovigilance. Ceci est indispensable pour que les conditions d’utilisation des vaccins FCO, encore sous ATU soient mieux cernées. Il a toutefois regretté que les problèmes soient signalés trop longtemps après l’observation des symptômes indésirables où que fréquemment les effets rapportés soient sans relation directe avec la vaccination. Dans les cas les plus graves que le GDS a exploré d’autres maladies infectieuses ont été identifiées. De leur côté, les éleveurs affirment, en tout cas, pour certains d'entre eux en avoir parlé à leur vétérinaire qui n'a pas semblé noter l'importance de ses effets et qui même parfois mettaient en cause les pratiques des éleveurs. Pour certains, face aux problèmes rencontrés, la complémentation minérale semble résoudre les problèmes de fertilité. En conclusion, tous s’accordent sur le fait que la vaccination s'est fait l'an passée dans des conditions loin d’être optimale alors que la fièvre catarrhale était certainement déjà bien présente dans le département. Dans ce cas le vaccin ne peut pas jouer pas son rôle préventif. Malheureusement les doses n'ont pas été disponibles plus tôt.
Il est convenu qu'un questionnaire sera envoyé aux éleveurs afin de détailler les causes des mortalités et mesurer les conséquences de la vaccination en élevage ovin.
Interpellé sur le problème de la facturation, Michel Dupres a détaillé le contenu de l’accord bipartite fixant les tarifs de prophylaxie. Un modèle de facture type pour l’Isère peut être téléchargé sur le site www.gds38.asso.fr.
Enfin, pour la prochaine campagne de prophylaxie, la FNGDS et la FNO souhaitent que le caractère obligatoire de la vaccination FCO soit maintenue mais dans des conditions différentes : vaccination par le vétérinaire des animaux destinés à l’exportation, vaccination par l’éleveur de ses propres animaux sur prescription du vétérinaire (comme pour les autres vaccins).
- Identification des ovins : les boucles électroniques sont testées en élevage tandis qu’internet est recommandé pour la notification des mouvements à l'EDE
Officiellement depuis le 1er avril de cette année, toutes les entrées et sorties doivent être notifiées (sauf les sorties équarrissage). Le dispositif défini et rendu obligatoire en mars 2009 se met en place progressivement. En Isère, la solution privilégiée est la notification par Internet. Aussi, les éleveurs recevront dans un premier temps des documents d’explications sur cette « réforme 2009 », puis courant août leurs codes d’accès à OraniWeb. Le traitement des notifications transmises par papier ou télécopie sera en revanche facturé.
Pour les nouvelles boucles électroniques, seules 1500 ont été accordées au département de l’Isère, destinées en priorité aux élevages en contrôle de performance et pour les agnelles de renouvellement. Trois éleveurs se sont manifestés pour être volontaire et les tester. Pour les gros troupeaux, les boucles électroniques doivent représenter un gain de temps important à condition de s’équiper du matériel de lecture et de tri adapté. Autre souci : le coût réel n'est annoncé par personne.
- Equarrissage: mise en place d'une contribution des éleveurs
- Le point sur les aides apportées à la filière ovine en 2009
Pour rappel, la référence prise en compte correspond à la meilleure année 2006, 2007 ou 2008 avec obligation d'avoir touché une prime en 2008 et d'avoir déposé un dossier en 2009.
En ce qui concerne les aides FAC et MSA : il y a eu un rallongement des délais de dépôt des dossiers, mais cela n'a pas empêché beaucoup d'éleveurs ne pas pouvoir y accéder à cause du plafond des aides dites de minimis.
De même, les modalités de l'aide de 25 millions d'euros sur les DPU ovins sont acquises.
Cette mesure, comme la précédente, découle de la conférence sur les revenus des exploitations agricoles qui s'est tenue en novembre dernier et fait partie des 50 M€ annoncés par le Ministre pour venir en aide au secteur ovin en 2009. Cette mesure repose sur une revalorisation des DPU des éleveurs ovins allaitants à hauteur du nombre de brebis viande primées sur l'exploitation. La référence prise sera celle de la meilleure année entre 2006, 2007, 2008 OU 2009. Ainsi, comme la FNO l’avait demandé, l'année 2009 a été prise en compte. Le montant à la brebis n'est pas connu à l'heure d'aujourd'hui puisqu'il dépendra du nombre total de brebis prises en compte au niveau national (il devrait se situer entre 5 et 6 €/brebis). La dotation par exploitation se fera par la création de nouveaux DPU et/ou une revalorisation des DPU existants. Cette mesure s'inscrit dans les aides de la PAC et sera donc pérenne au moins jusqu'à la prochaine réforme. Le paiement interviendra en décembre 2009 lors du paiement des DPU.
Cette réunion a permis de faire le point sur un certain nombre de sujets, mais les éleveurs restent inquiets quant à la conjoncture quelle soit sanitaire ou financière. Nous ne tarderons pas à refaire passer des informations.
Sylvie Fanjat
FDSEA 38
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