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Grippe mexicaine : le point avec Michel Boursier, président du GDS de l'Isère

Derniére mise à jour le : 05/11/2009

Article publié en partenariat avec
Grippe mexicaine :
Trois questions à Michel Boursier, président du GDS de l'Isère
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143 élevages de porcins en Isère
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D'après les données du GDS de l'Isère, le département compte 137 élevages de porcs dont 105 engraisseurs, 33 naisseurs-engraisseurs, 6 post-sevreurs, 5 naisseurs. 6 élevages de sangliers sont également recensés. "Une partie des élevages est intégrée dans des groupes nationaux, précise le directeur Michel Duprès. Nous avons quelques naisseurs engraisseurs de taille importante. Le département compte également de nombreux producteurs fermiers qui transforment et vendent leur production en direct."
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Comment le GDS réagit-il face au virus A/H1N1 ?
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Le GDS n'a rien à voir avec le virus A/H1N1, car c'est une maladie qui concerne les humains. Aucun cas de grippe n'a été signalé aujourd'hui dans les élevages du Mexique autour des foyers de la maladie. Ce virus, hébergé par l'espèce humaine, pourrait faire prendre, en revanche, des risques à nos animaux ! Nous devons maintenir les mesures de biosécurité à l'entrée des élevages : désinfection des personnes à l'entrée et à la sortie, excellent niveau d'hygiène... Mais avec l'expérience de la grippe aviaire, les éleveurs y sont déjà sensibles. Le mode de transmission du virus est différent. Le virus A/H1N1 se transmet par voie aérienne, tandis que le H5N1 pouvait être présent dans les fientes d'animaux, chaque oiseau étant un vecteur potentiel. Quoi qu'il en soit, ces virus se transportent facilement. Le plus grand risque, aujourd'hui, porte sur des personnes revenant de voyage au Mexique.
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Comment réagir face à une défiance éventuelle du consommateur vis-à-vis de la viande de porc ?
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Il faut le répéter, consommer du porc ne présente aucun risque. Le virus A/H1N1 n'affecte pas les élevages. Pour conjurer cette peur des pratiques d'élevages, nous devons travailler d'une façon irréprochable, apporter la preuve d'un niveau de sécurité maximum, même si le risque zéro n'existe pas. Il n'est pas nécessaire, pour autant, de tomber dans la pasteurisation des produits à l'Américaine. Ensuite, c'est une question de société. Si nous voulons conserver une bonne qualité de nourriture, nous devons maintenir un bon niveau d'hygiène.
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Pour l'instant, il semble que le consommateur ait compris le message…
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Nous nourrissons l'espoir, qu'au fil des crises sanitaires, l'auditeur, le téléspectateur, le citoyen devienne plus mature. Les gens auraient-il compris que la viande de porc n'était pas en cause ? Pour l'instant, je n'ai pas entendu parler de baisse de la consommation. Le risque le plus important de transmission porte entre les humains, avec un risque accru en ville du fait de la proximité.
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Traçabilité du porc
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 Plus de renseignements dans la rubrique réglementation et prophylaxies
"Une exploitation porcine doit être déclarée au GDS à partir du moment où les porcs sont vendus à d’autres élevages ou que leur viande est commercialisée. Il existe une dérogation pour les porcs élevés dans un but d’autoconsommation avec un maximum de quatre porcs à l'année, explique Béatrice Cocheril, responsable de l'identification au GDS de l'Isère. Les éleveurs demandent un numéro d'exploitation auprès du GDS. Nous leur attribuons un indicatif de marquage. Il correspond à l'ancien numéro de TVA (2 lettres du pays, deux numéros et trois lettres). Avant de sortir d'un élevage, un porc doit être identifié avec ce numéro. Pour aller vers un autre élevage cela peut être sous la forme d'une boucle ou d'un tatouage à l'oreille. S’il part à l’abattoir ça sera un simple coup de frappe à l'épaule.  Dans les deux cas, l'animal doit disposer de son document de circulation. Des modèles sont disponibles au GDS. Pour ceux qui sont en intégration, c'est la filière qui s'en occupe. Sur l'exploitation, le registre d'élevage est enrichi, au jour le jour, de toutes les données liées au soin des animaux, à leur alimentation, aux mouvements d'animaux… "
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Les maladies surveillées
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Dans les élevages de porcs, la maladie d'Aujeszky fait l'objet d'une prophylaxie obligatoire, indique le vétérinaire et directeur du GDS de l'Isère, Michel Duprès. Ce contrôle est réalisé par sondage sur les reproducteurs et dans les ateliers d'engraissement. En France, une surveillance régulière est établie vis-à-vis de la peste porcine, qui peut affecter porcs et sangliers. Nous sommes également très vigilants par rapport aux problèmes de brucellose porcine. Pour ceux qui le souhaitent, le GDS conduit une action contre le SDRP (Syndrome dysgénésique et respiratoire porcin), ou « maladie bleue ». Les éleveurs naisseurs sont également très attentifs à la maladie d'amaigrissement du porcelet (MAP). Bien sur, le porc est une espèce sensible à la grippe, au même titre que les volailles, les chevaux et les humains. Mais en France, le virus influenza A/H1N1 n'a pas de raison de concerner les élevages.
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Propos recueillis par Catherine Pellotier




















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