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Un rotoluve à l'essai

Maladies contagieuses des élevages
Un rotoluve à l'essai
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En matière de maladies contagieuses, la préfecture de l'Isère se prépare au pire. Un rotoluve de 6 mètres sur 4 a été testé, jeudi dernier sur le parking de la DDE de Comboire, dans l'éventualité d'un foyer à circonscrire. Cette mise en situation devrait permettre de réagir efficacement en temps voulu. Explications.
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Qui a participé à cet exercice ?
 en acteurs : Direction départementale de l'équipement, Direction départementale des services vétérinaires, Service départemental d’incendie et de secours, Groupement de défense sanitaire
 en observateurs : Préfecture - Service interministériel de défense et de protection civiles (Sidpc), Conseil général, Direction départementale de l'agriculture et de la forêt, Gendarmerie et Police nationales.
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Le parking de la DDE était occupé, jeudi 16 octobre, par un dispositif pour le moins particulier. Un rotoluve de six mètres de long sur quatre mètres de large a été installé pour la journée, dans l'objectif de tester sa fiabilité et son efficacité. "L'installation de rotoluves est une des mesures inscrite dans le plan de prévention des épizooties majeures, explique le président du GDS de l'Isère, Michel Boursier. L'objectif de cette journée est de vérifier les procédures écrites". Une entreprise de travaux publics a mis seulement trois heures à construire l'ouvrage, composé d'une couche de sable (pour niveler le sol), de membranes géotextiles, d'une bâche étanche et de 25 tonnes d'enrobé froid. Ce dernier a été coulé pour former deux pentes à l'entrée et la sortie du rotoluve ainsi que deux bourrelets sur les côtés. L'ensemble doit permettre le passage de véhicules dans un bain de 4 000 litres de solution désinfectante : de la soude caustique, agrémenté de paille pour éviter les projections. "Il faut imaginer l'ouvrage sur une route de campagne", souligne Michel Voilin, chef du bureau de défense de la préfecture de l'Isère, qui pilotait cet essai, "tous les véhicules qui partent et rentrent dans la zone où la maladie a été détectée doivent l'emprunter".
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Surveillance technique et policière
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Les techniciens du GDS sont chargés de vérifier régulièrement le pH de la solution désinfectante.


Lors de l'apparition d'un foyer de maladie contagieuse : fièvre aphteuse, grippe aviaire, peste porcine… le plan prévoit toute une série de mesures. "Quand une suspicion nous est signalée, la sortie de l'élevage est contrôlée par un rotoluve, explique Catherine Gadaud, responsable du service santé animale à la DSV de l'Isère. C'est une structure plus légère, mise en place par le GDS, permettant de désinfecter les véhicules pour rentrer et sortir. Si le cas est confirmé, une zone de protection de trois kilomètres est établie autour du foyer avec de fortes restrictions. Tout autour, une zone de surveillance de sept kilomètre est délimitée, avec des restrictions allégées. Le rotoluve que nous testons aujourd'hui est installé à la jonction de la zone de 3 et de 7 kilomètres. Toutes les routes sont barrées, les véhicules circulants sont obligés de passer par ces dispositifs. Dans l'idéal, il n'en faudrait pas plus de trois. Ces rotoluves nécessitent une surveillance technique et policière pendant toute la durée de leur utilisation, soit un mois". Les techniciens du GDS de l'Isère vérifient, deux fois par jour, le pH de la solution désinfectante. Ils renouvellent le produit quand c'est nécessaire. De leur côté, les services de gendarmerie contrôlent le respect de ces règles exceptionnelles de circulation. "Si les axes routiers sont nombreux, nous les neutralisons pour imposer le passage dans les rotoluves", explique Marc Beydon, chef d'escadron du groupement de gendarmerie de Grenoble. Les effectifs de la brigade territoriale sont alors mobilisés, avec l'appui de l'escadron départemental de sécurité routière (motards), voire d'autres brigades.
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Prévoir le pire
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Le pédiluve de quatre mètres sur six doit permettre le passage de véhicules lourds pour entrer et sortir d'une zone d'élevage atteinte par une maladie contagieuse.

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Jeudi 16 octobre, le rotoluve installé sur le parking de la DDE a fait ses preuves. Il n'a pas cédé lors du passage de plusieurs voitures et camions lourds, dont l'un d'entre eux était chaîné. Les roues ont été suffisamment immergées dans le bain de désinfectant pour empêcher la diffusion d'un éventuel virus. D'autres mesures, plus légères - mais tout aussi contraignantes -  étaient montrées : le passage des piétons dans un pédiluve, ou la désinfection des deux roues. Le temps d'une journée, tous les services impliqués dans cet exercice ont imaginé le pire. C'est le rôle, au sein de la préfecture de l'Isère, du service interministériel de défense et de protection civile (Sidpc) qui, placé sous l'autorité directe du préfet, prévoit des règlements de manœuvre pour chaque type de risque : sanitaire, biologique, chimique, nucléaire…
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Catherine Pellotier



















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