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Un nouveau cas de tuberculose bovine en Isère

Derniére mise à jour le : 05/02/2008

Un nouveau cas de tuberculose en Isère
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L’information a bien circulé dans le département : un troupeau de vaches Charolaises a été déclaré infecté début avril. Conformément à la réglementation et afin limiter l'extension de la maladie, le troupeau infecté a été abattu. Mais cette fois-ci c'est une soixantaine d'exploitation en contact avec le troupeau infecté ou lui ayant acheté des bêtes doivent procéder à des contrôles. Pour faire le point, le GDS a organisé le réunion le mercredi 23 avril qui a rassemblé plus de 200 éleveurs. Retour sur les principales explications...
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Quelle est l'origine de la tuberculose ?
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La tuberculose est due à bacille. Chez les bovins infectés le portage sain sans aucun symptôme de maladie est le plus courant. Plus de 9 fois sur 10, la tuberculose bovine est découverte à l'abattoir. La prophylaxie, qui a démarré en 1954 avec la création des GDS a porté ses fruits. Aujourd'hui la tuberculose est presque éradiquée. Mais pas totalement. En raison de son évolution très lente et d'un diagnostic difficile, on découvre encore chaque année une dizaine de foyers en France. A chaque fois, le but des autorités est de remonter à la source de l'infection pour prévenir la résurgence de la maladie.
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Comment se transmet la maladie ?
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L'infection se transmet entre bovins lorsqu'un animal infecté (mais porteur sain) est introduit dans une étable. Certains bâtiments sans entrée pour la lumière du soleil, confinés, humides, chauds, sont favorables à la survie du bacille et par conséquent la contagion. Le plus souvent le bacille pénètre par inhalation dans les poumons. Il se multiplie et se répand dans les poumons ou d'autres organes par le système sanguin ou le système lymphatique. La tuberculose bovine a une incubation longue, une évolution chronique. Elle entraîne le développement d'abcès qui finissent par prendre l'aspect et la consistance de fromage blanc : on parle d'abcès « caséeux ». La tuberculose peut revêtir des formes diverses : pulmonaire, ganglionnaire, intestinale, osseuse, nerveuse, cutanée et génitale. Les symptômes dépendent des organes impliqués.
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Quels sont les espèces sensibles ?
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Outre les bovins, les caprins sont également sensibles à la maladie. En revanche, les moutons ne développent pas la tuberculose.
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Que prévoit la réglementation ?
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Un élevage est déclaré infecté uniquement lorsque le bacille est mis en évidence à partir d'une lésion prélevée en abattoir sur un animal issu de cet élevage. Un troupeau infecté de tuberculose est placé sous Arrêté préfectoral portant déclaration d'infection (APDI). Cela implique notamment l'isolement et la séquestration de tous les animaux du troupeau jusqu'à leur abattage afin d’éviter une pérennisation de l'infection et une propagation invisible de la maladie. Dans le même temps, la DDSV mène une enquête épidémiologique afin de déterminer les causes possibles de contamination et les risques de contamination d'autres élevages. Dans tous ces élevages, des contrôles sont effectués afin de ne pas passer à coté d'un début d'infection.
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Quelle est la situation en Isère ?
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A ce jour, il y a deux exploitations infectées de tuberculose.
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Le début de ces deux cas remonte à janvier 2008. Une vache est abattue à l'abattoir de La Cote St André et présente des lésions évocatrices de la maladie. La DDSV suspend immédiatement les qualifications du troupeau d'origine de cet animal, et procède à des investigations. Mais avec la tuberculose, il faut savoir que les analyses de laboratoire sont toujours très longues. La confirmation officielle de la présence du bacille de la tuberculose par le laboratoire de référence de Maisons-Alfort arrive début avril à la DDSV.  La situation n'est pas anodine : les mesures d'assainissement prévoient l'abattage de l'intégralité du troupeau infecté. L’éleveur ayant recensé en premier la maladie sur son cheptel a dû faire abattre quelques 170 bêtes en l’espace de deux semaines.
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Mais en février 2008, deux taurillons, engraissés par un autre éleveur mais nés dans l'élevage précédent se révèlent porteurs de lésions évocatrices de la tuberculose lors de leur abattage. Même procédure : mise sous séquestre de l'exploitation et analyses au Laboratoire de Chambéry, puis à nouveau à Maisons-Aflort pour la confirmation officielle. Là encore, les résultats tombent début avril. L'infection est confirmée.
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A l'heure où nous écrivons, l'origine initiale de la contamination n'est pas encore déterminée bien que plusieurs pistes sérieuses soient suspectées. En effet, tous les mouvements du troupeau infecté ont été remontés depuis 2004. Les bacilles qui ont été isolés sur les lésions des animaux de notre département sont actuellement comparés à ceux trouvés sur d'autres animaux infectés au cours des dernières années.
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Sur le terrain, la priorité va d'abord à la prévention. L'élevage qui s'est révélé infecté avait des pâtures sur de nombreuses communes autour de la Frette et participait à un alpage pendant l'été. Au total, près d'une soixantaine d'exploitations doivent procéder en urgence à des tuberculinations comparatives sur un total de plus de 5000 bêtes ! Un travail long et difficile pour les vétérinaires et les éleveurs car il faut à chaque bovin mesurer les plus de peau sur le cou, lui injecter deux tuberculines (une bovine, une aviaire) et trois jours plus tard mesurer à nouveau l'épaisseur de la peau sur les sites d'injections. Une contention irréprochable est indispensable !
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La protection de son troupeau passe par l'hygiène !
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Au cours de la soirée d'information du mercredi 23 avril, Jean-Pierre Vernozy, directeur des Services Vétérinaires, et Michel Duprès, directeur du GDS ont longuement insisté sur les précautions à prendre dans l'immédiat. Elles concernent les élevages qui doivent faire procéder aux tuberculinations comparatives :
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- ces tuberculinations doivent être réalisées au plus vite. Sans ces examens, les troupeaux concernés resterons suspendus de leurs appellations et ne pourront ni vendre ni acheter d'animaux,
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- en attendant, il convient de limiter les contacts avec les élevages voisins en parc. Soit on évitera de placer dans des parcelles mitoyennes les animaux, soit on utilisera des doubles clôtures,
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- pour les visites en élevage, il faut veiller à une hygiène rigoureuse des intervenants : cote ou blouse propre, nettoyage des bottes au départ, désinfection des bottes à l'arrivée lorsqu'on visite un bâtiment. Pour le pédiluve, le GDS recommande fortement l'utilisation du Délégol®.
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- en cas de prêt de matériel de contention ou de bétaillière, les règles d'hygiène doivent également être renforcées : nettoyage après chaque utilisation du matériel, et désinfection. Il est également possible d'utiliser du Délégol®.
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Article rédigé avec la collaboration du CDJA de l'Isère

































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