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| Une
gestion des Pouvoirs publics incohérente et politique avant d’être technique
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o Les G.D.S
de Bourgogne dénoncent la confusion et le manque de cohésion de la gestion
actuelle de la F.C.O par les Pouvoirs Publics et tiennent à s’en expliquer
par des exemples concrets.
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o Dès 2006,
les G.D.S de Bourgogne ont mesuré le risque économique de la F.C.O pour
la filière allaitante. Ils ont constitué un groupe de travail regroupant
tous les représentants de la filière et ont mené une étude économique qui
montrait l’impact considérable de cette maladie que l’on pouvait redouter
pour 2007. Les conclusions de ce travail préconisaient une anticipation
de la crise et appelaient à un dialogue « en temps de paix » avec la filière
italienne pour éviter les débordements d’une crise prévisible.
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o Le 5 juillet
2007, les G.D.S de Bourgogne ont alerté sur ces points l'ensemble des départements
du Bassin Allaitant (Chambres d’Agriculture, Conseils Généraux, Régionaux,
élus, G.D.S) lors d’une réunion tenue à la Ferme du Marault à Magny Cours.
En guise de réponse, le représentant de la D.G.Al. présent a invité la
filière « à serrer les fesses » (sic !) jusqu’au mois d’octobre 2007…
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o Dès 2006,
les G.D.S par la voix de leur fédération nationale ont réclamé que soient
entreprises des études scientifiques conséquentes sur la F.C.O. (identification
et biologie du vecteur, épidémiologie de la maladie, efficacité de la désinsectisation,
développement de l’immunité chez les animaux atteints, vaccinologie).
Tous les projets ont été montés en précipitation et sans réelle concertation
après la vague épizootique de 2007.
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o Les G.D.S
réclamaient également qu’un véritable réseau de surveillance entomologique
soit mis en place, à l’image des réseaux en Italie ou en Espagne. L'émergence
de cette maladie vectorielle mais aussi le risque d’autres pathologies
vectorielles, humaines et animales, justifiait amplement un tel projet.
A ce jour, nous ne disposons que d’un réseau embryonnaire et c’est un
des reproches principaux de la commission d’inspection vétérinaire européenne
qui justifie la clause de sauvegarde décrétée par l’Italie.
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o Dès la mise
en application du règlement européen qui redéfinissait les règles d'échanges
en octobre 2007, les G.D.S de Bourgogne ont soutenu l’idée qu’il fallait
valoriser la possibilité d’échanger des animaux immunisés, qui étaient
la solution d'avenir pour cette maladie. A cette époque, l’Italie avançait
déjà ce type de principe avec des animaux vaccinés (avec le vaccin vivant
produit en Italie). Cette demande n'a jamais été réellement prise en compte
et on mesure le résultat aujourd’hui.
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o Dès que la
F.C.O a fait preuve de son agressivité envers le bétail, les G.D.S de Bourgogne
ont appelé à développer le plus rapidement possible la production de vaccins,
et par tous les moyens possibles. Quand le G.D.S de Saône-et-Loire a interrogé
la D.G.Al. sur la possibilité de travailler avec tous les laboratoires
producteurs de vaccins disposés à en produire, la réponse a été une impossibilité
pour des raisons de droit administratif. Pour de telles raisons, il faudrait
donc laisser mourir des animaux et s’effondrer toute une filière économique
? C’est absurde, indigne d’une société dite moderne et révoltant !
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o Après avoir
annoncé pendant des mois qu’il n’était pas possible de disposer de vaccin
avant le printemps 2008, le gouvernement trouve en urgence 200 000 doses,
puis à nouveau 200 000 doses pour répondre au blocage italien. Nous ne
pouvons plus prêter de crédit à ce genre d’annonces, qui bouleversent
sans cesse l'organisation des marchés et créent des situations de faux
espoirs et de désespoir chez les éleveurs.
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o La stratégie
d’utilisation des vaccins ne répond à aucune règle épidémiologique, ni
même économique, mais à des impératifs politiques, qui visent à satisfaire
celui qui crie le plus fort, parfois pour de bonnes raisons. On aurait
pu légitimement s'interroger sur l’effet protecteur de l’immunité naturelle
dans les zones hautement contaminées (et la Bourgogne en compte), mais
sans aucune recherche sur ce domaine, comment le savoir ?
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o Les modalités
pratiques de la vaccination, par le vétérinaire ou par l'éleveur, illustrent
la valse hésitation des Pouvoirs publics pour gérer ce dossier. D’une
vaccination obligatoire dans le cadre d’un mandat sanitaire, on est passé
à une vaccination libérale offerte à toutes les dérives.
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o Au final,
la gestion de la F.C.O par les Pouvoirs Publics se résume en une accumulation
de mesures et contre mesures mises en œuvre dans la précipitation face
à des situations auxquelles ils ont eux-mêmes contribués. Trop, c’est
trop ! Les G.D.S de Bourgogne ne peuvent plus cautionner une telle incurie.
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Les G.D.S de Bourgogne restent
au côté des éleveurs
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o Les G.D.S
de Bourgogne sont des organisations d’éleveurs au service des éleveurs.
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o C’est pourquoi
dans cette crise, ils ont toujours eu à cœur d’informer objectivement
les éleveurs (plaquettes, site Internet, standard téléphonique), et de
préconiser des solutions techniques cohérentes, même si elles n’ont pas
toujours été admises.
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o Les G.D.S
de Bourgogne se sont également investis dans la gestion des aspects sanitaires
de cette maladie pour faciliter la tâche des éleveurs. Ils instruisent
les dossiers mortalité pour le compte des Services vétérinaires, ils apportent
leur soutien logistique pour l’information des éleveurs, l’organisation
et la réalisation de prélèvements ou des piégeages de moucherons, etc.
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o De même ils
ont appliqué leur tradition mutualiste en montant la Caisse de Solidarité
pour la Santé Animale qui permettra aux éleveurs touchés par des problèmes
cliniques de bénéficier du mutualisme national des éleveurs.
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o Enfin, ils
apportent leurs informations et leur savoir faire à l'évaluation et au
suivi de cette maladie appelée à s’installer durablement sur notre territoire.
Dans ce cadre ils ont mis en œuvre une étude sur le délai de vironégativation
des animaux viropositifs, étude sur laquelle l’Etat s’est désengagé après
avoir annoncé sa participation…
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Des propositions appuyées
sur des bases techniques
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o Les G.D.S
de Bourgogne continueront à s’engager dans l’intérêt des éleveurs sur
les points où ils sont déjà engagés (instruction des dossiers mortalités),
mais ils se refusent d’aller plus loin, tant que la gestion de la F.C.O
ne s’appuiera pas sur des bases techniques plus cohérentes.
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o Ils demandent
néanmoins que tous les moyens soient pris pour obtenir un maximum de vaccins
par tous les fournisseurs disponibles. Sur ce point, il est indispensable
de connaître la réalité des stocks présents et à venir.
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o Ils demandent
également que la mise en œuvre progressive de la vaccination tienne compte
du risque d’apparition de la clinique dans le temps. Pour couvrir le plus
rapidement possible l’ensemble du territoire, ils proposent que la vaccination
s’opère en deux vagues successives à l’échelle nationale, la seconde
ne débutant qu’après la fin de la première.
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o Ils rappellent
la nécessité d’instaurer un dialogue suivi et constructif entre les filières
françaises et italiennes afin de mieux cerner les attentes et les contraintes
sanitaires des deux filières pour des échanges sécurisés.
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o Ils rappellent
la nécessité de mettre en place un véritable dispositif scientifique coordonné
pour améliorer les connaissances sur cette maladie qui va durablement s’implanter
sur le continent européen.
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