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Les GDS de Bourgogne dénoncent la gestion actuelle de la FCO

Derniére mise à jour le : 03/06/2008

Les G.D.S de Bourgogne dénoncent la gestion actuelle de la F.C.O
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Une gestion des Pouvoirs publics incohérente et politique avant d’être technique
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o Les G.D.S de Bourgogne dénoncent la confusion et le manque de cohésion de la gestion actuelle de la F.C.O par les Pouvoirs Publics et tiennent à s’en expliquer par des exemples concrets.
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o Dès 2006, les G.D.S de Bourgogne ont mesuré le risque économique de la F.C.O pour la filière allaitante. Ils ont constitué un groupe de travail regroupant tous les représentants de la filière et ont mené une étude économique qui montrait l’impact considérable de cette maladie que l’on pouvait redouter pour 2007. Les conclusions de ce travail préconisaient une anticipation de la crise et appelaient à un dialogue « en temps de paix » avec la filière italienne pour éviter les débordements d’une crise prévisible.
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o Le 5 juillet 2007, les G.D.S de Bourgogne ont alerté sur ces points l'ensemble des départements du Bassin Allaitant (Chambres d’Agriculture, Conseils Généraux, Régionaux, élus, G.D.S) lors d’une réunion tenue à la Ferme du Marault à Magny Cours. En guise de réponse, le représentant de la D.G.Al. présent a invité la filière « à serrer les fesses » (sic !) jusqu’au mois d’octobre 2007…
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o Dès 2006, les G.D.S par la voix de leur fédération nationale ont réclamé que soient entreprises des études scientifiques conséquentes sur la F.C.O. (identification et biologie du vecteur, épidémiologie de la maladie, efficacité de la désinsectisation, développement de l’immunité chez les animaux atteints, vaccinologie). Tous les projets ont été montés en précipitation et sans réelle concertation après la vague épizootique de 2007.
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o Les G.D.S réclamaient également qu’un véritable réseau de surveillance entomologique soit mis en place, à l’image des réseaux en Italie ou en Espagne. L'émergence de cette maladie vectorielle mais aussi le risque d’autres pathologies vectorielles, humaines et animales, justifiait amplement un tel projet. A ce jour, nous ne disposons que d’un réseau embryonnaire et c’est un des reproches principaux de la commission d’inspection vétérinaire européenne qui justifie la clause de sauvegarde décrétée par l’Italie.
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o Dès la mise en application du règlement européen qui redéfinissait les règles d'échanges en octobre 2007, les G.D.S de Bourgogne ont soutenu l’idée qu’il fallait valoriser la possibilité d’échanger des animaux immunisés, qui étaient la solution d'avenir pour cette maladie. A cette époque, l’Italie avançait déjà ce type de principe avec des animaux vaccinés (avec le vaccin vivant produit en Italie). Cette demande n'a jamais été réellement prise en compte et on mesure le résultat aujourd’hui.
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o Dès que la F.C.O a fait preuve de son agressivité envers le bétail, les G.D.S de Bourgogne ont appelé à développer le plus rapidement possible la production de vaccins, et par tous les moyens possibles. Quand le G.D.S de Saône-et-Loire a interrogé la D.G.Al. sur la possibilité de travailler avec tous les laboratoires producteurs de vaccins disposés à en produire, la réponse a été une impossibilité pour des raisons de droit administratif. Pour de telles raisons, il faudrait donc laisser mourir des animaux et s’effondrer toute une filière économique ? C’est absurde, indigne d’une société dite moderne et révoltant !
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o Après avoir annoncé pendant des mois qu’il n’était pas possible de disposer de vaccin avant le printemps 2008, le gouvernement trouve en urgence 200 000 doses, puis à nouveau 200 000 doses pour répondre au blocage italien. Nous ne pouvons plus prêter de crédit à ce genre d’annonces, qui bouleversent sans cesse l'organisation des marchés et créent des situations de faux espoirs et de désespoir chez les éleveurs.
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o La stratégie d’utilisation des vaccins ne répond à aucune règle épidémiologique, ni même économique, mais à des impératifs politiques, qui visent à satisfaire celui qui crie le plus fort, parfois pour de bonnes raisons. On aurait pu légitimement s'interroger sur l’effet protecteur de l’immunité naturelle dans les zones hautement contaminées (et la Bourgogne en compte), mais sans aucune recherche sur ce domaine, comment le savoir ?
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o Les modalités pratiques de la vaccination, par le vétérinaire ou par l'éleveur, illustrent la valse hésitation des Pouvoirs publics pour gérer ce dossier. D’une vaccination obligatoire dans le cadre d’un mandat sanitaire, on est passé à une vaccination libérale offerte à toutes les dérives.
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o Au final, la gestion de la F.C.O par les Pouvoirs Publics se résume en une accumulation de mesures et contre mesures mises en œuvre dans la précipitation face à des situations auxquelles ils ont eux-mêmes contribués. Trop, c’est trop ! Les G.D.S de Bourgogne ne peuvent plus cautionner une telle incurie.
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Les G.D.S de Bourgogne restent au côté des éleveurs
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o Les G.D.S de Bourgogne sont des organisations d’éleveurs au service des éleveurs.
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o C’est pourquoi dans cette crise, ils ont toujours eu à cœur d’informer objectivement les éleveurs (plaquettes, site Internet, standard téléphonique), et de préconiser des solutions techniques cohérentes, même si elles n’ont pas toujours été admises.
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o Les G.D.S de Bourgogne se sont également investis dans la gestion des aspects sanitaires de cette maladie pour faciliter la tâche des éleveurs. Ils instruisent les dossiers mortalité pour le compte des Services vétérinaires, ils apportent leur soutien logistique pour l’information des éleveurs, l’organisation et la réalisation de prélèvements ou des piégeages de moucherons, etc.
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o De même ils ont appliqué leur tradition mutualiste en montant la Caisse de Solidarité pour la Santé Animale qui permettra aux éleveurs touchés par des problèmes cliniques de bénéficier du mutualisme national des éleveurs.
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o Enfin, ils apportent leurs informations et leur savoir faire à l'évaluation et au suivi de cette maladie appelée à s’installer durablement sur notre territoire. Dans ce cadre ils ont mis en œuvre une étude sur le délai de vironégativation des animaux viropositifs, étude sur laquelle l’Etat s’est désengagé après avoir annoncé sa participation…
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Des propositions appuyées sur des bases techniques
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o Les G.D.S de Bourgogne continueront à s’engager dans l’intérêt des éleveurs sur les points où ils sont déjà engagés (instruction des dossiers mortalités), mais ils se refusent d’aller plus loin, tant que la gestion de la F.C.O ne s’appuiera pas sur des bases techniques plus cohérentes.
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o Ils demandent néanmoins que tous les moyens soient pris pour obtenir un maximum de vaccins par tous les fournisseurs disponibles. Sur ce point, il est indispensable de connaître la réalité des stocks présents et à venir.
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o Ils demandent également que la mise en œuvre progressive de la vaccination tienne compte du risque d’apparition de la clinique dans le temps. Pour couvrir le plus rapidement possible l’ensemble du territoire, ils proposent que la vaccination s’opère en deux vagues successives à l’échelle nationale, la seconde ne débutant qu’après la fin de la première.
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o Ils rappellent la nécessité d’instaurer un dialogue suivi et constructif entre les filières françaises et italiennes afin de mieux cerner les attentes et les contraintes sanitaires des deux filières pour des échanges sécurisés.
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o Ils rappellent la nécessité de mettre en place un véritable dispositif scientifique coordonné pour améliorer les connaissances sur cette maladie qui va durablement s’implanter sur le continent européen.
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Source : F.R.G.D.S. Bourgogne

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