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Tuberculose bovine en Isère : le Directeur des Services Vétérinaires de l'Isère fera le bilan avant la montée en alpage

Derniére mise à jour le : 05/03/2008

Tuberculose bovine en Isère
Jean-Pierre Vernozy : "faire le bilan avant la montée en alpage"
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Précautions sanitaires :
Etre vigilant sur l'hygiène et la désinfection
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Arriver avec une tenue propre, nettoyer ses bottes avant de repartir, telles sont les recommandations pour les visites des personnes extérieures aux élevages susceptibles d'être contaminés.
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Pendant toute la période d'enquête, le GDS de l'Isère recommande aux éleveurs concernés de prendre des précautions en matière de nettoyage et de désinfection.
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"En attendant les résultats de l'enquête, certaines précautions sont à prendre dans les élevages où la qualification est suspendue", affirme Miche Duprès, directeur du GDS. Elles concernent d'abord le matériel de contention, qui peut être utilisé par plusieurs éleveurs, notamment pour les tests de tuberculination. "Ce matériel doit être nettoyé après chaque utilisation, et désinfecté. Le désinfectant doit être efficace y compris en présence de traces de matière organique. Nous recommandons pour cela d'utiliser du Delegol®. Ce produit pourra également être utilisé pour la réalisation de pédiluves".
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Le GDS recommande aussi l'installation de pédiluves à l'entrée des bâtiments. Ceux-ci doivent être réalisés avec une eau propre et remplacés tous les deux à trois jours, plus tôt si l'eau est souillée. Ils seront utiles pour les personnes qui naviguent entre les  élevages. Le GDS leur recommande alors de se vêtir d'une tenue propre et de se laver les bottes avant de repartir.
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Dans les parcs
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En cette période de mise à l'herbe, les éleveurs doivent également prendre des précautions avec leur voisinage. "Au niveau des parcs, les éleveurs dont les qualifications sont suspendues ne doivent pas mettre leurs animaux en contact avec ceux des voisins, tant que le troupeau n'a pas retrouvé sa qualification. Soit ils mettent leurs animaux dans des parcelles non-mitoyennes, soit ils mettent en place une double clôture. L'espacement doit être de l'ordre de 2 mètres", recommande Michel Duprès.
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Inhalation
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Le principal mode de contamination de la bactérie de la tuberculose est l'inhalation. Mais la bactérie peut aussi être présente dans l'urine ou les selles. Si elle se développe surtout en atmosphère confinée, dans des bâtiments humides, mal éclairés et sombres, elle est aussi très résistante. D'où toutes ces précautions à prendre avant le résultat de l'enquête épidémiologique.
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Suite au cas de tuberculose confirmé dans un élevage de La Frette en avril, une soixantaine d'éleveurs de l'Isère ont leurs qualifications suspendues. Les tests de tuberculination des bovins sont en cours. Les services vétérinaires de l'Isère espèrent faire le point sur la situation avant la montée en alpage. Les explications du Directeur des Services Vétérinaires Jean-Pierre Vernozy...
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Comment la maladie a-t-elle été détectée ?
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Des lésions suspectes de tuberculose ont été détectées à l'abattoir de La Côte-Saint-André. Des échantillons ont été envoyés au laboratoire de Maisons-Alfort, le seul habilité à identifier la bactérie. Nous avons eu confirmation du cas le 7 avril dernier. Après une expertise, l'abattage total du troupeau a été réalisé. Dans ce cas, nous ne trions pas les animaux. La tuberculose étant une maladie insidieuse, elle peut laisser un animal non repéré. C'est une règle nationale adoptée depuis 1999.
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"Nous avons pris des mesures assez strictes, mais nous ne souhaitons pas que la tuberculose s'installe insidieusement dans les élevages", affirme le directeur des services vétérinaires Jean-Pierre Vernozy.

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Avez-vous trouvé l'origine de ce foyer ?
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Deux enquêtes sont pour l'instant en cours. L'enquête "amont" permettra de déterminer l'origine de la maladie dans cet élevage. Nous étudions pour cela toutes les entrées, les élevages voisins… Nous recoupons les informations avec les services vétérinaires des départements d'où proviennent les animaux. Il y a également une enquête "aval", pour voir si d'autres cheptels ont été infestés. Nous regardons notamment tous les voisins de pâture du cheptel contaminé et examinons les ventes d'animaux.
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Que se passe-t-il pour les élevages ayant été en contact avec des animaux du troupeau infecté ?
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Les qualifications d'une soixantaine d'élevages de l'Isère sont aujourd'hui suspendues. La moitié sont des alpagistes, puisque l'éleveur de la Frette montait ses animaux en alpage. Tous les animaux de ces élevages doivent subir un test de tuberculination. Quand un animal réagit au test, c'est qu'il a été exposé. Il faut un délai de trois jours après l'injection pour lire le résultat. Si les résultats sont satisfaisants, le cheptel recouvre tout de suite ses qualifications. Sinon, nous poursuivons notre enquête.
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Les tests de tuberculination sont effectués en ce moment sur plusieurs milliers de bovins isérois. Soixante élevages ont leur qualification suspendue jusqu'aux résultats.
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Quel est le délai pour recouvrer ses qualifications ?
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Nous ne pouvons donner de délai. Les éleveurs et les vétérinaires sont informés de la nécessité des tests, qui sont réalisés en ce moment. Tout dépend de la façon dont les éleveurs parviennent à s'organiser avec leurs vétérinaires. La mise à l'herbe complique un peu la donne, pour une question de contention des animaux, qui doivent être manipulés deux fois : pour l'injection et la lecture des résultats. Les soixante élevages sont concentrés sur quelques cabinets vétérinaires, ce qui rallonge aussi le délai, pour une question de charge de travail.
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Pourquoi ne pas cibler que les animaux à risque ?
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Comme la maladie est contagieuse, nous devons tester tous les animaux, ce qui représente effectivement quelques milliers de bovins. Cette mesure est assez stricte, mais c'est maintenant qu'il faut agir. La maladie réapparaît depuis quelques années en France. En Côte d'Or par exemple, le premier cas date de 2005, il y en a toujours aujourd'hui. Nous ne souhaitons pas qu'en Isère, la maladie s'installe insidieusement dans les élevages, pour qu'on se retrouve, dans les mois ou les années qui viennent, à gérer des cas secondaires. Notons aussi que les animaux malades découverts à la Frette avaient, dans certains cas, des lésions étendues. Ce qui est le signe que la maladie était en pleine activité dans l'élevage.
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Quand pensez-vous être en mesure de faire un bilan de la situation ?
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Nous espérons faire un bilan complet de la situation autour du 15 / 20 mai, avant la montée en alpage. Les éleveurs qui mettent leurs animaux en estive sont pressés d'avoir les résultats. Tout va dépendre ensuite du nombre d'élevages pour lesquels il faudra mener une investigation complémentaire.
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Que se passe-t-il aujourd'hui pour l'éleveur dont le troupeau a été abattu ?
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L'éleveur a racheté des animaux. Mais il a l'interdiction, pour l'instant, de les mettre dans ses bâtiments, qui sont actuellement désinfectés.
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Propos recueillis par Catherine Pellotier











































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