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Lettre ouverte au Prefet de la région Rhône-Alpes

Derniére mise à jour le : 09/07/2007

Lettre ouverte au préfet de la région Rhône-Alpes adressée par le Syndicat Apicole Dauphinois, l'Abeille Dauphinoise, et la Section Apicole du GDS suite à la mise en oeuvre du traitement des cultures exposées à la chrysomèle du mais.
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Monsieur Le Préfet,
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Nous avons l’honneur de vous interpeller dans le cadre de l’épandage aérien d’insecticide contre la chrysomèle qui a lieu depuis le début de cette semaine. Nous nous retrouvons face à de nombreuses interrogations et nous aimerions avoir des réponses précises puisqu’elles  relèvent de votre faitautorité.
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Tout d’abord, nous remarquons que votre communiqué nous informant est parvenu le 30 Août pour votre action d’épandage le lundi 3 Septembre, qui plus est, une veille de week-end. Nous avons bien du mal à comprendre comment un laps de temps aussi court à bien pu être choisi sans vouloir nous associer à ce genre de décision alors que, bien plus tôt et non au pied levé, d’autres parties ont été conviées, dès les piégeages des coléoptères le 22 août ? Serions-nous « personae non grata » ?  
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Ensuite, il est de votre droit légitime de prendre toutes décisions relevant du Bien de la Collectivité, cependant, comme l’indique le début de votre communiqué, il se peut que la chrysomèle soit inoffensive pour l’Homme… mais pas forcément les moyens pour l’éradiquer. En effet, vous ajoutez quelques lignes plus loin que la substance utilisée est le deltaméthrine et que celui–ci n’a pas la mention abeille. Soit. Mais saviez-vous également, parmi le collège de personnes vous entourant lors de votre décision et nous vous relatons un extrait de note du CNRS trouvable simplement sur internet, que le deltaméthrine a des conséquences à long terme plus important, par exemple, que le Fipronil® ? L’abeille étant une sentinelle et un excellent vecteur de notre environnement, comment pensez-vous mettre à l’abri les concitoyens de la zone incriminée des effets collatéraux de cette action puisque ceux-ci n’ont été prévenu qu’ « a posteriori » et avec fracas de votre action ? Vous n’êtes pas sans savoir que l’arrêté du 5 mars 2004 impose pour les traitements aériens une distance minimale de sécurités de 50 mètres vis-à-vis des ruchers,. Aau même titre que les habitations ou les points d’eau,. cCe ne sont pas les ruchers qui doivent reculer de 50 mètres, mais les opérations de traitements.
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Une trentaine de ruchers sont déclarés sur les communes concernées, soit 300 ruches et au bas mot 15 000 000 d’individus. Soit 30 fois la population de Grenoble, Métro comprise.
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Nous surveillerons attentivement tout comportement anormal sur le secteur du cheptel apicole et ne manquerons pas de vous tenir informé des prévisibles dommages que certains éleveurs pourraient connaître.  
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Enfin et sur le long terme, comment envisagez-vous les prochaines campagnes de luttes contre la chrysomèle ? Saviez-vous que la chrysomèle, comme tout autre espèce d’insectes, se reproduit uniquement parce qu’il y a accoutumance de la même culture, au même endroit et chaque année ? Ne serait-il pas plus profitable de mener des actions pour débloquer le gel des terres agricoles et permettre aux agriculteurs le loisir de pratiquer des rotations triennales de leur culture pour, justement, réduire les recours aux insecticides ? Pensez-vous que l’espèce humaine ne s’en porterait pas mieux ?
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Michel Effantin
Président du Groupement de Défense Sanitaire Apicole
Eric Perret
Président de l’Abeille Dauphinoise
Frédéric Chasson
Président du Syndicat Apicole Dauphinois























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