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Projet pilote de valorisation de lidentification électronique ovine
Derniére mise à jour le : 12/08/2005
| 08/12/2005
| Projet
pilote de valorisation
de l’identification ovine électronique Bassin « Sud-est » . | |||
| Alain
Plan est le directeur du
GIE ovin Rhône-Alpes. Il a en
charge la conduite de l'une des cinq études pilotes sur l'identification
électronique en vue de son utilisation à partir de 2008. Un travail qui
rassemble 28 exploitations et une quinzaine de partenaires (coopératives,
abattoirs, fabricants de boucles, informaticiens,...). Le 6 décembre dernier
le comité de pilotage se réunissait pour faire le point sur l'avancement
des travaux. Questions / réponses sur cette étude :
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| Dans
quel cadre s'inscrit le projet que vous pilotez ?
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| Face
à l’éventualité de la généralisation d'une identification électronique,
prévue par le
règlement 21/2004 pour 2008, la profession,
avec le soutien des Pouvoirs Publics (DGAL, OFIVAL), a voulu mettre en
place 5 projets pilotes. L’objectif recherché est de défendre au niveau
européen les options techniques les plus adaptées à nos élevages et à nos
filières. Le Sud-Est (Auvergne, Rhône-Alpes et PACA), s’est donc vu chargé
de la mise en place d’un projet.
. Le pilotage de ces études pilotes, qui se veulent complémentaires entre elles, est avant tout professionnel. Alain Troupenat, éleveur dans le Cantal, est le responsable professionnel de notre bassin Sud Est. Pour ma part j’ai en charge la responsabilité technique et administrative du projet et je bénéficie de l’expertise de Louise Marguin (Institut de l’élevage) qui assure la coordination technique nationale. . | ||||
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| Quels
sont les intérêts d'une identification électronique ?
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| La
lecture automatique de l’identification électronique dans les fonctions
de tri-allotement et d’abattage, doit améliorer la fiabilité des systèmes
d’information, les vitesses d’exécution et surtout supprimer la pénibilité
de certaines tâches. Cet outil permettra de mieux supporter les contraintes
de la traçabilité individuelle, en lien avec les divers cahiers des charges,
dans les centres d’allotement et dans les bergeries d’abattoirs.
. Dans le cadre des déplacements de transhumances, la lecture automatique facilitera les opérations de comptage et les éditions de fichiers pour la gestion sanitaire. . Les projets Sud Ouest (viande et lait) ont beaucoup travaillé sur la récupération des lectures automatiques dans les logiciels de contrôles de performances. . | ||||
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Antenne fixe de lecture
des boucles électroniques sur des portiques en bergerie (photo GIE ovin Rhône-Alpes) |
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| Quelles
pourraient être les applications pratiques pour les éleveurs ?
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| Des
outils de lectures fixes ou mobiles sont en phase de développement dans
les élevages. Les applications possibles en prolongement de ces lectures
sont ou seront :
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| Vous
avez testé les boucles électroniques dans un troupeau transhumant. Pouvez-vous
nous en dire un peu plus sur cette expérience ?
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| Le
test a été effectué dans deux troupeaux transhumants, 6829 brebis ont été
présentées à la lecture. Le travail dans ce chantier, suivi par l’OREAM,
a porté principalement sur la gestion du flux des animaux et sur le positionnement
des panneaux en bout de couloir. L’objectif de ne pas retarder les opérations
de chargement et de déchargement a été atteint, par contre 2% de non–lectures
est une valeur encore trop élevée.
. En montagne, il faudra également résoudre des problèmes d’autonomie en alimentation électrique des lecteurs et du matériel d’enregistrement. . | ||||
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| Que
pensez-vous des taux de lecture ?
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| Trois
pourcent de non–lectures, en moyenne sur les différents chantiers, est
une valeur encore trop élevée pour passer à une phase de généralisation.
En effet dans un centre d’allotement 3% de non-lectures entraîne un problème
sur 50% des lots qui ne peuvent être traités automatiquement. Il reste
donc un travail important à faire avec les fabricants pour explorer les
marges de progrès. Celles-ci semblent être au niveau des performances des
lecteurs et de l'homogénéité des performances des puces, et ce en distance
et en délai de lecture.
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| Aujourd'hui,
quelles sont les limites ou les points faibles qu'il faut encore améliorer
?
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| Le
principal point faible à améliorer est le taux de lecture, bien que les
100% ne seront jamais atteints, il faudra encore progresser pour ramener
les non lectures à moins de 1%. Cela permettra de passer à la phase suivante
qui consiste à mettre en place des méthodes de gestion des non lectures.
Il reste donc en préalable un travail important à faire avec les fabricants
et également un travail sur la contention et la maîtrise des flux d’animaux.
. La limite de cette technologie est son coût, aujourd’hui la boucle est à 1.5 €, on peut penser que le prix baissera de 10 à 15% par an (grâce aux gains de productivité industriels), toutefois le surcoût pour un élevage spécialisé peut approcher les 1000 € par an. L’éleveur ne pourra accepter de financer que s’il retire un service important de l’électronique à travers les applications citées plus haut. Si cette technologie devait être étendue à tous car profitable à l’ensemble de la filière, elle serait alors en place chez des éleveurs qui ne l’utiliseraient pas, l’ensemble de la filière devra alors s’interroger sur la prise en charge de ce surcoût. . Pour conclure je dirai que ce dossier, techniquement complexe et passionnant, représente à coup sûr un enjeu très important de modernisation globale de la filière. . | ||||
| Propos reccueillis par Michel Dupres |
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