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La journée sanitaire sur les maladierespiratoires des bovins

24/01/2005 Une journée sanitaire sur les maladies respiratoires des bovins
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La troisième journée sanitaire du GDS a rassemblé 160 éleveurs, lundi 10 janvier, à La Buisse. La pathologie respiratoire des bovins a été abordée sous plusieurs aspects : symptômes, traitements et mesures de prévention. Les intervenants ont insisté sur le rôle de l’ambiance et de la ventilation des bâtiments d’élevage.
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 Pour en savoir plus, voir également nos pages consacrées à la pathologie respiratoire des bovins et au diagnostic d'ambiance.
160 éleveurs du département ont participé à la troisième journée sanitaire du GDS.
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Les exposés sur la pathologie respiratoire ont suscité de nombreux débats avec les éleveurs allaitants et laitiers, tout au long de la journée.

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Identifier les germes
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La pathologie respiratoire est la principale cause de mortalité des jeunes bovins de 4 à 24 mois. Plusieurs virus sont incriminés : le RSV, le PI3, l’IBR, la BVD. Des bactéries ou parasites sont aussi à l’origine de la maladie. « Le recours au laboratoire est indispensable, soutient Renaud Maillard. Nous devons privilégier l’identification directe des germes sur les animaux en début d’évolution (observation microscopique, bactériologies, virologies et PCR sur les lavages broncho-alvéolaires et/ou aspirations trans-trachéales). Ces analyses sont plus pertinentes que les prises de sang  », explique-t-il. Les résultats permettent d’envisager des mesures préventives pour l'avenir.
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« Lors d’une pathologie respiratoire, il faut réagir vite, avec son vétérinaire », a insisté le docteur Renaud Maillart. Dans les élevages bovins, la pathologie respiratoire peut entraîner de nombreuses pertes. Vétérinaire en Isère, François Bayou a donné l’exemple d’un virus RS, qui survient dans un élevage de 60 mères allaitantes. Quand l’éleveur appelle le vétérinaire, il déplore un broutard mort et deux autres malades. La visite amène François Bayou à ce constat : « nous allons avoir trois catégories d’animaux : les morts, les non malades et les morbides. Ces derniers coûtent le plus cher. Ils peuvent guérir mais la maladie peut aussi leur laisser des séquelles ou des atteintes chroniques ». Un traitement à base d’anti-inflammatoires est mis en place. Face au risque de surinfections bactériennes, le vétérinaire a recours aux antibiotiques.
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Le premier indice : la température
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« Comment apparaît le virus dans un élevage ? », s’interrogent toujours les éleveurs. Pour Jacquemine Vialard, directrice du laboratoire vétérinaire du Rhône, « soit le virus est présent dans l'élevage, et profite d’une circonstance (vêlage, météo…) pour se manifester. Soit vous l’achetez ! » L'introduction ou le mélange d’animaux est souvent à l’origine d’un épisode de pathologie respiratoire. A l’intérieur des bâtiments, le virus se propage rapidement de proches en proches. « Les gouttelettes de la toux d’un animal contaminé peuvent faire quelques mètres. Le passage de l’éleveur et les conditions d’ambiance du bâtiment jouent un rôle », a précisé Renaud Maillard. En cas de doute, le premier réflexe de l’éleveur doit être la prise de température. Le refus alimentaire, la baisse de vivacité et une respiration rapide sont des signes plus tardifs. Des analyses sur les animaux en début d’évolution permettront d’identifier le microbe responsable.
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Vaccination
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La vaccination  contre le Pi3, le RSV, et les pasteurelles a été présentée par Loïc Oliviero, vétérinaire du laboratoire Intervet. « Les animaux doivent être vaccinés avant de rencontrer les germes, donc avant la rentrée à l’étable », a-t-il expliqué. Le respect du protocole de vaccination est essentiel pour l’efficacité sur les animaux. « Le  vaccin ne peut ni corriger une erreur de bâtiment ni remplacer un traitement si les animaux toussent déjà », a-t-il insisté.
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Ambiance des bâtiments
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Pour la pathologie respiratoire, «  le succès repose sur la conduite d’élevage au quotidien », soutient Renaud Maillard. La prise de colostrum du veau nouveau-né est primordiale pour protéger les jeunes veaux. Limiter le mélange des animaux d’âges et de provenances différents est tout aussi important. Les conditions d’ambiance des bâtiments d’élevage et leur ventilation ont été analysées par Eric Vial, technicien du GDS du Rhône, spécialiste sur le sujet. « Le bâtiment est un facteur de risque important. Différents paramètres rentrent en ligne de compte : le volume d’air, la densité des animaux, la température, l’humidité, les ouvertures et les circuits d’air, la vitesse de renouvellement de l’air et la présence d’ammoniac ». Toutes les techniques et les matériaux disponibles sur le marché pour améliorer les bâtiments d’élevage ont été abordés point par point. Eric Vial réalise des diagnostics d'ambiance en Isère.
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A propos du traitement antibiotique
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Michel Duprès, vétérinaire et directeur adjoint du GDS de l'Isère, revient sur l’utilisation raisonnée des antibiotiques, lors d’un épisode de pathologie respiratoire :
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« L'utilisation dès le départ d'un antibiotique sur un problème de pathologie respiratoire n'est pas toujours d'un grand intérêt, car de nombreuses infections sont dues à des virus : B-RSV et PI3 principalement. Le choix de réaliser un traitement antibiotique individuel ou collectif se fait après l'examen par le vétérinaire des animaux malades. Le praticien prend en compte les symptômes et l'environnement des bovins. Il se base aussi sur le pourcentage d'animaux atteints (plus de 30 % de bovins) ou sur la vitesse de progression de la maladie (plus de 10 % de nouveaux malades par jour). Lors d’une infection virale, les traitements essentiels sont ceux destinés à faire chuter la fièvre, favoriser la reprise d'appétit, réduire les sécrétions et faciliter leur évacuation. Séparer les animaux malades des animaux sains est tout aussi important, en les plaçant dans les meilleures conditions d'ambiance possible. Le vétérinaire a recours au traitement antibiotique lorsqu'il est en présence d'une infection bactérienne. Il peut aussi en administrer quand il juge que l'évolution de la maladie vers une surinfection est quasi-certaine du fait des conditions d'élevage. »
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Catherine Pellotier
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