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Hygiène et bien-être

Ambiance bâtiment en caprin

Reportage témoignage ambiance bâtiment d'élevage chèvres ventilation mécanique au Gaec des Cabrettes Haute Savoie GDS 74

L'ambiance des bâtiments contribue à la maîtrise des risques sanitaires - troubles respiratoires, mammites etc - mais aussi au bien-être des animaux et du confort de travail des éleveurs. Témoignage de Denis Ballet-Baz, éleveur au Gaec les Cabrettes - 120 chèvres laitières - à Sallanches.


    
Une cheminée au dessus des ventilateurs pour guider l'air jusqu'à l'extérieur

Attentif au bien-être de leurs animaux, les deux associés du Gaec savent que les chèvres craignent l'humidité - comme tous les animaux - Elles peuvent supporter un froid sec même si en contrepartie elles mangent plus et produisent moins. « Avant, on ne savait pas trop comment ouvrir les portes et les fenêtres pour enlever l'humidité sans avoir un courant d'air sur les chèvres » se souvient l'éleveur. Avec son associé Dominique Joulot, ils ont essayé différentes combinaisons d'ouverture des portes et des fenêtres sans jamais parvenir au résultat escompté. Alors, lorsque Jean-François Mermaz, technicien du GDS 74, est venu tailler les onglons des chèvres, le sujet s'est tout naturellement porté sur l'ambiance du bâtiment. « Suite aux conseils, j'ai construit trois cheminées réparties dans l'allée centrale du bâtiment pour permettre à l'air vicié de s'évacuer. Je n'ai pas pu faire monter les cheminées jusqu'au faîtage pour ne pas condamner le pont roulant. J'ai rajouté une quatrième cheminée dans un coin du bâtiment où il faisait particulièrement chaud.» mentionne l'éleveur. L'air vicié était donc évacué dans la grange à foin situées au dessus des animaux. Ce dispositif de cheminées apporta du mieux mais ne répondait pas complètement à ses attentes : « il faisait moins chaud mais toujours trop chaud par beau temps ; cela sentait l'ammoniac par moment, et par temps de grand vent l'air rentrait par les cheminées » se remémore l'éleveur. Il fallait trouver une gestion plus globale pour gérer l'ambiance du bâtiment : la ventilation mécanique était une solution à étudier.

L'année suivante, lors du traditionnel rendez-vous avec Jean-François Mermaz du GDS 74 pour la taille des onglons, l'ambiance du bâtiment fut à nouveau sujet de discussion. Après avoir estimer le volume du bâtiment, calculer en fonction du nombre d'animaux les débit d'entrées et de sorties d'air nécessaires, la proposition fut la suivante : installer trois ventilateurs d'un diamètre de 40 cm pour extraire l'air vicié tout en gérant le température du bâtiment. L'éleveur, convaincu, se lança lui-même dans l'installation : réaliser sur un côté du bâtiment trois entrées d'air de deux mètres de long sur 50 cm de hauteur et sur le côté opposé placer les ventilateurs et les sorties d'air. « L'idéal aurait été de placer les entrées d'air côté Nord, pour rafraîchir le bâtiment mais la porte d'entrée de la grange empêchait cette disposition » commente Denis Ballet-Baz. Les entrées d'air sont finalement placées à l'Ouest et de façon à ce que l'air ne rencontre aucun obstacle - néon, pipelait - afin de ne pas retomber sur les animaux. Les ventilateurs sont surmontés d'une cheminée pour guider l'air jusqu'à l'extérieur et des volets mobiles sont ajoutés pour empêcher le vent de s'engouffrer et inverser le sens de circulation de l'air. Il ne reste plus qu'à placer les deux sondes - l'une à l'intérieur et l'autre à l'extérieur - et confier l'installation électrique à un professionnel.
Le boitier de régulation
 


« Lorsque j'ai branché l'installation, cela a marché du premier coup ! » se félicite l'éleveur qui a respecté à la lettre les instructions. Ensuite, il a fallu boucher toutes les autres entrées d'air possible : fermer les fenêtres, mettre de la mousse isolante dans les ondes des tôles translucides pour exploiter les extracteurs au maximum. « Une fois tout colmaté, j'ai pris peur car la ventilation s'est arrêtée ! La température s'est mis à grimper. Heureusement, j'ai rapidement compris qu'il s'agissait de la sonde extérieure qui n'avait pas été initialisée. » raconte l'éleveur.
.</div> <div style="text-align:justify">Depuis, Denis s'est familiarisé avec le boîtier de réglage qui ne comporte pas de bouton marche/arrêt mais des boutons +/-. « Je ne reviendrai pas en arrière, c'est un véritable confort de travail. Et même si cela a un coût, cela vaut la peine d'investir. Maintenant, la fermentation du fumier est ralentie, il y a moins d'émanation d'ammoniac, les chèvres se couchent sur toute la surface de l'aire paillée. Et les araignées sont revenues : c'est signe que l'ambiance est saine. » conclut l'éleveur.

Propos recueillis par Isabelle Drouet - GDS 74

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Contact :  
Jean-François Mermaz,
spécialiste de l'aménagement des bâtiments d'élevage,  
reconnu depuis plus de 10 ans,
pour des bâtiments sains, fonctionnels et confortables.
Tél : 06.80.67.13.09
mail : jfmermaz@gds74.asso.fr





























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