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Parasitisme

Mieux lutter contre les parasites

Derniére mise à jour le : 12/05/2005

05/12/2005 Mieux lutter contre les parasites
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Article réalisé...
La journée sanitaire du GDS de l’Isère, jeudi 15 décembre au Creps de Voiron, portera sur la gestion du parasitisme. Tous les bovins, ovins et caprins mis à l’herbe sont concernés. Différentes approches permettent de mieux gérer le problème : connaissance des cycles, gestion des pâtures, traitement ciblé… Explications de Michel Duprès, vétérinaire et directeur adjoint du GDS.
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Quel est l’importance des problèmes de parasitisme pour les élevages de l’Isère ?
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Dès que les animaux pâturent, le parasitisme est une contrainte. 98% des éleveurs bovins de l’Isère pratiquent le pâturage, soit 80 p.cent des têtes du département. Le problème se présente chaque année au moment de la mise à l’herbe. Nous avons choisi d’aborder tous les problèmes de parasitisme interne lors de cette journée : les vers ou strongles (au niveau de la caillette), la douve (foie), les paramphistomes (panse), les bronchites vermineuses et l’œstrose ovine. Le thème concerne aussi les élevages ovins et caprins. Le principe de lutte est le même pour tous les animaux en pâture, même si les moyens d’action sont différents.
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Quelle est la gestion sanitaire des éleveurs face au problème et les améliorations possibles ?
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Les éleveurs dépensent des sommes importantes pour prévenir l’apparition du parasitisme. Le coût des traitements représente 20 à 25% des dépenses vétérinaires d’un troupeau bovin, en moyenne. L'objectif de cette journée est de donner des outils pour raisonner les traitements antiparasitaires. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte : l’âge des animaux, leur passé, l’historique des pâtures, le climat et la coproscopie. De gros écarts existent entre le coût des produits. Ces connaissances permettront aux éleveurs d’atteindre un optimum.
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Le traitement est-il indispensable ?
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Il existe deux cas de figure extrêmes. Un éleveur avec un système très extensif, qui respecte des périodes d’assainissement, sur des terrains où les hivers sont rigoureux, n’aura pas besoin de traiter ses animaux. C’est le cas des alpages, par exemple, où il y a peu d’infestations, sauf cas particulier, comme la présence d’un point d’eau boueux. A l’inverse, dans les systèmes classiques, les animaux pâturent deux à trois fois la même parcelle dans la saison. Sans traitement, il est difficile d’éviter les problèmes. Les animaux atteints enregistrent des retards de croissance. Un paramphistome mal maîtrisé peut conduire à la mort de l’animal. Un optimum est à trouver entre ces deux schémas. Les animaux développent aussi une immunité, ce qu’il ne faut pas négliger non plus.
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Comment se développe cette immunité ?
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Arès un premier contact, les animaux développent une immunité. Elle se développe et se renforce au fur et à mesure qu’ils rencontrent de nouveaux parasites. Le souci porte sur les jeunes qui, non protégés, sont soumis à une forte infestation. Leur première mise à l’herbe est à surveiller. Le problème se pose aussi avec des animaux surprotégés par un traitement à large spectre. Ils deviennent très vulnérables en présence d’un parasite dans les périodes où le produit n’agit plus. Nous tenons compte de tous ces aspects dans la gestion du parasitisme. Les objectifs de croissance jouent aussi un rôle. Des chercheurs travaillent sur cette immunité, cherchant aujourd’hui à mettre en place un vaccin.
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Sur quels aspects porteront les différentes interventions ?
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Christian Mage, ingénieur et docteur es sciences, interviendra sur maîtrise des strongles, sur les cycles et la gestion des pâtures. Il a travaillé longtemps sur le parasitisme avec un mi-temps à l'Institut de l’élevage et un mi-temps au GDS de la Corrèze. Ingrid Bonet, ingénieur au laboratoire vétérinaire départemental, abordera la question de la coproscopie. Les analyses parasitaires sont incontournables pour valider une démarche ou optimiser un traitement. Elles permettent un traitement plus ciblé, donc moins coûteux. Le vétérinaire Charles Borde, responsable des produits antiparasitaires dans un laboratoire pharmaceutique, viendra expliquer comment traiter : calcul des doses, moment opportun, précautions à prendre, risques -y compris pour l’éleveur- avec les pour on… A l’issue de chaque conférence, une dizaine de minutes seront réservées aux échanges avec l’assistance. Une table ronde sur les expériences vécues par les éleveurs de l’Isère clôturera cette journée.
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Propos recueillis par Catherine Pellotier















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