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Tremblante

Amélioration génétique pour la résistance à la tremblante : les programmes locaux jouent la carte de la complémentarité avec le programme national

09/10/2003 Amélioration génétique pour la résistance à la tremblante :
les programmes locaux jouent la carte de la complémentarité avec le programme national
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Pour en savoir plus :
 consultez notre page d'information sur la tremblante ovine
La tremblante du mouton,
Une maladie ancienne mais d’actualité
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La Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire de Rhône-Alpes met en place un plan d'aide au génotypage des béliers. Ce programme s'inspire des recommandations formulées lors de la journée nationale tremblante du 9 octobre 2003 dont le texte ci-contre est le résumé. En Isère, le GDS, avec ses partenaires habituels de la Chambre d'Agriculture en assurera le relais auprès des éleveurs interessés. Les premières descriptions de la tremblante du mouton ont plus de 250 ans (1732). Cette maladie des petits ruminants est longtemps restée mystérieuse. Elle  est mortelle et sans traitement connu. Elle fait partie du groupe des Encéphalopathies Spongiformes Subaiguës Transmissibles. Appartiennent également à ce groupe, l’ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) ou maladie de la « vache folle » dans l’espèce bovine et la maladie de Creutzfeldt-Jakob dans l’espèce humaine.
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Mode de contamination ?
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Question cruciale, mais non encore totalement résolue. L’agent infectieux est probablement la protéine prion anormale. La transmission entre les individus ne fait aucun doute. Les modalités de ces transmissions sont encore mal connues, même si on peut affirmer que:
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  • le placenta apparaît comme un vecteur important de transmission de l’agent infectieux, d’une brebis à sa descendance ou à ses congénères (susceptibles d’ingérer le placenta). Les périodes d’agnelage et en corollaire les premières semaines de vie des animaux sont des périodes critiques.
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  • l’introduction d’ovins porteurs de l’agent infectieux augmente le risque de déclaration de la tremblante dans un élevage ;
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  • la protéine prion anormale s’avère être très résistante, et se maintient longtemps dans l'environnement.
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Cibles et évolution ?
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La maladie affecte le système nerveux central, avec une durée d’évolution (durée des signes cliniques), comprise entre quelques semaines et quelques mois. La mort survient généralement sur des animaux âgés de 1 à 5 ans avec une grande variabilité selon les animaux.
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Symptômes ?
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Les symptômes possibles sont divers et non systématiques :
  • modifications du comportement ;
  • troubles locomoteurs ;
  • prurit ;
  • mouvements anormaux tel que le tremblement : « tremblante » ;
  • amaigrissement.
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Diagnostic ?
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Une des difficultés du diagnostic clinique de la maladie, résulte du fait que les différents symptômes apparaissent ou pas avec une intensité variable. Autre difficulté majeure, la confusion avec d’autres maladies du système nerveux.
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Le diagnostic certain de la tremblante nécessite l’examen en laboratoire. Les outils disponibles pour cette confirmation sont des tests de recherche de la protéine prion anormale et l’examen histologique de l’encéphale.
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Une maladie d’actualité ?
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Réputée non transmissible à l’homme, son contrôle n’avait auparavant pas d’autre intérêt que d’en réduire l’impact économique dans les élevages ovins. Récemment des éléments nouveaux sont apparus : découverte de l’ESB ; démonstration en 1993 de la transmissibilité expérimentale par voie orale de cette dernière à de nombreux mammifères dont les petits ruminants ; mise en évidence en 1996 de la relation entre l’ESB et un variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. L’hypothèse selon laquelle certains cas de tremblante pourraient être liés à l’ESB a été avancée. Certains ont envisagé une zoonose potentielle qui serait une « tremblante-ESB », bien que ce ne soit pas démontré jusqu’à ce jour.
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Les tests actuels dits « rapides » pratiqués en abattoir et à l’équarrissage ne permettent pas de différencier les deux types d’agents infectieux.
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Une chance chez les ovins :
la résistance naturelle de certains animaux
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Il a été possible chez les ovins, de mettre en évidence une résistance naturelle de certains animaux à la tremblante et de préciser l’origine de cette résistance.
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Cette variabilité de la résistance à la tremblante était  liée aux versions (ou allèles) d’un gène qui a été identifié (gène PRP, responsable de la synthèse de la protéine PRP). Selon les allèles portés par l’animal, celui-ci sera plus ou moins résistant.
Constater que les animaux de génotype résistant à la tremblante (R/R), même en milieu très contaminant, ne contractent pas la maladie, ouvre une voie de lutte extrêmement intéressante. En orientant la sélection dans le sens de la résistance génétique, il est possible d’éradiquer la tremblante. Ajoutons que :
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  • les fœtus porteurs d’un allèle ARR (donc R/R et R/S) sont protégés (même si la mère est malade)
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  • les animaux résistants ne sont pas des porteurs sains et donc ne sont pas des vecteurs de propagation, en l’état actuel des connaissances.
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Actuellement, la seule autre voie d’éradication de la tremblante, est l’abattage massif (ce qui est pratiqué dans le cas de l’ESB) très difficilement envisageable à l’échelle de l’élevage ovin français et qui ne supprime pas le risque de contaminations ultérieures (grande persistance de l’agent infectieux dans l’environnement).
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Le Programme National d’Amélioration Génétique
pour la Résistance à la Tremblante du Mouton :
exploiter la résistance naturelle
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Choix et objectifs ?
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Afin de lutter contre la tremblante ovine, le MAAPAR (Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales) a mis en place un programme national visant à augmenter la résistance génétique du cheptel ovin français.
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S’appuyant sur les bases de sélection, le programme national permet :
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1) éliminer l’allèle de sensibilité (VRQ) ;
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2) repeupler les élevages atteints par la tremblante avec des animaux résistants;
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3) sélectionner l’allèle de résistance (ARR) ;
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4) diffuser des béliers ARR/ARR pour la production d’agneaux de boucherie.

Le travail dans un premier temps avec les maîtres d’œuvre des schémas de sélection permet de bénéficier :
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  • d’un savoir-faire en matière de sélection: la résistance à la tremblante est un nouvel objectif de sélection s’ajoutant aux autres objectifs affichés par la race,
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  • d’une identification pérenne bien maîtrisée,
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  • d’une capacité à gérer, transférer et valoriser l’information (généalogies, performances, génotypes des animaux),
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    • de structures pour préserver variabilité et niveau génétique du cheptel français.
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    La voie mâle est privilégiée dans un souci d’efficacité et de diffusion rapide de la résistance.
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  • Concrètement ?
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    Télécharger le détail des actions races par races proposées en 2003 :
     
    En 2002, les éleveurs se sont engagés dans ce programme, selon un contrat, pour cinq ans. Les reproducteurs adultes mâles (et femelles pour quelques races très sensibles) et les animaux pour le renouvellement ont été génotypés. Sur la base de cette information, s’est opérée la sélection en vue d'éliminer l’allèle VRQ et d’accroître la fréquence de l’allèle ARR (accouplements raisonnés, élimination financée des animaux sensibles). En quelques chiffres, la campagne 2002 a vu quelque 72.000 génotypages financés et plus de 3.000 ovins abattus et indemnisés.
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    Pour les campagnes à venir, le génotypage des jeunes pour le renouvellement et la diffusion, est proposé, permettant une élimination des animaux sensibles et une sélection des animaux résistants futurs reproducteurs. Excepté en 2003, pour les brebis, l’élimination ne sera plus financée, la sélection s’opérant sur des animaux jeunes (quelques mois).
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    Des programmes locaux :
    jouer la complémentarité avec le programme national
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    Dans le cadre du comité de pilotage du programme national qui rassemble l’ensemble des acteurs concernés (DGAl, DPEI, FNCBV, FNGDS, FNO, France Upra Sélection, Institut de l’Elevage, INRA, OFIVAL, ONILAIT) il a été réalisé un point descriptif des actions régionales ou départementales conduites ou prévues en matière de sélection génétique pour la résistance à la tremblante du mouton.
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    A partir de l’inventaire des initiatives locales,  il a été dégagé un certain nombre d’axes de réflexion technique à la disposition des acteurs locaux qui souhaitent mettre en place des actions complémentaires du programme national.
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    Ces axes se déclinent autour de trois grandes catégories d’actions :
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    1)        Les actions de portée générale
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    2)        L’action dans les élevages hors base de sélection
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    3)        L’action complémentaire au programme national chez les sélectionneurs
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    1) Des actions de portée générale déterminantes
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    Un certain nombre d’actions de portée générale constituent vraisemblablement les bases indispensables à une réussite du programme local.
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    1.1)        L’information des éleveurs est fondamentale
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    Un plan d’information structuré des éleveurs ovins est indispensable. Ce plan vise à informer l’ensemble des éleveurs ovins sur la maladie et la lutte, les enjeux, l’intérêt de l’action génétique et le programme local d’action génétique. Les moyens déployés ou prévus dans un certain nombre de régions sont :
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    • une information par réunion de l’ensemble des relais d’information auprès des éleveurs (techniciens et vétérinaires) ;
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    • des plaquettes d’information envoyées à tous les éleveurs ou remis par des intervenants eux-mêmes préalablement informés (techniciens d’OP, vétérinaires praticiens, intervenants de Chambre d’agriculture…) ;
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    • un planning de réunions destinées à tous les éleveurs couvrant l’ensemble de la zone géographique concernée ; ces réunions ont un programme structuré avec la participation concertée des différents intervenants professionnels.
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    1.2)        La nécessité d’une bonne coordination entre les différentes structures parties prenantes
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    Dans beaucoup de régions, le programme local d’action génétique est piloté par une Commission multipartite qui rassemble l’ensemble des partenaires professionnels concernés : GDS, EDE, CIA, Organisations de Producteurs, UPRA. Cette Commission a pour objet :
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    • d’établir le contenu du programme local,
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    • de permettre de gérer certaines actions spécifiques (comme par exemple le choix d’élevages pour assurer la multiplication de béliers ARR/ARR),
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    • de suivre les résultats et de piloter le programme local au fur et à mesure de son déroulement.
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    L’existence de rencontres régulières entre les différentes parties prenantes facilite la circulation d’informations entre les différents acteurs et la gestion au quotidien en cas de nécessité.
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    1.3)        Un engagement dans une action d’amélioration génétique au travers d’un contrat entre les éleveurs qui bénéficient du programme local et les structures qui le gèrent
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    Le contrat doit permettre de préciser les engagements respectifs techniques et financiers de l’éleveur et des structures. Parmi les rubriques « incontournables » on trouve :
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    • la catégorie des animaux génotypés (cf. ci-dessous béliers adultes de monte naturelle),
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    • les conditions pour une sécurisation suffisante de l’identité des animaux bénéficiant d’un génotypage,
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    • les animaux devant faire l’objet d’un abattage et les garanties nécessaires pour éviter une réintroduction en élevage de ces animaux,
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    • les engagements financiers de la collectivité en terme de génotypage, d’aide à l’élimination ou au repeuplement.
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    Le contrat doit être précis mais réaliste et tenir compte de la diversité des situations des élevages selon les résultats du génotypage. S’il est important de décrire dans un contrat initial (avant typage, c’est à dire avant d’en avoir les résultats) les grands axes du programme local (exemple : élimination des béliers VRQ/x), une annexe au contrat, résultats des génotypages en main, permet de décrire précisément l’action engagée : notamment les délais d’élimination, tenant compte de la situation réelle de l’élevage en termes de nombre et de proportion d’animaux sensibles ou au contraire résistants.
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    1.4)        L’engagement des éleveurs au travers d’une participation mutualisée au coût du programme local
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    Certaines régions ont d’ores et déjà prévu d’organiser de façon mutualisée la part de financement des éleveurs via une cotisation au nombre d’animaux de l’élevage. Cette participation couvre notamment les aides à l’élimination et au remplacement des béliers très sensibles (voire sensibles) abattus. Outre la marque forte d’une responsabilisation des éleveurs, une telle solution permet, en mutualisant les coûts entre les éleveurs, d’aider de façon solidaire les éleveurs les moins bien placés en termes de résistance.
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    2) Action dans les élevages hors base de sélection
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    En passant par la voie mâle, l'objectif est à terme de produire des agneaux possédant un allèle de résistance ARR. En effet, les ovins ARR/x sont très peu atteints et la diffusion de l’agent infectieux est nettement plus réduite que chez les animaux très sensibles ou sensibles. L’objectif ultime est donc de n’employer que des béliers ARR/ARR qui assureraient ainsi la production a minima d’agneaux semi-résistants.
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    2.1)        Le génotypage des béliers de monte naturelle adultes suivi d’un accompagnement technique personnalisé
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    Après sensibilisation, la proposition d’un génotypage de tous les béliers adultes de monte naturelle au sein des élevages volontaires constitue le socle de départ  des programmes locaux engagés par les régions et départements.
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    Ce génotypage doit absolument s’appuyer sur une identification fiable des animaux correspondants. Dans ce domaine, différentes solutions sont possibles :
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    • le contrôle systématique de l’identification des animaux génotypés par la personne qui assure le prélèvement ; une ré-identification des béliers en cas d’identification officielle non conforme est indispensable.
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    • un double repérage des animaux génotypés avec rebouclage à l’identique en cas de perte d’un des repères constitue la solution la plus sécurisée permettant de garantir l’identité de l’animal en cas de perte d’un des deux repères.
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    En revanche, un simple engagement des éleveurs à respecter l’identification n’est sans doute pas de nature à assurer une fiabilité suffisante dans ce domaine.
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    Un accompagnement technique personnalisé après typage est indispensable. Il est destiné à établir un plan de renouvellement individualisé et hiérarchisé (cf. plus loin) en fonction des résultats des typages.
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    L’existence d’un circuit de mise en relation des éleveurs qui en ont besoin avec des fournisseurs d’animaux résistants constitue sans conteste un des axes importants du suivi des génotypages.
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    La constitution d’une base de données fiable Dans la mesure impérative où l’identification des animaux génotypés est sécurisée. rassemblant les résultats des génotypages effectués correspond également à un outil de gestion important.
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    2.2)        Le renouvellement des béliers très sensibles et sensibles
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    a) Eliminer les béliers les moins résistants
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    Dans ce domaine un ordre de priorité d’abattage (évolutif dans le temps) doit être géré entre les catégories suivantes :
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    • priorité + +   pour l’abattage des béliers VRQ/x x signifie quelque soit l’allèle
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    • priorité +      pour l’abattage des béliers S/S S = ARQ ou ARH ou AHQ
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    Le réalisme et l’adhésion des éleveurs à une action génétique imposent la prise en compte et la gestion de telles priorités.
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    Cet ordre de priorité est fonction :
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    • de la race (d’autant plus marqué que la race correspondante est mal placée en matière de résistance)
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    • de la situation individuelle de chaque élevage (d’autant plus marqué que la proportion de béliers à remplacer est importante)
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    • des moyens disponibles (d’autant plus marqué que les moyens financiers disponibles sont faibles)
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    Une aide à l’abattage des béliers est bien évidemment un appui important à la mise en œuvre de ces abattages.
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    Il convient enfin de veiller à ce que les béliers éliminés ne puissent pas être revendus à d’autres élevages. Ceci doit faire partie des engagements des éleveurs volontaires dans le cadre du contrat initial (cf. ci-dessus). De façon à sécuriser ce point, il est important de demander une attestation d’abattage de ces béliers.
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    b) Remplacer les béliers éliminés par des béliers plus résistants
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    Comme pour le point précédent, le remplacement devra être géré selon l’ordre de priorité suivant :
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    • priorité + +    pour le remplacement avec des béliers R/R
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    • priorité +       pour le remplacement avec des béliers R/S hors ARR/VRQ
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    Les critères de gestion sont fonction :
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    • de la situation individuelle de chaque élevage (les élevages à situation défavorable - beaucoup de béliers sensibles voire très sensibles -  seront prioritaires à l’introduction de béliers R/R)
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    • de la race, c’est à dire de la disponibilité en béliers R/R (pour les races mal placées en termes de disponibilité en animaux R/R, l’introduction de béliers R/S constitue une première étape)
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    Les éleveurs prioritaires pour le renouvellement avec des béliers R/R sont :
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    1°) les élevages sous A.P.D.I. dans le cadre de la police sanitaire,
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    2°) les élevages multiplicateurs s’ils existent (cf. ci-dessous),
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    3°) les élevages engagés dans le programme local, selon les situations en termes de résistance (cf. ci-dessus).
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    L’approvisionnement en  béliers de remplacement est un des points clefs de la crédibilité de l’action. Cet approvisionnement peut se faire :
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    • en béliers inscrits dans les élevages sélectionneurs ;
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    • en béliers fils de béliers inscrits (ou issus d’IA) hors sélectionneurs.
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    Un approvisionnement complémentaire, au-delà des éleveurs sélectionneurs, peut être organisé au sein d’élevages multiplicateurs choisis au sein de la Commission multipartite, notamment sur des critères sanitaires et parce que produisant des animaux de qualité issus de béliers inscrits. Ces élevages devront être prioritaires pour l’introduction de béliers inscrits R/R (ou aide à l’IA avec des béliers R/R) destinés à produire des jeunes béliers qui sont génotypés avec aide au génotypage. Une aide au contrôle de performance dans ces élevages est de nature à aider à la mise en place de tels élevages multiplicateurs.
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    Une aide au renouvellement des béliers (ou à l’IA avec des béliers R/R) constitue bien évidemment un des outils clefs pour la mise en œuvre du renouvellement.
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    3) L’action complémentaire au programme national chez les sélectionneurs
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    Notamment dans des races particulièrement sensibles, des actions complémentaires au programme national permettent une accélération de l’action chez les sélectionneurs et donc une accélération de l'augmentation du potentiel de diffusion de la résistance hors base.
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    Les actions à promouvoir sont :
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    • une aide à l’IA,
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    • le typage de jeunes béliers de diffusion en complément de ce qui est prévu par le programme national,
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    • le typage des agnelles de diffusion non issues de père ARR/ARR et/ou pour les races qui ont une forte fréquence de VRQ.
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