Brucellose
Dépistage des EST en petits ruminants
Premiers
résultats du renforcement du dépistage des EST chez les petits ruminants
Alors que l'AFSSA vient de rendre un nouveau rapport sur les risques liés au EST chez les petits ruminants, le dispositif de dépistage systématique mis en place en France depuis le début de l'année donne ses premiers résultats. Le dispositif a permis de tester plus de 40000 caprins. Aucun cas d'ESB ni suspect, ni confirmé n'a été observé. Un communiqué du Ministère de l'Agriculture fait le point.
COMMUNIQUE
DE PRESSE
du Ministère de l'Agriculture,
de l'Alimentation,
de la Pêche et de la ruralite
Dès qu'ils ont eu connaissance de la suspicion d'un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez une chèvre, le ministre chargé de l'agriculture, le ministre chargé de la santé et le ministre chargé de la consommation ont demandé à l'AFSSA, en novembre 2004, d'actualiser l'avis qu'elle avait rendu en février 2002 sur les risques liés aux encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) chez les petits ruminants. L'AFSSA vient de rendre public son avis.
Sur la base de nouvelles connaissances scientifiques, l'AFSSA affine son analyse des risques et émet l'hypothèse que d'autres cas d'ESB pourraient être diagnostiqués dans les cheptels caprin et ovin. Toutefois les simulations statistiques qu'elle a développées permettent d'estimer qu'il s'agirait d'un nombre limité de cas. Elle présente ainsi plusieurs niveaux de recommandations d'actions.
A la lumière de cet avis, le Gouvernement a décidé de renforcer les mesures actuellement mises en oeuvre dans l'espèce ovine. Ce dispositif, visant à préserver la santé publique et la santé animale, sera axé sur une augmentation des tests de dépistage des EST à l'abattoir et à l'équarrissage. Cette décision sera mise en oeuvre avec l'appui technique de l'AFSSA. Elle sera appliquée en étroite association avec les filières professionnelles concernées.
Un programme de dépistage renforcé est déjà instauré en France chez les caprins depuis le début de l'année 2005, conformément aux décisions communautaires. Ce dispositif a permis de tester plus de 40.000 animaux ; aucun cas d'ESB n'a été suspecté, ni détecté.
Il convient de rappeler que les risques liés aux EST ont déjà été pris en compte chez les petits ruminants puisqu'un ensemble de mesures sanitaires (interdiction des farines animales, retrait à l'abattoir des tissus à risque,...), fondées sur le principe de précaution, est en vigueur depuis plusieurs années. De plus, un programme national de sélection génétique visant à obtenir des ovins résistants aux EST est lancé depuis plus de 3 ans.
Cette action devant s'inscrire dans un cadre communautaire, le ministère de l'agriculture a transmis l'avis de l'AFSSA à la Commission européenne afin qu'il contribue aux travaux d'évaluation en cours à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur le même sujet (un avis de l'AESA est annoncé pour le mois de juillet 2005). La Commission et les Etats membres seront sollicités dans la perspective d'une approche harmonisée.
communiqué de presse de l'AFSSA
Questions-réponses
suite à l'avis de l'AFSSA rendu le 19 avril 2005
Qu'est
ce que la tremblante, qu'est ce que l'E.S.B. ?
Ce sont des maladies dégénératives du système nerveux central appartenant au groupe des encéphalopathies spongiformes transmissibles (E.S.T.) qui sont causées par des agents infectieux nommés prions et qui peuvent se transmettre aux animaux d'élevage par des farines contaminées.
L'encéphalopathie spongiforme bovine (E.S.B). est une EST des bovins transmissible à l'homme. La tremblante est également une E.S.T. Elle atteint les chèvres et les moutons, mais elle n'est pas transmissible à l'homme.
La réglementation en vigueur assure un haut niveau de protection vis-à-vis du risque de transmission de l'E.S.B. à l'homme. A titre de précaution, cette réglementation prévoit également un certain nombre de mesures pour lutter contre la tremblante, dans la mesure où on sait que l'E.S.B. peut être transmise expérimentalement aux chèvres et aux moutons sans qu'il soit possible par la suite de la distinguer facilement de la tremblante, notamment par rapport aux signes cliniques.
Que
signifie le cas d'E.S.B. découvert chez une chèvre, est-on sûr qu'il
s'agit bien de l'E.S.B. ?
Ce cas a été identifié par des scientifiques français à partir d'une chèvre abattue en 2002 et analysée dans le cadre du plan communautaire annuel de surveillance des E.S.T. chez les moutons et les chèvres. Sur la base de résultats d'analyses dont certaines portaient sur l'inoculation expérimentale d'un échantillon du cerveau de la chèvre à des souris, ces scientifiques estiment que rien ne permet de distinguer l'agent identifié chez cet animal de l'agent de l'E.S.B.. Les scientifiques européens réunis par le laboratoire communautaire de référence sont arrivés à la même conclusion.
Est-ce
que les moutons sont concernés par ce problème ?
Des recherches semblables à celles effectuées sur la chèvre ont été conduites chez les moutons, et n'ont jusqu'à présent donné aucun résultat qui laisserait suspecter l'existence d'E.S.B. Toutefois, ces deux espèces ont été exposées de manière similaire à l'agent de l'ESB par le passé, et l'AFSSA estime que le niveau de risque est théoriquement le même chez les chèvres et les moutons.
Est-ce
que beaucoup de chèvres ou de moutons en France peuvent avoir été atteints
d'E.S.B. ?
Sur près de 100 000 chèvres ayant fait l'objet d'un test depuis 2002 en France, seulement une trentaine ont présenté un résultat positif au test de recherche des E.S.T. et seule une chèvre a présenté un profil similaire à celui de l'E.S.B. Pour tous les autres prélèvements, l'E.S.B. a pu être écartée. En ce qui concerne les moutons, près de 150 000 tests ont été effectués en France depuis 2002 qui ont permis d'identifier environ 450 troupeaux atteints de tremblante sur lesquels aucune analyse n'a montré un profil similaire à celui de l'E.S.B..
L'AFSSA estime que le cas diagnostiqué chez une chèvre n'est probablement pas le seul mais qu'il ne devrait y avoir, au total, qu'un nombre limité de cas d'E.S.B. chez les chèvres et les moutons.
Quelles
sont les mesures de protection du consommateur déjà appliquées ?
L'Union européenne a anticipé le problème représenté par une éventuelle transmission de l'E.S.B. aux chèvres et aux moutons. En effet, par mesure de précaution, plusieurs séries de mesures ont été prises, en particulier l'interdiction d'utilisation des farines animales dans l'alimentation de tous les ruminants ainsi que le retrait et la destruction de certains organes potentiellement infectieux au niveau de l'abattoir (tête, moelle épinière, rate et une partie des intestins).
Par ailleurs, la tremblante est une maladie à déclaration obligatoire. En cas de comportement anormal d'un animal, le propriétaire doit faire appel à un vétérinaire. Si le vétérinaire établit une suspicion clinique de tremblante, l'animal est euthanasié en vue d'analyses. En cas de test positif, le troupeau est assaini.
En parallèle à ce système de surveillance clinique, des tests sont réalisés depuis 2002 sur les chèvres et les moutons amenés à l'abattoir ou envoyés à l'équarrissage afin d'évaluer la prévalence de la tremblante (c'est-à-dire la proportion de cheptels ou d'animaux touchés par cette maladie). En cas de test positif, la carcasse de l'animal est détruite et le troupeau d'origine est assaini.
Enfin, il existe chez les moutons des gènes de résistance aux E.S.T.. Les individus porteurs des allèles de résistance ne sont pas sensibles à la tremblante, ni à l'E.S.B.. Des programmes d'amélioration génétique sont mis en oeuvre en France depuis plusieurs années dans les différentes races de moutons afin d'éliminer l'allèle de sensibilité et d'augmenter la proportion des reproducteurs résistants.
Quelles
nouvelles mesures ont été mises en oeuvre depuis la découverte de la chèvre
« ESB-like »?
Afin de vérifier les hypothèses émises par les scientifiques, les tests de dépistage des EST sont systématiques chez les chèvres depuis début 2005. Une augmentation significative des tests de dépistage des EST chez les moutons sera mise en place tant à l'abattoir qu'à l'équarrissage.
Ces tests permettront notamment de mieux préciser la prévalence des E.S.T. dans ces espèces, et d'identifier à terme l'ensemble des troupeaux caprins et ovins atteints de tremblante et de détruire ceux qui seraient éventuellement atteints d'E.S.B..
Peut-on
toujours consommer les produits des moutons et des chèvres (viande, fromage,
...) ?
Dans l'état actuel des connaissances, aucune mesure particulière n'est recommandée quant à la consommation des produits d'origine caprine et ovine.
l'avis de l'AFSSA dans son intégralité .
Source : DGAL
MAP20050419.pdf
Dès qu'ils ont eu connaissance de la suspicion d'un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez une chèvre, le ministre chargé de l'agriculture, le ministre chargé de la santé et le ministre chargé de la consommation ont demandé à l'AFSSA, en novembre 2004, d'actualiser l'avis qu'elle avait rendu en février 2002 sur les risques liés aux encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) chez les petits ruminants. L'AFSSA vient de rendre public son avis.
Sur la base de nouvelles connaissances scientifiques, l'AFSSA affine son analyse des risques et émet l'hypothèse que d'autres cas d'ESB pourraient être diagnostiqués dans les cheptels caprin et ovin. Toutefois les simulations statistiques qu'elle a développées permettent d'estimer qu'il s'agirait d'un nombre limité de cas. Elle présente ainsi plusieurs niveaux de recommandations d'actions.
A la lumière de cet avis, le Gouvernement a décidé de renforcer les mesures actuellement mises en oeuvre dans l'espèce ovine. Ce dispositif, visant à préserver la santé publique et la santé animale, sera axé sur une augmentation des tests de dépistage des EST à l'abattoir et à l'équarrissage. Cette décision sera mise en oeuvre avec l'appui technique de l'AFSSA. Elle sera appliquée en étroite association avec les filières professionnelles concernées.
Un programme de dépistage renforcé est déjà instauré en France chez les caprins depuis le début de l'année 2005, conformément aux décisions communautaires. Ce dispositif a permis de tester plus de 40.000 animaux ; aucun cas d'ESB n'a été suspecté, ni détecté.
Il convient de rappeler que les risques liés aux EST ont déjà été pris en compte chez les petits ruminants puisqu'un ensemble de mesures sanitaires (interdiction des farines animales, retrait à l'abattoir des tissus à risque,...), fondées sur le principe de précaution, est en vigueur depuis plusieurs années. De plus, un programme national de sélection génétique visant à obtenir des ovins résistants aux EST est lancé depuis plus de 3 ans.
Cette action devant s'inscrire dans un cadre communautaire, le ministère de l'agriculture a transmis l'avis de l'AFSSA à la Commission européenne afin qu'il contribue aux travaux d'évaluation en cours à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur le même sujet (un avis de l'AESA est annoncé pour le mois de juillet 2005). La Commission et les Etats membres seront sollicités dans la perspective d'une approche harmonisée.
Contacts
presse DGAL: .Sophie
Geng,conseillère
presse communication
du Ministre tél.
01 49 55 59 74
Stéphane
Vaxelaire, Service
de presse de la DGAL : tel.
01 49 55 58 39 communiqué de presse de l'AFSSA
Ce sont des maladies dégénératives du système nerveux central appartenant au groupe des encéphalopathies spongiformes transmissibles (E.S.T.) qui sont causées par des agents infectieux nommés prions et qui peuvent se transmettre aux animaux d'élevage par des farines contaminées.
L'encéphalopathie spongiforme bovine (E.S.B). est une EST des bovins transmissible à l'homme. La tremblante est également une E.S.T. Elle atteint les chèvres et les moutons, mais elle n'est pas transmissible à l'homme.
La réglementation en vigueur assure un haut niveau de protection vis-à-vis du risque de transmission de l'E.S.B. à l'homme. A titre de précaution, cette réglementation prévoit également un certain nombre de mesures pour lutter contre la tremblante, dans la mesure où on sait que l'E.S.B. peut être transmise expérimentalement aux chèvres et aux moutons sans qu'il soit possible par la suite de la distinguer facilement de la tremblante, notamment par rapport aux signes cliniques.
Ce cas a été identifié par des scientifiques français à partir d'une chèvre abattue en 2002 et analysée dans le cadre du plan communautaire annuel de surveillance des E.S.T. chez les moutons et les chèvres. Sur la base de résultats d'analyses dont certaines portaient sur l'inoculation expérimentale d'un échantillon du cerveau de la chèvre à des souris, ces scientifiques estiment que rien ne permet de distinguer l'agent identifié chez cet animal de l'agent de l'E.S.B.. Les scientifiques européens réunis par le laboratoire communautaire de référence sont arrivés à la même conclusion.
Des recherches semblables à celles effectuées sur la chèvre ont été conduites chez les moutons, et n'ont jusqu'à présent donné aucun résultat qui laisserait suspecter l'existence d'E.S.B. Toutefois, ces deux espèces ont été exposées de manière similaire à l'agent de l'ESB par le passé, et l'AFSSA estime que le niveau de risque est théoriquement le même chez les chèvres et les moutons.
Sur près de 100 000 chèvres ayant fait l'objet d'un test depuis 2002 en France, seulement une trentaine ont présenté un résultat positif au test de recherche des E.S.T. et seule une chèvre a présenté un profil similaire à celui de l'E.S.B. Pour tous les autres prélèvements, l'E.S.B. a pu être écartée. En ce qui concerne les moutons, près de 150 000 tests ont été effectués en France depuis 2002 qui ont permis d'identifier environ 450 troupeaux atteints de tremblante sur lesquels aucune analyse n'a montré un profil similaire à celui de l'E.S.B..
L'AFSSA estime que le cas diagnostiqué chez une chèvre n'est probablement pas le seul mais qu'il ne devrait y avoir, au total, qu'un nombre limité de cas d'E.S.B. chez les chèvres et les moutons.
L'Union européenne a anticipé le problème représenté par une éventuelle transmission de l'E.S.B. aux chèvres et aux moutons. En effet, par mesure de précaution, plusieurs séries de mesures ont été prises, en particulier l'interdiction d'utilisation des farines animales dans l'alimentation de tous les ruminants ainsi que le retrait et la destruction de certains organes potentiellement infectieux au niveau de l'abattoir (tête, moelle épinière, rate et une partie des intestins).
Par ailleurs, la tremblante est une maladie à déclaration obligatoire. En cas de comportement anormal d'un animal, le propriétaire doit faire appel à un vétérinaire. Si le vétérinaire établit une suspicion clinique de tremblante, l'animal est euthanasié en vue d'analyses. En cas de test positif, le troupeau est assaini.
En parallèle à ce système de surveillance clinique, des tests sont réalisés depuis 2002 sur les chèvres et les moutons amenés à l'abattoir ou envoyés à l'équarrissage afin d'évaluer la prévalence de la tremblante (c'est-à-dire la proportion de cheptels ou d'animaux touchés par cette maladie). En cas de test positif, la carcasse de l'animal est détruite et le troupeau d'origine est assaini.
Enfin, il existe chez les moutons des gènes de résistance aux E.S.T.. Les individus porteurs des allèles de résistance ne sont pas sensibles à la tremblante, ni à l'E.S.B.. Des programmes d'amélioration génétique sont mis en oeuvre en France depuis plusieurs années dans les différentes races de moutons afin d'éliminer l'allèle de sensibilité et d'augmenter la proportion des reproducteurs résistants.
Afin de vérifier les hypothèses émises par les scientifiques, les tests de dépistage des EST sont systématiques chez les chèvres depuis début 2005. Une augmentation significative des tests de dépistage des EST chez les moutons sera mise en place tant à l'abattoir qu'à l'équarrissage.
Ces tests permettront notamment de mieux préciser la prévalence des E.S.T. dans ces espèces, et d'identifier à terme l'ensemble des troupeaux caprins et ovins atteints de tremblante et de détruire ceux qui seraient éventuellement atteints d'E.S.B..
Dans l'état actuel des connaissances, aucune mesure particulière n'est recommandée quant à la consommation des produits d'origine caprine et ovine.
l'avis de l'AFSSA dans son intégralité .
Source : DGAL
MAP20050419.pdf
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