ESB
ESB : la surveillance des mortalités en élevage évolue
Derniére mise à jour le : 02/01/2005
Un
décret du 22 décembre 2004 vient modifier les modalités de la surveillance
ESB sur les bovins morts. Si les tests en équarrissage continuent à être
systématiquement réalisés, les visites des vétérinaires pour mortalités
qui devaient précéder l'enlèvement des cadavres n'ont plus lieu d'être.
Les vétérinaires continueront en revanche à intervenir pour les bêtes accidentées.
Quelles sont les conséquences de ce nouvel arrêté ?
Ce qui change :
Il n'y a plus de déclaration par l'éleveur des bovins morts de plus de 24 mois et la visite de ces bovins par un vétérinaire sanitaire n'est plus obligatoire.
L'euthanasie des bovins malades et les visites de suivi de la mortalité des bovins de plus de 24 mois ne seront plus payés par l'Etat et seront à la charge de l'éleveur.
Ce
qui ne change pas :
En revanche, les euthanasies de bovins de plus de 24 mois et d'ovins et caprins de plus de 6 mois, accidentés depuis moins de 48 heures, sont toujours prises en charge par l'Etat.
A l'équarrissage, les prélèvements ESB et tremblante sont maintenus. Ils sont réalisés sur la totalité des bovins de plus de 24 mois, tous les caprins de plus 18 mois, et 4 % des ovins de plus de 18 mois..
Que faut-il faire pour l'enlèvement d'un animal par l'équarrissage ?
Pour les éleveurs, on revient à la situation d'avant 2001. L'équarrisseur doit venir sur appel de l'agriculteur dans les 24 heures. Il procède à l'enlèvement des cadavres et pour les bovins, récupère le passeport muni de la carte verte.
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Quelles sont les conséquences de ce nouvel arrêté ?
Ce qui change :
Il n'y a plus de déclaration par l'éleveur des bovins morts de plus de 24 mois et la visite de ces bovins par un vétérinaire sanitaire n'est plus obligatoire.
L'euthanasie des bovins malades et les visites de suivi de la mortalité des bovins de plus de 24 mois ne seront plus payés par l'Etat et seront à la charge de l'éleveur.
En revanche, les euthanasies de bovins de plus de 24 mois et d'ovins et caprins de plus de 6 mois, accidentés depuis moins de 48 heures, sont toujours prises en charge par l'Etat.
A l'équarrissage, les prélèvements ESB et tremblante sont maintenus. Ils sont réalisés sur la totalité des bovins de plus de 24 mois, tous les caprins de plus 18 mois, et 4 % des ovins de plus de 18 mois..
Que faut-il faire pour l'enlèvement d'un animal par l'équarrissage ?
Pour les éleveurs, on revient à la situation d'avant 2001. L'équarrisseur doit venir sur appel de l'agriculteur dans les 24 heures. Il procède à l'enlèvement des cadavres et pour les bovins, récupère le passeport muni de la carte verte.
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En
cas d'accident ou de maladie, le prognostic du vétérinaire sur les chances
de guérison de l'animal est essentiel
Il est interdit d'introduire des animaux accidentés depuis plus de 48 heures ou malades, quelle que soit l'espèce, dans un centre d'abattage. La seule solution est l'euthanasie sur place des animaux.
Les visites d'euthanasie pour les animaux malades ou accidentés depuis plus 48 heures ne sont plus prises en charge par la DDSV.
Pour un accident qui date de moins de 48 heures, il faut voir avec votre vétérinaire un pronostic. Si l'animal n'est pas curable ou que les séquelles prévisibles ne permettront pas la production, l'euthanasie est incontournable. Dans le cas des bovins âgés de plus de 24 mois, la visite pour euthanasie du vétérinaire sanitaire est prise en charge par la DDSV. L'éleveur bénéficie également d'une aide de 228,67 euros pour un bovin et de 30,49 euros pour un petit ruminant pour la perte liée à l'interdiction de l'abattage d'urgence.
Si le bovin est âgé de moins de 24 mois et que l'accident n'a pas de répercussion sur son état général, il peut faire l'objet d'un abattage d'urgence. Pour ce, il doit être accompagné d'un certificat établi par le vétérinaire lorsqu'il est envoyé à l'abattoir.
Les documents consignés par les vétérinaires lors des visites mortalités auraient pu représenter une source très intéressante d'information sur les causes de mortalité des animaux dans les élevages. Malheureusement, cette information n'était pas exploitée, ni valorisée. En outre, l'obligation de "réactivité" inhérente à ce type de visite, et son caractère de "croque-mort" font qu'elle était généralement très mal vécue par les vétérinaires sanitaires.
A l'avenir, le budget économisé par l'Etat lui permettra de financer une visite annuelle de bilan sanitaire dans toutes les exploitations bovines. La discussion entre l'éleveur et le vétérinaire pourra alors porter sur les causes des mortalités rencontrées au cours de l'année. Cette visite sera l'occasion de réfléchir à tête reposée et en dehors de l'urgence aux mesures à mettre en place pour éviter la récidive des problèmes rencontrés.
L'appel à l'équarrissage doit être clair et précis
Lorsqu'on demande à l'équarrisseur de venir, il est impératif de préciser correctement l'adresse où il doit récupérer le cadavre. S'il s'agit d'un endroit inhabituel, il faut aussi laisser des coordonnées téléphoniques où l'on sera joignable. Un numéro de téléphone portable est l'idéal.
Jean-Pierre VERNOZY et Michel DUPRES
visitesmortalites.pdfESBAM03121990.PDFESBAM04121990.PDFDGAL 2005-8043.pdf
Pour en savoir plus : téléchargez la note de service de la DGAL relative aux nouvelles modalités:
consultez le tableau de synthèse sur la page relative à la réglementation
téléchargez le courrier adressé aux vétérinaires sanitaires de l'Isère:
consultez les nouvelles versions consolidées des arrêtés des 3 et 4 décembre 1990 relatifs aux mesures de police sanitaire contre l'ESB :
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