BVD
Les analyses BVD: tableau !
Les
analyses BVD
Cette page a été réalisée à partir
de la conférence donnée par Gaël Reynaud (LVD38) lors de la journée BVD
du 12 décembre 2002.
Les analyses de laboratoire sont utilisées pour mettre en évidence l'existence d'une circulation virale dans un élevage et pour détecter les IPI (bovins Infectés Permanents Immunotolérants).
Ces outils qui entrent dans les systèmes de diagnostic, d'éradication, de surveillance et de prévention d'une maladie. Cependant se sont des examens complémentaires, ils sont donc à considérer avec leurs limites : sensibilité et spécificité, et surtout, valeur prédictive positive (VP/(VP+FP)*100) et valeur prédictive négative (VN/(VN+FN)*100)).
Enfin il est non seulement important d'identifier, d'isoler et d'éliminer les IPI mais il faut aussi assurer un suivi au long court de l'élevage avec le contrôle des introductions et un éventuellement un programme de vaccination.
Les tests ELISA sont utilisées de manière courante pour le dépistage du BVD car ils sont :
1. rapides (résultats disponibles en quelques heures),
2. simples à mettre en oeuvre,
3. ont une bonne sensibilité,
4. ont une excellente spécificité,
5. leur coût de réalisation est faible. Les kits de tests ELISA pour le dépistage de la BVD
Ils permettent de rechercher :
- les anticorps (Ac)
Cela permet de détecter les animaux qui ont fabriqué des défenses (anticorps, noté Ac) contre le pathogène après avoir été infectés. Ils ont une sérologie positive. Ce sont des animaux avec un système immunitaire compétent. Ils ne présentent pas un risque majeur pour la transmission de la BVD à d'autres animaux.
- les antigènes viraux (Ag)
Cela permet de détecter les animaux hébergeant le virus BVD dans leur organisme au moment de la prise de sang. Ces animaux ont une antigénémie positive. Ils sont soit infectés et en train de fabriquer des anticorps (pendant un laps de temps relativement court de 3 semaines à 1 mois, il s'agit d'animaux virémiques transitoires) soit tolérant à la présence du virus dans leur organisme et sont appelés IPI.
L'animal IPI (infecté permanent immunotolérant) doit être écarté du troupeau le plus rapidement possible et éliminé car il constitue la principale source de contamination des animaux à son contact. Ce test définitif est cependant plus onéreux que le précédent
L'utilisation combinée des deux tests (sérologie et antigènémie) permet de réduire le coût global du dépistage des IPI pour l'éleveur.
Les veaux de moins de 6 mois
Avant 6 mois les veaux peuvent avoir des anticorps transmis par la mère. Leur statut sérologique n'est donc pas significatif. Ils peuvent avoir des anticorps de leur mère et être néanmoins IPI. D'autre part les anticorps colostraux peuvent empécher la détection des antigènes du virus BVD.
L'idéal pour les veaux est de faire une prise de sang (tube hépariné) avant la prise du colostrum. Il est prudent pour les animaux prélevés après une première tétée et négatifs en antigénémie à cette occasion de les réanalyser à nouveau.
Les bovins de plus de 6 mois
Dans un élevage de statut inconnu il est utile d'analyser un échantillon en sérologie pour savoir si les animaux sont majoritairement séropositifs ou négatifs. Si les animaux jeunes, nés dans l'élevage sont séropositifs il est probable qu'un animal IPI soit présent dans le troupeau. Plus précisément, si 2 animaux sont positifs sur 5 prélevés dans la tranche d'âge 6 - 18 mois, il y a une probabilité supérieure à 97% qu'il y ai un IPI dans l'élevage (Veterinary medicine 9th Edition).
Il existe plusieurs stratégies pour réduire le nombre d'animaux à contrôler :
A. ne faire une recherche des IPI que sur les 6 mois-1er vélâge ainsi que sur :
- les mères des IPI trouvés,
- les vaches dont la descendance n'a pu être testée.
B. déterminer la période de circulation initiale du BVD sur l'élevage et ne contrôler que les animaux en gestation à compter de cette date.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier de dépister les bovins à naître au cours des 6 mois qui suivent l'arrêt de la circulation du virus sur l'exploitation.
Autres techniques de diagnostic
Ces méthodes permettent de travailler à partir d'autres prélèvements que le sang. Elles sont surtout utilisées en recherche ainsi que lorsqu'il s'agit de confirmer un résultat ELISA qui est difficilement compatible avec l'historique d'un animal. La plupart d'entre elles sont réalisées à partir de prélèvements sur animal mort ou avorton. Sauf pour la PCR, elles ne sont pas utilisable en routine.
Prélèvements Caractéristiques ....
Histopathologie Information visuelle
conduisant à une suspicion Animal, organe, tissus / Caractéristiques lésionnelles, corps d'inclusion Lente, cher
Intérêt en diagnostic clinique ....
Microscopie électronique Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Visualisation du virus Rapide, sensible, cher
Intérêt en recherche ....
Immuno-fluorescence Détection et identification
de l'antigène viral Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Identification in situ de l'antigène viral par des anticorps de spécificité connue Rapide, cher, sensible et spécifique
Localisation du virus ....
Hybridation (Southernblot, Dot blot) Détection et identification
de l'acide nucléique viral Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Identification in situ du génome viral par des sondes spécifiques Rapide, simple, très sensible, spécifique
Intérêt en recherche pour le moment ....
PCR (Polymerase chain reaction) Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Amplification et identification du génome viral par sondes spécifiques Risques de contaminations avec faux positifs. Néanmoins de plus en plus utilisé pour l'extrême sensibilité et spécificité.
Cher mais automatisation possible. ....
Culture cellulaire Isolement et identification
du virus Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Inoculation à des cultures cellulaires et identification par immunologie Très lent, cher, seul technique qui permet la production de virus pour d'autres tests.
Mis en oeuvre par les centres de références. ....
Immunoblotting (Western blot) Détection et quantification
d'anticorps anti-viraux Sérums / Présence d'anticorps spécifiques indiquant une infection récente ou ancienne Lent, cher. Très spécifique
Les analyses de laboratoire sont utilisées pour mettre en évidence l'existence d'une circulation virale dans un élevage et pour détecter les IPI (bovins Infectés Permanents Immunotolérants).
Ces outils qui entrent dans les systèmes de diagnostic, d'éradication, de surveillance et de prévention d'une maladie. Cependant se sont des examens complémentaires, ils sont donc à considérer avec leurs limites : sensibilité et spécificité, et surtout, valeur prédictive positive (VP/(VP+FP)*100) et valeur prédictive négative (VN/(VN+FN)*100)).
Enfin il est non seulement important d'identifier, d'isoler et d'éliminer les IPI mais il faut aussi assurer un suivi au long court de l'élevage avec le contrôle des introductions et un éventuellement un programme de vaccination.
Les tests ELISA sont utilisées de manière courante pour le dépistage du BVD car ils sont :
1. rapides (résultats disponibles en quelques heures),
2. simples à mettre en oeuvre,
3. ont une bonne sensibilité,
4. ont une excellente spécificité,
5. leur coût de réalisation est faible. Les kits de tests ELISA pour le dépistage de la BVD
Ils permettent de rechercher :
Cela permet de détecter les animaux qui ont fabriqué des défenses (anticorps, noté Ac) contre le pathogène après avoir été infectés. Ils ont une sérologie positive. Ce sont des animaux avec un système immunitaire compétent. Ils ne présentent pas un risque majeur pour la transmission de la BVD à d'autres animaux.
- les antigènes viraux (Ag)
Cela permet de détecter les animaux hébergeant le virus BVD dans leur organisme au moment de la prise de sang. Ces animaux ont une antigénémie positive. Ils sont soit infectés et en train de fabriquer des anticorps (pendant un laps de temps relativement court de 3 semaines à 1 mois, il s'agit d'animaux virémiques transitoires) soit tolérant à la présence du virus dans leur organisme et sont appelés IPI.
L'animal IPI (infecté permanent immunotolérant) doit être écarté du troupeau le plus rapidement possible et éliminé car il constitue la principale source de contamination des animaux à son contact. Ce test définitif est cependant plus onéreux que le précédent
L'utilisation combinée des deux tests (sérologie et antigènémie) permet de réduire le coût global du dépistage des IPI pour l'éleveur.
Les veaux de moins de 6 mois
Avant 6 mois les veaux peuvent avoir des anticorps transmis par la mère. Leur statut sérologique n'est donc pas significatif. Ils peuvent avoir des anticorps de leur mère et être néanmoins IPI. D'autre part les anticorps colostraux peuvent empécher la détection des antigènes du virus BVD.
L'idéal pour les veaux est de faire une prise de sang (tube hépariné) avant la prise du colostrum. Il est prudent pour les animaux prélevés après une première tétée et négatifs en antigénémie à cette occasion de les réanalyser à nouveau.
Les bovins de plus de 6 mois
Dans un élevage de statut inconnu il est utile d'analyser un échantillon en sérologie pour savoir si les animaux sont majoritairement séropositifs ou négatifs. Si les animaux jeunes, nés dans l'élevage sont séropositifs il est probable qu'un animal IPI soit présent dans le troupeau. Plus précisément, si 2 animaux sont positifs sur 5 prélevés dans la tranche d'âge 6 - 18 mois, il y a une probabilité supérieure à 97% qu'il y ai un IPI dans l'élevage (Veterinary medicine 9th Edition).
Il existe plusieurs stratégies pour réduire le nombre d'animaux à contrôler :
A. ne faire une recherche des IPI que sur les 6 mois-1er vélâge ainsi que sur :
- les mères des IPI trouvés,
- les vaches dont la descendance n'a pu être testée.
B. déterminer la période de circulation initiale du BVD sur l'élevage et ne contrôler que les animaux en gestation à compter de cette date.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier de dépister les bovins à naître au cours des 6 mois qui suivent l'arrêt de la circulation du virus sur l'exploitation.
Autres techniques de diagnostic
Ces méthodes permettent de travailler à partir d'autres prélèvements que le sang. Elles sont surtout utilisées en recherche ainsi que lorsqu'il s'agit de confirmer un résultat ELISA qui est difficilement compatible avec l'historique d'un animal. La plupart d'entre elles sont réalisées à partir de prélèvements sur animal mort ou avorton. Sauf pour la PCR, elles ne sont pas utilisable en routine.
Prélèvements Caractéristiques ....
Histopathologie Information visuelle
conduisant à une suspicion Animal, organe, tissus / Caractéristiques lésionnelles, corps d'inclusion Lente, cher
Intérêt en diagnostic clinique ....
Microscopie électronique Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Visualisation du virus Rapide, sensible, cher
Intérêt en recherche ....
Immuno-fluorescence Détection et identification
de l'antigène viral Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Identification in situ de l'antigène viral par des anticorps de spécificité connue Rapide, cher, sensible et spécifique
Localisation du virus ....
Hybridation (Southernblot, Dot blot) Détection et identification
de l'acide nucléique viral Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Identification in situ du génome viral par des sondes spécifiques Rapide, simple, très sensible, spécifique
Intérêt en recherche pour le moment ....
PCR (Polymerase chain reaction) Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Amplification et identification du génome viral par sondes spécifiques Risques de contaminations avec faux positifs. Néanmoins de plus en plus utilisé pour l'extrême sensibilité et spécificité.
Cher mais automatisation possible. ....
Culture cellulaire Isolement et identification
du virus Tissus, cellules, secrétions, excrétions / Inoculation à des cultures cellulaires et identification par immunologie Très lent, cher, seul technique qui permet la production de virus pour d'autres tests.
Mis en oeuvre par les centres de références. ....
Immunoblotting (Western blot) Détection et quantification
d'anticorps anti-viraux Sérums / Présence d'anticorps spécifiques indiquant une infection récente ou ancienne Lent, cher. Très spécifique
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