Image de Banniere

Bovin Maladie Fièvre Q

La fièvre Q en élevage bovin

Derniére mise à jour le : 20/05/2019


La fièvre Q, connue également sous le nom de coxiellose ou infection à Coxiella burnetti, est une zoonose bactérienne qui affecte l’homme, les ruminants (vaches, moutons et chèvres), les carnivores (chiens, chats) et les oiseaux. 

Symptômes chez les ruminants et l'homme 

Chez les ruminants 

Avortement en fin de gestation, mises-bas prématurées, métrites, infécondité, mortalité des jeunes par pneumonies. La maladie reste le plus souvent inaperçue. 

Chez l'homme 
Symptômes pseudo-grippaux dans 40% des cas (fièvre courbature, mauvais état général, sueurs, vertiges...). Dans environ 2% des cas, une forme chronique de la maladie peut se développer chez les personnes immunodéprimées ou cardiaques (endocardite = inflammation de la surface interne du coeur) et chez les femmes enceintes (avortement). 
 
Transmission : essentiellement par voie aérienne 

La contamination se fait essentiellement par voie respiratoire, en inhalant des poussières contaminés, par exemple avec des poussières de fumier issu de troupeaux atteints. La bactérie est exceptionnellement résistante dans le milieu extérieur, y compris à la dessication, à la chaleur, et aux désinfectants tel le formol ou l'eau de javel. Les temps sec et venteux favorisent sa propagation. 
 


La contamination peut également se faire par contact direct avec des animaux excréteurs ou un milieu infecté. L'excrétion est particulièrement importante autour de l'avortement, dans les produits de la parturition (avorton, délivrance) ou dans les sécrétions vaginales. 


Les tiques peuvent être "vecteur" de la maladie entre les animaux domestiques et/ou l'homme et la faune sauvage qui constitue un réservoir important de Fièvre Q. 

La situation épidémiologique n'est pas connue avec précision mais la circulation au sein des effectifs de ruminants semblent fréquente. 


Diagnostic : par des sérologies ELISA et par PCR 


Le diagnostic de l'infection doit d'abord se baser sur l'observation de signes cliniques qui peuvent y être rapportées : avortements, métrites, pneumonies ... La sérologie ELISA est assez fiable mais la disponiblité en pratique courante de la PCR doit inciter les vétérinaires praticiens à faire appel à cette technique pour poser le diagnostic à chaque fois que cela est possible.

Réglementation 

La fièvre Q n'est ni une Maladie Réputée Contagieuse, ni une Maladie à Déclaration Obligatoire. Cependant, les avortements des ruminants, eux, font l'objet d'une surveillance obligatoire et doivent être déclarés. Le lait des femelles avortées doit, de plus, être retiré de la consommation nmême si aucune maladie chez l'homme faisant suite à une contamination d'origine alimentaire, par le lait, n'a jamais été mise en évidence. Aussi, les autorités considèrent que le risque associé à la présence éventuelle de Coxiella burnetii dans des produits laitiers ne justifie pas de mesures systématiques de pasteurisation. 

Protocole de lutte 

Un groupe de travail réuni par l'ACERSA (Association pour la certification de la santé animale en élevage) a été constitué à l'initiative du ministère.  Il propose un plan de maîtrise de la fièvre Q dans les élevages cliniquement atteints. 

Important : les femmes enceintes et les personnes fragiles doivent éviter les contacts avec les animaux dans les fermes concernées.

Diagnostic Mesures de lutte 
En cas de diagnostic positif, des mesures doivent être mises en place dans l'élevage pour maîtriser la maladie et limiter les risques de transmission à l'homme. 
Suspicion clinique = série d'avortement 

Prélèvement pour confirmation au laboratoire  

Interprétation des résultats 
  
Pour un diagnostic positif, il faut : 
  
    2 PCR positives 
                 ou 
   1 PCR positive + 50% de sérologie (ELISA) positive sur au moins 6 prélèvements 
  
L'analyse sérologique est difficile à interpréter car une prise de sang positive (en technique ELISA) ne signifie pas que l'animal est malade de Fièvre Q sur le moment, mais qu'il a été en contact avec la maladie par le passé (+/- récent). 
Les mesures médicales 
  
   - Vaccination du pré troupeau avec un vaccin de phase I pendant au moins 3 ans 
  - Antibiothérapie (Tétracycline), dont l'utilité est à apprécier par le vétérinaire 


Les principales mesures sanitaires 
  
   - Ecarter le lait des femelles ayant avorté 
   - Isoler les femelles ayant avorté ou présentant des métrites ou des non délivrances 
   - Collecter (avec des gants) et mettre à l'équarrissage les avortons et les délivrances 
   - Traiter le lisier à la cyanamide calcique (5kg/m3) 
   - Limiter les risques d'aérosolisation des fumiers lors du stockage ou de l'épandage (enfouissement) 






































FRGDS Auvergne Rhône-Alpes

Adresse postale : 23 rue Jean Baldassini - 69364 Lyon Cedex 07

Tel: - Mail : frgds.aura@reseaugds.com