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Ovin maladie fièvre Q

Fièvre Q ou coxiellose

Derniére mise à jour le : 21/05/2019


L'agent responsable de la fièvre Q, Coxiella burnetii,est une petite bactérie qui se transmet à un grand nombre d'animaux vertébrés (vaches, chèvres, moutons, chiens, chats, lapins,...) ou invertébrés (comme les tiques).

C'est une zoonose = maladie transmissible à l'homme.

 Symptômes

Chez les ruminants


Les symptômes remarqués sont : avortement en fin de gestation, mises-bas prématurées, métrites, infécondité, mortalité des jeunes par pneumonies. Mais la maladie reste le plus souvent inaperçue.

Chez l'homme


Ce sont des symptômes pseudo-grippaux dans 40 % des cas (fièvre courbature, mauvais état général, sueurs, vertiges...). Dans environ 2 % des cas, une forme chronique de la maladie peut se développer chez les personnes immunodéprimées ou cardiaques (endocardite = inflammation de la surface interne du coeur) et chez les femmes enceintes (avortement).
 
Transmission

La contamination se fait essentiellement par voie respiratoire en inhalant des poussières contaminées. Des cas de contamination humaine par inhalation de poussières de fumier issu de troupeaux atteints ont déjà été décrits. La bactérie est exceptionnellement résistante dans le milieu extérieur, y compris à la dessication, à la chaleur, et aux désinfectants tel le formol ou l'eau de javel. Les temps secs et venteux favorisent sa propagation.

La contamination peut également se faire par contact direct avec des animaux excréteurs ou un milieu infecté.

Les tiques peuvent être un "vecteur" de la maladie entre les animaux domestiques et/ou l'homme et la faune sauvage qui constitue un réservoir important de fièvre Q.

La situation épidémiologique n'est pas connue avec précision mais la circulation au sein des effectifs de ruminants semblent fréquente.  L'excrétion est particulièrement importante autour de l'avortement, dans les produits de la parturition (avorton, délivrance) ou dans les sécrétions vaginales.



Réglementation


La fièvre Q n'est ni une maladie réputée contagieuse (MRC), ni une maladie à déclaration obligatoire (MDO). Cependant, les avortements des ruminants, eux, font l'objet d'une surveillance obligatoire et doivent être déclarés. Le lait des femelles avortées doit, de plus, être retiré de la consommation.

A propos de l'origine des cas humains, les enquêtes sérieuses menées dans le monde depuis une vingtaine d'années par les agences de sécurité sanitaire ont abouti à des conclusions de contamination par voie aérienne, soit à partir de ruminants d'élevage, soit à partir d'animaux de compagnie (chats, chiens...). Aucune maladie chez l'homme faisant suite à une contamination d'origine alimentaire par le lait n'a jamais été mise en évidence.

La position des pouvoirs publics s'appuie sur une série d'avis des agences d'évaluation des risques. Notamment, dans son rapport de 2004 l'Afssa indique que : "Le risque lié à la consommation d'aliments contaminés est globalement nul à négligeable" et : "Le risque par voie aérienne ou par contact étroit avec des animaux contaminés est le plus grand"

Aussi, les autorités considèrent que le risque associé à la présence éventuelle de Coxiella burnetii dans des produits laitiers ne justifie pas de mesures systématiques de pasteurisation.

Protocole de lutte

Un groupe de travail réuni par l'ACERSA (Association pour la certification de la santé animale en élevage) a été constitué à l'initiative du ministère. Ce groupe de travail a rassemblé des membres de l'INRA, de l'AFSSA, de l'Institut de l'élevage, des GDS, des laboratoires d'analyse, des vétérinaires, etc.
Il propose un plan de maîtrise de la fièvre Q dans les élevages cliniquement atteints.

Les étapes du plan de maîtrise de l'ACERSA  
 
1. Diagnostic
 
Suspicion clinique = série d'avortement
 
Prélèvement pour confirmation au laboratoire 

Interprétation des résultats
 
Pour un diagnostic positif, il faut :
 
    2 PCR positives
                 ou
   1 PCR positive + 50% de sérologie positive sur au moins 6 (bovins) ou 10 (petits ruminants) prélèvements
 
L'analyse sérologique est difficile à interpréter car une prise de sang positive (en technique ELISA) ne signifie pas que l'animal est malade de Fièvre Q sur le moment, mais qu'il a été en contact avec la maladie par le passé (+/- récent).
 
Selon l'ACERSA : "D'une façon générale, il n'apparaît pas fondé dans le cadre du diagnostic d'un épisode clinique d'avoir recours à la PCR sur le lait des animaux atteints, ni à la PCR sur le lait de mélange du troupeau".
En effet, il n'y a pas de lien démontré entre PCR positive sur le lait et avortements avec forte dispersion de microbes dans l'environnement par l'animal.
 
2. Mesures de lutte

 
En cas de diagnostic positif, des mesures doivent être mises en place dans l'élevage pour maîtriser la maladie et limiter les risques de transmission à l'homme.
 
Les mesures médicales
 
  - Vaccination du pré troupeau avec un vaccin de phase I pendant au moins 3 ans
   - Antibiothérapie (Tétracycline), dont l'utilité est à apprécier par le vétérinaire
 
Les principales mesures sanitaires

 
   - Ecarter le lait des femelles ayant avorté
   - Isoler les femelles ayant avorté ou présentant des métrites ou des non délivrances
   - Collecter (avec des gants) et mettre à l'équarrissage les avortons et les délivrances
   - Traiter le lisier à la cyanamide calcique (5kg/m3)
   -  Limiter les risques d'aérosolisation des fumiers lors du stockage ou de l'épandage (enfouissement)
 
Important : Les femmes enceintes et les personnes fragiles doivent éviter les contacts avec les animaux dans les fermes concernées.
























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