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Ete 2026 - Virus émergent Shamonda

Derniére mise à jour le : 01/09/2026

Point de situation au 25/08/26 : Sources : GDS France et Plateforme ESA

18 départements français sont désormais touchés, et plusieurs pays europééns confirment également la présence de foyers (Autriche, Allemagne, Liechtenstein, Pays-Bas, Suisse - attente de confirmation pour la Belgique).
La présence du virus est confirmée dans le Rhône. Le virus a diffusé largement en France depuis son introduction dans les Savoie et le Jura. Il est actuellement confirmé en Alsace, Ardennes, Normandie et dans le Cantal. 


Une première étude sur 9 exploitations laitières en France a montré une chute de 15-75% de production laitière associée à des symptômes de diarrhée durant de 1 à 6 jours (8 à 100% des animaux selon les élevages), abattement, anorexie et dans une moindre mesure hyperthermie (source : Kelleci et al, 2026).

Les observations sur les cas cliniques en Suisse font état d’une période symptomatique de 14 à 21 jours (source : IVI au 03/08/2026). 

Les impacts cliniques pourraient s’accroître dans les prochains mois pour les vaches infectées en cours de gestation, voire pour les petits ruminants.

D’après l’étude de Kelleci et al, des analyses génomiques et phylogénétiques ont montré que le virus détecté en France et en Allemagne est proche d’un virus Shamonda isolé sur des bovins au Nigéria en 1965 tout en étant distinct, allant dans le sens d’un nouveau lignage de virus Shamonda représentant une première détection de ce type de virus en Europe.

Les modalités d’introduction et de diffusion restent inconnues.

Détection de l'infection chez des chevaux :

Le virus a été détecté pour la première fois dans l’encéphale de deux chevaux décédés présentant des troubles neurologiques inexpliqués, l'un dans la région de Zurich et l'autre dans la région de Berne (Suisse). À ce stade, cette information doit être interprétée avec prudence. Des investigations complémentaires sont en cours afin de confirmer le rôle exact du virus dans l'apparition des signes cliniques observés

Retrouvez toutes les informations sur le site de GDS France : Shamonda-Europe - GDS France


Point de situation au 10/08/26 : 

Depuis mi-juillet, un épisode qui ressemble à une grippe intestinale des bovins (notamment sur les vaches laitières) a été remarqué dans l'Est de la France (Savoie, Haute-Savoie, Isère, Doubs...) et circule actuellement dans le Rhône : diarrhée et importante chute de lait pendant quelques jours, légère hyperthermie, sans mortalité associée. Des cas similaires ont été observés en Suisse et en Allemagne (Bade-Würtemberg et Bavière).

Selon les recherches scientifiques actuelles, il s'agirait d'un virus Shamonda (SHAV), "apparenté au virus de Schmallenberg" d'après les analyses menées par l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse sur des plasmas de bovins en phase fébrile et/ou de baisse de production issus de plusieurs exploitations laitières de Haute Savoie. 
 
"A ce stade, cette émergence virale suggère [...] une gravité médicale faible à court terme, mais qui pourrait être plus significative, dans les prochains mois, pour les vaches infectées en cours de gestation" (note d'information de l'ENV de Toulouse du 1/08/2026).
 
D'autre part, les conditions climatiques des dernières semaines et le fort stress thermique provoqué pourraient aussi jouer un rôle plus ou moins important dans cet épisode.


Cliquez sur l'image pour télécharger la fiche maladie élaborée par GDSFrance. 

Consultez ici l'article du Ministère de l'Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/cas-dinfections-de-vaches-laitieres-par-un-orthobunyavirus


Plus d'informations sur le virus :

Risque sanitaire pour l'humain : le SHAV n'est pas zoonotique (= non transmissible à l'humain). 

Réglementation : Le SHAV n’est pas une maladie catégorisée au titre de la réglementation sanitaire de l’Union Européenne, elle n’est soumise à aucune mesure officielle de surveillance et de lutte. Cette infection n’est pas non plus réglementée au niveau international par l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA). Aucune prise en charge de visite vétérinaire et d'analyse n'a été annoncée à ce jour par la DGAL.

Zone de répartition : Le virus Shamonda a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et, jusqu'en 2026, avait été signalé de manière sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il est apparu pour la première fois en Allemagne, en Suisse et en France. 

Espèces animales concernées : Les bovins sont considérés comme des hôtes les plus répandus. Les petits ruminants pourraient également être des hôtes du virus.  

Transmission : La transmission se fait très probablement principalement par les moucherons du genre Culicoïdes. Il s’agit du même vecteur que le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et la maladie hémorragique épizootique (MHE).  

Il n'existe aucune preuve de transmission directe significative d'animal à animal, à l'exception de la transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation. 

Symptômes : 
- Les bovins atteints présentent une phase d’infection aiguë composée de signes cliniques discrets tels que fièvre, baisse de la production laitière et diarrhée. Ces signes sont dans la majorité des cas transitoires. 

- Une seconde phase clinique pourrait apparaître si l’infection a lieu sur une femelle gestante et conduire dans certains cas à des avortements et de graves malformations fœtales comme pour la maladie de Schmallenberg. Le risque de malformation foetale est élevé si la vache est infectée entre 1 et 5 mois de gestation. Ainsi des veaux malformés pourraient naitre dans 4 à 8 mois. 

Recommandations pour les éleveurs et les vétérinaires :
Si les symptômes aigus décrits ci-dessus (baisse de la production laitière, fièvre et diarrhée) apparaissent chez des bovins pendant la période d'activité des insectes vecteurs, il est recommandé que l’éleveur contacte son vétérinaire sanitaire pour apporter les soins nécessaires (traitement « symptomatique »).  

Dans un second temps, il est recommandé de suivre les éventuels impacts sur la reproduction (baisse de fertilité, avortement, graves malformations...). 

Pour rappel, dès un avortement de vache, il est obligatoire de procéder à la recherche de la brucellose (déplacement, visite vétérinaire, analyse 100% pris en charge par l'Etat).  






















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